mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2104089 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | CAMAIL MARIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 novembre 2021, M. C B, représenté par Me Camail, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 1er octobre 2021 par lesquels le préfet de la Seine-Maritime l'a expulsé du territoire français et a fixé le pays de destination ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'arrêté d'expulsion :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il méconnaît les dispositions du 1° de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les dispositions des 1°, 2° et 4° de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de l'arrêté fixant le pays de destination :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est illégal par exception de l'illégalité de l'arrêté portant expulsion ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de l'arrêté portant assignation à résidence :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est illégal par exception de l'illégalité de l'arrêté portant expulsion ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
- les modalités d'exécution de la décision son assignation à résidence sont disproportionnées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2021, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu :
- l'ordonnance du 17 mai 2022 fixant la clôture de l'instruction au 1er juin 2022 à 12h;
- les autres pièces du dossier, notamment celles produites par M. B, enregistrées le 3 novembre 2021.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Vaillant, conseiller,
- les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique,
- et les observations de Me Camail, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 28 février 1978, déclare être entré en France en 1980, accompagné de sa mère et de sa fratrie, dans le cadre d'une procédure de regroupement familial. Il a bénéficié d'une carte de résident valable dix ans du 30 avril 1997 au 29 avril 2007, renouvelée une fois jusqu'au 29 avril 2017. Par un arrêt du 25 septembre 2015, la cour d'assises de l'Eure l'a condamné à dix ans de réclusion criminelle pour des faits de tentative de meurtre, arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire, extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secret, fonds, valeur ou bien, violence aggravée par deux circonstances suivie d'incapacité supérieure à huit jours. Le tribunal correctionnel d'Evreux l'a condamné, le 2 mai 2016, à un mois d'emprisonnement pour détention d'arme de catégorie C non déclarée. Le 26 avril 2021, il a été libéré sous le régime de la liberté conditionnelle. Par les arrêtés attaqués du 1er octobre 2021, le préfet de la Seine-Maritime a prononcé l'expulsion de M. B, a fixé le pays à destination duquel il sera expulsé. Par l'arrêté attaqué du 11 octobre 2021, ce préfet l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les moyens communs à l'ensemble des arrêtés attaqués :
2. En premier lieu, d'une part, par un arrêté n° 21-082 du 24 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime, le préfet de ce département a donné délégation à Mme Béatrice Steffan, secrétaire générale, à l'effet de signer tous arrêtés et toutes décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département, sous réserve d'exceptions dont ne font pas partie les décisions attaquées. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence du signataire des arrêtés du 1er octobre 2021 doivent être écartés.
3. D'autre part, par un arrêté du 9 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime, le préfet de ce département a donné délégation à Mme A D, cheffe du bureau de l'éloignement, délégation à l'effet de signer, notamment, les décisions d'assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 11 octobre 2021 doit être écarté.
4. En second lieu, l'arrêté portant expulsion vise les dispositions de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les considérations de faits propre à M. B, qui constituent le fondement de cette décision. L'arrêté fixant le pays de destination vise les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'arrêté du même jour portant expulsion et il mentionne la circonstance que M. B est de nationalité marocaine. L'arrêté portant assignation à résidence vise les dispositions du 6° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'arrêté d'expulsion et il mentionne la circonstance que M. B fait l'objet d'une telle mesure, suffisante à elle seule pour justifier cette décision. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation des arrêtés attaqués doivent être écartés.
Sur l'arrêté d'expulsion :
5. Aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider d'expulser un étranger lorsque sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, sous réserve des conditions propres aux étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3. "
6. Le préfet de la Seine-Maritime, pour prononcer l'expulsion de M. B, a considéré qu'il représentait une menace grave pour l'ordre public et, par ailleurs, qu'il n'entrait dans aucune des catégories d'étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion que si elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique et sous réserve que l'article L. 631-3 n'y fasse pas obstacle : / 1° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; () "
8. M. B est père de trois enfants de nationalité française, nés le 18 novembre 2001, le 21 octobre 2002 et le 19 décembre 2004. À la date de l'arrêté attaqué, seul un de ces enfants était encore mineur. Si M. B soutient qu'il participe à l'entretien à l'éducation de ce dernier enfant, il n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité de ces allégations, alors qu'il ne conteste pas ne plus vivre avec la mère, qui demeure à Montpellier, depuis une date antérieure à son incarcération, et que cet enfant ne lui a jamais rendu visite. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion qu'en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes : / 1° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; / 2° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de vingt ans ; 4° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; () "
10. D'une part, il n'est pas sérieusement contesté par le préfet que M. B a résidé habituellement sur le territoire français de son entrée en 1980, à l'âge de deux ans, jusqu'à l'année la fin de l'année 2004. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, sur cette période, a été scolarisé en France de 1989 à 1996, a obtenu une carte de résident valable dix ans le 30 avril 1997 et y a exercé une activité professionnelle de 1999 à 2004. En revanche, le préfet fait valoir que M. B a effectué plusieurs allers-retours entre la France et le Maroc, où il a épousé, le 13 septembre 2005, une compatriote qui n'a rejoint le territoire français que le 21 août 2012, qu'il s'est déclaré domicilié au Maroc sur son acte de mariage et qu'il ne justifie pas d'une activité professionnelle en France d'octobre 2004 à février 2009 puis de mai 2009 à l'année 2012. Si le requérant se prévaut de ce qu'il a été titulaire de cartes de résident de 1997 à 2017, cette seule circonstance ne saurait établir la réalité de sa résidence habituelle sur le territoire sur cette période. S'il se prévaut de l'exercice d'une activité professionnelle sur cette période, les documents qu'il produit font apparaître des périodes sans aucune activité de 2004 à 2009 puis à nouveau jusqu'en 2012. Enfin, s'il soutient que ses seuls séjours au Maroc étaient limités au cadre des vacances, il se borne à produire des attestations de membres de sa famille peu étayées ainsi que des copies de ses passeports, dont une où certaines pages sont manquantes. Au surplus, si la commission d'expulsion a considéré, dans son avis rendu préalablement à l'adoption de l'arrêté attaqué, que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis au moins l'âge de treize ans, un tel avis ne lie l'autorité préfectorale ni quant à son sens ni quant aux faits que la commission aurait tenus pour établis. Par suite, c'est sans faire une inexacte application du 1° de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet de la Seine-Maritime a considéré que M. B ne remplissait pas les conditions prévues par ses dispositions.
11. D'autre part, M. B ne conteste pas qu'il ne justifiait pas, à la date de l'arrêté attaqué, d'une résidence régulière en France depuis plus de dix ou vingt ans, se bornant à se prévaloir d'une résidence habituelle depuis plus de vingt ans. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que M. B n'a pas vu son droit au séjour prolongé au-delà de l'expiration, le 29 avril 2017, de sa carte de résident valable dix ans, dont il n'a sollicité le renouvellement qu'au début de l'année 2021. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 2° et du 4° de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
12. En troisième lieu, M. B est entré sur le territoire français à l'âge de deux ans, accompagné de sa mère et de sa fratrie, et y a effectué sa scolarité jusqu'à la classe de terminale. Il a exercé une activité professionnelle, en qualité de salarié ou d'indépendant, dans le domaine du bâtiment, de 1998 à 2004, en 2009 puis à nouveau de 2012 à 2014. S'il est père de trois enfants de nationalité française, nés en 2001, 2002 et 2004, il ne conteste pas n'avoir plus aucun lien ni avec ceux-ci ni avec leur mère, qui résident à Montpellier. En 2005, il a épousé au Maroc une compatriote, qui est entrée sur le territoire français en 2012 et s'y maintient irrégulièrement depuis lors. Son épouse a donné naissance à leur fille le 27 août 2013. À la suite des faits ayant justifié sa condamnation à dix ans de réclusion criminelle, il a été incarcéré du 19 janvier 2014 au 26 avril 2021, date à laquelle il a été libéré sous le régime de la liberté conditionnelle. Si M. B se prévaut de l'insertion en France de sa cellule familiale, il déclare toutefois avoir divorcé de sa dernière épouse, qui a vécu au Maroc pendant près de sept ans après leur mariage. S'agissant de leur fille de nationalité marocaine, en dépit de l'âge de cette dernière et de sa naissance sur le territoire français, le requérant ne fait valoir aucun élément ni aucune circonstance relative à son insertion, notamment scolaire, dans la société française. S'il se prévaut de la présence régulière en France de ses parents et de sa fratrie, il ne justifie pas de l'intensité particulière des liens qui l'unirait à eux, qui sont en mesure de lui rendre visite au Maroc. S'il justifie de garanties d'insertion professionnelle depuis sa sortie de prison, celles-ci demeuraient très récentes à la date de la décision attaquée. S'il soutient, enfin, avoir toujours vécu en France, il résulte de ce qui été dit au point 10 que le requérant doit être regardé comme ayant établi sa résidence en dehors du territoire français, une ou plusieurs fois entre les années 2005 et 2012. Dans ces conditions, en dépit de l'ancienneté des attaches de M. B en France, le préfet de la Seine-Maritime, qui a examiné sa situation particulière, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée en prononçant son expulsion, eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise. L'autorité préfectorale n'a pas non plus méconnu son obligation d'accorder une considération primordiale à l'intérêt supérieur des enfants de M. B. Par suite, les moyens tirés du défaut d'examen, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
Sur l'arrêté fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'arrêté du 1er octobre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prononcé son expulsion.
14. En second lieu, en fixant comme pays de destination le Maroc, pays dont M. B a la nationalité et où il a, à tout le moins, séjourné plusieurs fois depuis qu'il réside en France, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
Sur l'arrêté portant assignation à résidence :
15. En premier lieu, il résulte des points 2 à 13 que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'arrêté du 1er octobre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prononcé son expulsion.
16. En second lieu, si M. B soutient que les modalités de son assignation à résidence sont disproportionnées par rapport à sa situation, il ne fait état d'aucun élément précis relatif à cette situation et susceptible de faire regarder cette disproportion comme établie. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'une disproportion et, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés des 1er octobre 2021 et 11 octobre 2021 par lesquels le préfet de la Seine-Maritime l'a expulsé du territoire français, a fixé le pays de destination et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
Le rapporteur,
Signé
A. LE VAILLANT
Le président,
Signé
P. MINNE Le greffier,
Signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026