mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2200580 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | LEROY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 février 2022, Mme A C, représentée par Me Leroy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen sa situation dans le même délai en lui remettant, dans l'attente qu'il lui soit délivré un titre de séjour ou qu'il soit statué sur son cas, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Leroy de la somme de 1 200 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ladite condamnation valant renonciation au versement de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour méconnaît le droit à une bonne administration incluant le droit d'être entendu, l'examen sérieux et complet des demandes et l'obligation de motivation ; l'administration ne lui a pas remis un récépissé de demande de titre de séjour conformément à l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni n'a accusé réception de sa demande conformément à l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration ; elle n'a pas non plus traité sa demande de manière impartiale et équitable et dans un délai raisonnable ;
- elle n'a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ; d'une part, le préfet n'a pas procédé à un examen global de sa situation en prenant en compte l'ensemble des critères prévus par la loi ; d'autre part, il a porté une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît le droit à une bonne administration et les droits de la défense incluant le droit d'être entendu, l'examen sérieux et complet des demandes et l'obligation de motivation ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle peut prétendre à la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en application de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît le droit à une bonne administration et les droits de la défense incluant le droit d'être entendu, l'examen sérieux et complet des demandes, ainsi que l'obligation de motivation ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 mars 2021, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de Me Leroy représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante algérienne née le 23 février 1998 à Bab El Oued, est entrée en France le 4 juin 2015 munie de son passeport revêtu d'un visa de court séjour délivré par les autorités françaises valable du 19 novembre 2014 au 18 novembre 2015. Le 25 novembre 2020, elle a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par l'arrêté attaqué du 5 juillet 2021, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, les dispositions de la Charte de l'Union européenne et les principes généraux du droit de l'Union européenne ne trouvent à s'appliquer dans l'ordre juridique national que dans le cas où la situation juridique dont a à connaître le juge administratif français est régie par le droit de l'Union européenne. Mme C ne peut dès lors utilement se prévaloir de la méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour qui n'est pas régie par la directive n° 2008/15/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ni ne peut être regardée comme mettant en œuvre le droit de l'Union européenne.
3. En deuxième lieu, la circonstance à la supposer même avérée, que le préfet n'ait pas délivré à Mme C, pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour, un récépissé l'autorisant à séjourner en France ni n'ait accusé réception de sa demande conformément à l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée par laquelle le préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
4. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas traité la demande de Mme C de manière impartiale. Par ailleurs, la circonstance que le préfet n'ait pas instruit la demande de la requérante dans un délai raisonnable, ainsi qu'il est soutenu, demeure sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, le silence gardé pendant quatre mois par l'administration sur cette demande ayant fait naître, en tout état de cause, une décision implicite de refus de titre de séjour que la requérante pouvait valablement contester devant la juridiction administrative. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
5. En quatrième lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les dispositions dont le préfet a fait application, expose, de manière suffisamment précise, la situation personnelle et familiale de la requérante et indique les motifs pour lesquels elle ne peut prétendre à la délivrance d'un titre de séjour, notamment sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. L'arrêté contesté, dont la motivation n'est pas stéréotypée, énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision refusant à Mme C un titre de séjour. Ces considérations, qui révèlent que la situation personnelle de la requérante a été étudiée dans sa globalité, sont suffisamment développées pour avoir mis l'intéressée à même d'en apprécier et d'en discuter la légalité. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de cette décision et du défaut d'examen ne peuvent qu'être écartés.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance " et aux termes de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit () : / 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
7. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet de la Seine-Maritime a procédé, contrairement à ce qui est soutenu, à un examen global de la situation de la requérante au regard tant de ses conditions de séjour en France et de son insertion sociale et professionnelle que de l'intensité, de l'ancienneté et de la stabilité des liens personnels et familiaux qu'elle y a noués. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
8. Si Mme C fait valoir qu'elle est présente sur le territoire français depuis le 4 juin 2015, qu'elle y a rejoint ses deux frères, qu'elle maîtrise la langue française et que son insertion sociale et professionnelle est attestée par son investissement dans son parcours scolaire, ces seules circonstances ne peuvent suffire à établir que l'intéressée, qui est célibataire et qui n'est pas dépourvue d'attaches familiales en Algérie où vivent ses parents et d'autres membres de sa famille, aurait transféré le centre de ses intérêts privés et familiaux en France, pays dans lequel elle est venue à l'âge de dix-sept ans dans le seul but de poursuivre sa scolarité et où elle n'établit pas avoir noué, en dehors des membres de sa famille, des liens personnels présentant un caractère ancien, durable et intense. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit de Mme C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision de refus de séjour a été prise et méconnu, ainsi, les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de la requérante.
9. En septième lieu, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par suite, Mme C ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Même si les stipulations de cet accord ne prévoient pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation. En l'espèce, eu égard à ce qui a été dit au point 8, le préfet n'a pas commis, compte tenu des conditions de séjour en France de la requérante et des attaches qu'elle conserve en Algérie, d'erreur manifeste d'appréciation en lui refusant, dans le cadre de l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, la délivrance d'un titre de séjour.
11. En dernier lieu, la commission départementale du titre de séjour prévue par les dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui sont applicables aux ressortissants algériens, doit être saisie du seul cas des intéressés qui remplissent effectivement les conditions auxquelles cet accord subordonne la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence et pour lesquels l'autorité préfectorale envisage de refuser la délivrance d'un tel titre, et non de celui de tous les ressortissants algériens qui soutiennent satisfaire à ces conditions. Par suite, et compte tenu de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement, le préfet de la Seine-Maritime n'était pas tenu de soumettre le cas de Mme C à la commission départementale du titre de séjour avant de se prononcer sur sa demande d'admission, dès lors que la requérante ne pouvait pas prétendre de plein droit à la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
12. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de refus de titre de séjour.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, en application de l'article L. 613-1 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français qui accompagne la décision de refus de titre de séjour n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de cette décision. En l'espèce, la décision de refus de titre de séjour étant, ainsi qu'il a été dit précédemment, suffisamment motivée, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la mesure d'éloignement doit être écarté.
14. En deuxième lieu, Mme C a présenté le 25 novembre 2020 une demande de titre de séjour au soutien de laquelle elle a pu faire état de tous les éléments pertinents relatifs à sa situation personnelle et familiale au regard tant de son droit au séjour que des conditions de son éloignement du territoire français. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ait été empêchée de présenter ses observations avant que ne soit prise la mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
15. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen complet de la situation personnelle de la requérante.
16. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 12 du présent jugement que Mme C ne peut se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour pour demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
17. En cinquième lieu, les moyens tirés de ce que le préfet aurait, d'une part, porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale de la requérante garanti par l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et, d'autre part, entaché la mesure d'éloignement d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8.
18. En dernier lieu, le moyen tiré de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier la portée et, par suite, le bien-fondé.
19. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
20. En premier lieu, la décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
21. En deuxième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 14 du présent jugement.
22. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen complet de la situation personnelle de la requérante.
23. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 19 du présent jugement que Mme C ne peut se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français pour demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.
24. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en fixant l'Algérie, où résident ses parents notamment, comme pays de destination de la mesure d'éloignement.
25. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 5 juillet 2021 du préfet de la Seine-Maritime. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles de Me Leroy relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Leroy et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- M. Guiral, conseiller,
- Mme Boucetta, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
Le rapporteur,
S. B
La présidente,
C. BOYER
Le greffier,
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026