LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2200832

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2200832

jeudi 7 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2200832
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantMARY-INQUIMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2022, M. A B, représenté par Me Antoine Mary, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté non daté par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, en cas de reconnaissance du bien-fondé de la requête, de lui délivrer une carte de séjour temporaire, valable un an, dans un délai de trente jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euro par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à la SELARL MARY et INQUIMBERT, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ladite condamnation valant renonciation de l'avocat au versement de l'aide juridictionnelle.

M. B soutient que :

La décision rejetant sa demande de titre de séjour :

- est insuffisamment motivée ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention e de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle.

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle.

La décision fixant le pays de renvoi :

- a été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu ;

- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;

- est entachée d'une manifeste d'appréciation.

Par ordonnance du 15 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 mai 2022 à 12 heures.

Un mémoire en défense a été produit le 22 juin 2022 par le préfet de la Seine-Maritime et n'a pas été communiqué.

M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 décembre 2021.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les observations de Me Vercoustre, pour M. A B.

Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant guinéen né le 24 octobre 2002 à Conakry (Guinée), déclare être entrée en France le 25 décembre 2017. Le 15 janvier 2021, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté non daté mais intervenu au plus tard le 13 décembre 2021 date à laquelle M. B a formé une demande d'aide juridictionnelle, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté son admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur la décision de refus de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont le préfet de la Seine-Maritime a fait application. Il rappelle les principales caractéristiques de la vie privée et familiale de M. B, notamment qu'il a été placé à l'aide sociale à l'enfance par un jugement de la cour d'appel du tribunal pour enfant de Rouen en date du 7 mars 2019, qu'il a abandonné sa " prépa apprentissage au CFA du Bâtiment ", que malgré son inscription en " APS NSA non scolarisé antérieurement " son bulletin de second semestre indique une absence en cours compte tenu d'une immersion uniquement professionnelle et qu'il ne suit pas sa nouvelle formation qualifiante en " première pro technicien du bâtiment " depuis six mois. Ainsi, la décision litigieuse, qui n'a pas à exposer les buts poursuivis par le préfet et qui n'avait pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet a entendu se fonder pour refuser l'admission au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ". Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de "salarié" ou "travailleur temporaire", présentée sur le fondement des dispositions précitées, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.

4. Pour rejeter la demande de délivrance de titre de séjour, le préfet a notamment relevé que " l'intéressé ne justifie pas avoir suivi depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle ". Il ressort des pièces du dossier que M. B a effectué deux stages auprès de la société " Metayer " du 26 décembre 2019 au 3 janvier 2020 et du 20 janvier 2020 au 24 janvier 2020, un stage en tant que maçon auprès de la société " Meraoui " du 26 décembre 2019 au 30 janvier 2020, un stage en tant que cuisinier du 10 septembre 2019 au 21 septembre 2019 pour la société " Take Away ", un stage du 24 juillet au 6 août 2019 en tant qu'employé de rayon pour la société " Intersport ", un stage du 24 juin au 5 juillet 2019 en tant que boulanger, qu'en septembre 2019 il s'est inscrit à l'unité de formation apprenti du lycée Jules Le Cesne et a déclaré l'avoir abandonnée, qu'en octobre 2019 il s'est inscrit en prépa apprentissage au CFA Bâtiment qu'il déclare également avoir abandonné, que le 17 décembre 2020 il s'est inscrit en " APS NSA non scolarisé antérieurement " division français langue seconde mais que son bulletin de second semestre indique une absence en cours, et que le 2 septembre 2021, il s'est inscrit en première " Pro technicien du bâtiment ". Si le requérant fait valoir que le fonctionnement des services de la préfecture ne lui permettait pas d'obtenir une autorisation de travail et ainsi de commencer son apprentissage, il ne critique, en tout état de cause, pas précisément les motifs opposés par l'administration du travail pour rejeter ses demandes. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait suivi, à la date de la décision attaquée, depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Par ailleurs, la mention contenue dans la note sociale établie le 1er décembre 2020, selon laquelle il aurait fui sa famille en Guinée, ne suffit pas à permettre de considérer qu'il serait isolé en cas de retour dans son pays d'origine. Ainsi, au vu de l'ensemble des éléments de l'espèce, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui déclare être né 2002 et être entré en France le 25 décembre 2017, est célibataire et sans enfant à charge et qu'il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait noué en France des liens personnels ou professionnels d'une particulière intensité ni qu'il y serait intégré. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Seine-Maritime aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

7. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, le moyen tiré d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. B doit être écarté.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :

8. En premier lieu, comme énoncé au point n°2, la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée. La décision portant obligation de quitter le territoire, qui a été prise en raison de l'existence d'un refus de séjour, n'a dès lors pas à faire l'objet d'une motivation distincte en vertu du 3° de l'article L 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

9. En deuxième lieu, la décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

10. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

11. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6, le moyen tiré d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. B doit être écarté.

Sur la décision fixant le pays de destination :

12. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour, et la décision fixant le pays de renvoi découle nécessairement de l'obligation de quitter le territoire. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur ces deux dernières décisions, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour.

13. En l'espèce, si le requérant soutient qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations sur la décision fixant le pays de renvoi, il a présenté une demande de titre de séjour à l'appui de laquelle il a pu faire état de tous les éléments pertinents de sa situation personnelle. Comme il a été dit au point précédent, l'administration n'était pas tenue de lui permettre de présenter des observations spécifiques sur la décision contestée, alors qu'il ne pouvait ignorer qu'en cas de refus de sa demande de titre de séjour, il pourrait être obligé de quitter le territoire français et être renvoyé vers son pays d'origine ou tout pays où il est légalement admissible. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que son droit à être entendu aurait été méconnu.

14. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision fixant le pays de renvoi.

15. En troisième lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

16. M. B n'apporte, dans la présente instance, aucun développement ou pièce de nature à montrer qu'il encourrait un risque en cas de retour en Guinée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6, le moyen tiré d'une erreur manifeste dans d'appréciation de la situation personnelle de M. B doit être écarté.

18. Il résulte de tout ce qui précède que doivent être rejetées les conclusions de M. B aux fins d'annulation, d'injonction sous astreinte et de mise à la charge de l'Etat d'une somme au bénéfice de son conseil.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Antoine Mary et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Anne Gaillard, présidente,

M. Bouvet, premier conseiller,

M. Mulot, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.

La présidente- rapporteure,

Signé

A. C

L'assesseur le plus ancien,

Signé

C. BOUVETLa greffière,

Signé

A. RAHILI

La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2200832

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions