mardi 22 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2103657 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | HUON SARFATI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2021, et des mémoires enregistrés le 24 mars 2022, le 23 mai 2022 et le 10 octobre 2022, Mme B E, représentée par la SELARL Huon et Sarfati, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 13 janvier 2021 par laquelle l'inspectrice de l'éducation nationale lui a infligé une sanction d'avertissement ;
2°) d'annuler la décision de la rectrice de l'académie de Normandie de ne pas l'inscrire au tableau d'avancement ;
3°) d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel la rectrice de l'académie de Normandie lui a retiré l'emploi de directrice d'école ;
4°) d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel la rectrice de l'académie de Normandie a prononcé sa mutation dans l'intérêt du service ;
5°) d'enjoindre à l'État de retirer son avertissement de son dossier administratif, de la réintégrer dans ses fonctions de directrice d'école à compter du mois de juillet 2021 et de reconstituer sa carrière en qualité de directrice d'école et de l'affecter à l'école Henri Ribière du Grand-Quevilly, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme E soutient que :
La décision du 13 janvier 2021 portant avertissement :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivée en droit ;
- a été prise en méconnaissance du 3ème alinéa de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et de l'article 1er du décret du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire dès lors qu'elle n'a pas été informée que son entretien du 8 janvier 2021 était susceptible d'aboutir à une sanction disciplinaire, qu'elle n'a pas bénéficié d'un délai raisonnable de convocation et qu'elle n'a pas été informée de la possibilité de consulter son dossier administratif.
La décision de refus d'inscription au tableau d'avancement :
- est illégale dès lors qu'elle constitue une deuxième sanction disciplinaire des faits déjà sanctionnés par l'avertissement du 13 janvier 2021 ;
- a été prise en méconnaissance de ses droits à la défense dès lors qu'elle n'a pas été mise à même de consulter son dossier administratif ;
- est d'entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle repose sur l'appréciation de ses mérites professionnels en qualité de directrice d'établissement et non sur ceux en qualité d'enseignante.
La décision du 19 juillet 2021 portant retrait d'emploi de directrice d'école :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- n'est pas suffisamment motivée en droit et en fait alors qu'il s'agit d'une sanction ;
- constitue une sanction déguisée entachée d'erreur de droit dès lors qu'elle n'a pas été prise dans l'intérêt du service mais dans le but de sanctionner des manquements aux devoirs de neutralité et de réserve ;
- est illégale dès lors qu'elle constitue une troisième sanction disciplinaire des faits déjà sanctionnés par l'avertissement du 13 janvier 2021 et par le refus d'inscription au tableau d'avancement ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle n'est pas prise dans l'intérêt du service et est disproportionnée.
L'arrêté portant mutation dans l'intérêt du service :
- a été pris par une autorité incompétente ;
- constitue une sanction déguisée qui n'est pas suffisamment motivée ;
- constitue une sanction déguisée qui n'a pas été précédée de la saisine de la commission administrative paritaire siégeant en conseil de discipline ;
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- est illégal dès lors qu'il constitue une quatrième sanction disciplinaire des faits déjà sanctionnés par l'avertissement du 13 janvier 2021, le refus d'inscription au tableau d'avancement et le retrait de son emploi de directrice d'école.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 janvier 2022, le 26 avril 2022, le 28 avril 2022, le 30 mai 2022 et le 20 octobre 2022, la rectrice de la région académique Normandie conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- aucun avertissement n'a entendu sanctionner Mme E ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu :
- le courrier du 1er octobre 2021 par lequel les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre une prétendue décision d'avertissement ;
- le courrier du 4 octobre 2022 par lequel les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'opposition à l'avancement faite par le directeur académique des services de l'éducation nationale ;
- les autres pièces du dossier, notamment le mémoire de la rectrice de la région académique de Normandie du 28 avril 2022 qui n'a pas été communiqué.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 89-122 du 24 février 1989 ;
- le décret n° 90-680 du 1er août 1990 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jeanmougin, première conseillère,
- les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique,
- et les observations de Me Huon, pour Mme E.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, professeur des écoles de classe normale, demande au tribunal d'annuler une décision du 13 janvier 2021 par laquelle l'inspectrice de l'éducation nationale de la circonscription du Grand-Quevilly lui aurait infligé une sanction d'avertissement, la décision de la rectrice de l'académie de Normandie de ne pas l'inscrire au tableau d'avancement au grade hors-classe, l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel la rectrice lui a retiré l'emploi de directrice d'école et, enfin, l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel la rectrice a prononcé sa mutation dans l'intérêt du service.
Sur une décision d'avertissement du 13 janvier 2021 :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 13 janvier 2021, Mme A, inspectrice de l'éducation nationale, a adressé à l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale, un compte-rendu de l'entretien qu'elle avait eu le 8 janvier 2021 avec Mme E et qu'elle a adressé le même jour à cette dernière un courrier souhaitant, notamment, un changement de comportement de sa part quant à la communication des parents en particulier, attendant une attitude neutre et adaptée et rappelant qu'il ne lui appartenait pas de remettre en cause les décisions du directeur académique. Ce courrier ne manifeste aucune volonté de sanctionner Mme E mais constitue seulement le compte rendu de l'entretien et un rappel des obligations des fonctionnaires et des attentes de sa hiérarchie. Dès lors qu'aucune sanction, en particulier d'avertissement, n'a été prise le 13 janvier 2021 à son encontre, Mme E n'est pas recevable à demander l'annulation d'une décision qui n'existe pas.
Sur la décision de refus d'inscription au tableau d'avancement :
3. Aux termes de l'article 25 du décret du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles : " Les professeurs des écoles peuvent être promus au grade de professeur des écoles hors classe lorsqu'ils comptent, au 31 août de l'année au titre de laquelle le tableau d'avancement est établi, au moins 2 ans d'ancienneté dans le 9e échelon de la classe normale. / Le tableau d'avancement est arrêté chaque année, dans chaque département, par le recteur d'académie, après avis de la commission administrative paritaire compétente, selon des orientations définies par le ministre chargé de l'éducation nationale. / Le nombre maximum de professeurs des écoles pouvant être promus chaque année à la hors-classe est déterminé conformément aux dispositions du décret n° 2005-1090 du 1er septembre 2005 relatif à l'avancement de grade dans les corps des administrations de l'Etat. / Les promotions sont prononcées, dans l'ordre d'inscription au tableau annuel d'avancement, par le recteur d'académie. () " Aux termes de l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État, alors applicable : " () Sauf pour les emplois laissés à la décision du Gouvernement, l'avancement de grade a lieu, selon les proportions définies par les statuts particuliers, suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après :1° Soit au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. () "
4. En premier lieu, dès lors que, comme il a été dit au point 2, Mme E n'a pas fait l'objet d'une sanction notamment par le prononcé le 13 janvier 2021 d'un avertissement, elle n'est, en tout état de cause, pas fondée à soutenir que le refus, par la rectrice de l'académie de Normandie, de l'inscrire au tableau d'avancement constitue une seconde sanction de faits déjà sanctionnés.
5. En deuxième lieu, il résulte des dispositions citées au point 3 que l'avancement des professeurs des écoles au grade hors-classe s'opère au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement et que, dès lors, les agents qui en remplissent les conditions n'ont aucun droit à cet avancement. Il ne résulte d'aucun texte ni d'aucun principe que Mme E aurait dû être mise à même, avant que la rectrice de la région académique Normandie refuse son avancement, de consulter son dossier administratif.
6. En troisième lieu, il ressort de l'opposition du directeur académique des services de l'éducation nationale à l'avancement de Mme E du 15 juin 2021 et du compte rendu des débats devant la commission administrative paritaire du 2 juillet 2021 que l'administration a fondé son refus d'inscrire Mme E au tableau d'avancement au grade hors-classe au titre de l'année 2021 sur des motifs liés notamment à des manquements à ses missions de directrice d'école et aux obligations de neutralité et de réserve. L'autorité administrative pouvait le faire, sans commettre d'erreur de droit, dès lors que les fonctions de directions d'école sont au nombre de celles qui pouvaient être légalement confiées à Mme E en application de l'article 1er du décret du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école et qu'il appartenait à l'administration de tenir compte des mérites de l'intéressée dans l'exercice de ces fonctions. Le motif tiré des défaillances de Mme E dans l'exercice de ses fonctions de directrice d'école, qui n'est pas étranger à sa valeur professionnelle, n'est donc pas entaché d'erreur de droit.
7. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme E a adressé en janvier 2021 un message inadapté aux parents d'élèves, qui mettait en cause les décisions de sa hiérarchie et relayait des propos anxiogènes sur la circulation du virus de la covid-19. La requérante ne conteste pas sérieusement qu'elle n'a pas respecté, en début d'année 2021, le protocole sanitaire alors en vigueur qui exigeait d'informer la " cellule Covid " et qu'elle n'a pas alerté sa hiérarchie de l'absence de deux collègues parties se faire tester sur leur temps de travail sans demander, au préalable, d'autorisation d'absence. Il ressort en outre de l'évaluation menée en 2014 que les pratiques pédagogiques de Mme E devaient être actualisées. En ayant refusé à l'intéressée, qui ne critique au demeurant pas les mérites comparés de ses collègues ayant obtenu leur avancement, un avancement au grade hors-classe au titre de l'année 2021, la rectrice de l'académie de Normandie n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision du 19 juillet 2021 de retrait d'emploi de directeur d'école :
8. En premier lieu, la décision en litige a été prise par M. C D, directeur académique des services de l'éducation nationale, qui disposait, en application de l'article R. 222-19-3 du code de l'éducation régulièrement publié au journal officiel de la République française, d'une délégation de signature de la rectrice d'académie pour prendre l'ensemble des décisions relatives aux personnels affectés dans les établissements d'enseignement primaire. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit donc être écarté.
9. En deuxième lieu, la décision par laquelle les fonctions de direction d'une école sont retirées ne constitue pas une sanction devant, à ce titre, être motivée. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que cette décision aurait été prise dans le but de sanctionner Mme E, dès lors qu'elle ne fait que tirer les conséquences de la rupture de confiance de la hiérarchie envers elle. En tout état de cause, la décision en litige, prise en considération de la personne de l'intéressée, comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée et est suffisamment motivée, et ce, alors même qu'elle n'indique pas le sens de l'avis rendu par la commission administrative paritaire.
10. En troisième lieu, comme il a été dit au point 9, il ne ressort pas des pièces du dossier que le retrait des fonctions de direction d'école aurait été décidé dans le but de sanctionner l'intéressée, qui n'avait au demeurant pas fait l'objet, préalablement, de sanction. La requérante n'est donc fondée à soutenir ni que la décision en litige constitue une sanction déguisée ni qu'elle constitue une troisième sanction disciplinaire des faits déjà sanctionnés par un avertissement du 13 janvier 2021 et par le refus d'inscription au tableau d'avancement.
11. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier, comme il a été exposé au point 7, que Mme E a commis plusieurs manquements dans l'exercice de ses fonctions de directrice d'école, qui ne pouvaient être expliqués en début d'année 2021 par le seul caractère récent et inquiétant des risques de contamination à la Covid-19 et qui avaient marqué son manque de réserve et rompu la confiance placée en elle par sa hiérarchie. En application de l'article 2 du décret du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école, la requérante représentait l'institution et était en charge du respect de la réglementation applicable à l'école, et de l'organisation, et donc au besoin de la modération, du dialogue avec les familles des élèves. En procédant au retrait des fonctions de direction d'école confiées jusqu'alors à Mme E, qui n'invoque au demeurant aucun droit au maintien de ces fonctions, la rectrice de l'académie de Normandie n'a pas commis d'erreur d'appréciation et n'a pas pris de décision pour des motifs étrangers à l'intérêt du service.
Sur la décision du 19 juillet 2021 de mutation dans l'intérêt du service :
12. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 8 du présent jugement.
13. En deuxième lieu, la décision de muter Mme E dans un autre établissement scolaire a été prise après que les fonctions de direction de son établissement lui ont été retirées au motif, notamment, de défaillances dans l'exercice des fonctions de direction, en particulier concernant la communication avec les familles. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette décision constituerait une sanction déguisée qui aurait dû être motivée et soumise à la saisine de la commission administrative paritaire siégeant en conseil de discipline.
14. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment, d'une part, que la décision de retrait des fonctions de directrice d'école ne constitue pas une sanction et, d'autre part, que Mme E n'a pas fait l'objet, précédemment à cette décision, de sanctions disciplinaires. Le moyen tiré de ce que la décision en litige constituerait une sanction pour des faits déjà sanctionnés doit donc être écarté.
15. En dernier lieu, comme il a été dit aux points 7 et 11, le lien de confiance entre Mme E et sa hiérarchie a été rompu et l'intéressée, qui avait été déchargée de la direction de son établissement scolaire, avait communiqué de manière maladroite avec les parents d'élèves en mettant en cause sa hiérarchie et manqué de rendre compte auprès de celle-ci du comportement de certains collègues. En procédant à sa mutation dans l'intérêt du service, la rectrice de l'académie de Normandie n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas recevable à demander l'annulation d'une décision du 13 janvier 2021 par laquelle l'inspectrice de l'éducation nationale de la circonscription du Grand-Quevilly lui aurait infligé une sanction d'avertissement et n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de la rectrice de l'académie de Normandie de ne pas l'inscrire au tableau d'avancement hors-classe au titre de l'année 2021, de l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel cette rectrice lui a retiré l'emploi de directrice d'école et de l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel la même rectrice a prononcé sa mutation dans l'intérêt du service. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais d'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera délivrée à la rectrice de la région académique Normandie.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2022.
La rapporteure,
H. JEANMOUGIN
Le président,
P. MINNE
Le greffier,
N. BOULAY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026