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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2200835

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2200835

mercredi 31 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2200835
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantMARY-INQUIMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 février 2022, M. D C, représenté par la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :

1) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 8 juillet 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute pour l'administration de produire l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration et de justifier de sa régularité ;

- la décision contestée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa demande, notamment au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle a été prise en méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle porte atteinte aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'arrêté sur sa situation personnelle ;

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute pour l'administration de produire l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration et de justifier de sa régularité ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision de refus de titre de séjour ;

- elle méconnait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle porte atteinte aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'arrêté sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, méconnaissant le principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu avant toute décision individuelle défavorable ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité dont sont elles-mêmes entachées la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle porte atteinte à son droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, garanti par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'arrêté sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C sont inopérants ou infondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;

- et les observations de Me Inquimbert, avocate de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant afghan, né en 1981, est entré en France en 2010 selon ses déclarations pour y solliciter le bénéfice d'une protection internationale. Celle-ci lui ayant été refusée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides puis la Cour nationale du droit d'asile, il a sollicité un titre de séjour sur le fondement de son état de santé, qui lui a été délivré et régulièrement renouvelé jusqu'au 22 janvier 2019. Par un arrêté du 8 juillet 2021, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de renouvellement, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. C demande à titre principal au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de renouvellement de titre de séjour :

2. En premier lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". La décision de refus de renouvellement de titre comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent et est, par suite, suffisamment motivée. A cet égard, une omission dans les visas est insusceptible d'entacher d'irrégularité une décision administrative.

3. En deuxième lieu, l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour () au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté () au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé ". L'article R. 425-13 du même code prévoit que : " Le collège à compétence nationale () est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège () ".

4. A l'appui de son mémoire en défense, le préfet de la Seine-Maritime a produit l'avis émis le 16 avril 2021 par le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration, au sein duquel ne siégeait pas le médecin rapporteur. Les irrégularités soulevées dans leur principe et de manière imprécise par M. C ne sont pas établies, notamment s'agissant de la collégialité, les trois médecins ayant siégé ayant signé l'avis. Il s'ensuit que le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté dans toutes ses branches.

5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment des deux courriers adressés par M. C lui-même à la sous-préfecture du A qu'il a expressément refusé que son dossier soit examiné au regard de sa vie privée et familiale et a précisé ne solliciter que son admission exceptionnelle au séjour ; par suite, il ne peut sérieusement faire grief à l'autorité administrative de ne pas s'être prononcée sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors le moyen tiré, au fond, de la méconnaissance dudit article doit être écarté comme inopérant. Enfin, il ressort de l'examen de la décision en litige que le préfet de la Seine-Maritime a examiné l'ensemble de la situation du requérant.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () ".

7. Si M. C soutient remplir les conditions de cet article, pour refuser de renouveler le titre de séjour dont a bénéficié l'intéressé, le préfet de la Seine-Maritime s'est approprié le sens d'un avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration du 16 avril 2021 dont il ressort que si l'état de santé de M. C nécessite une prise en charge médicale, le défaut de prise en charge ne devrait pas entrainer de conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il peut bénéficier d'un traitement approprié en Afghanistan. Pour sa part, M. C qui reconnait que son état de santé s'est amélioré se borne à indiquer qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié sans même indiquer dans ses écritures la nature de sa pathologie et le traitement que celle-ci nécessite. Par suite, c'est sans méconnaitre les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité administrative a pu rejeter sa demande.

8. En cinquième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale" () ". En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".

9. S'agissant de la carte de séjour temporaire délivrée au titre de la vie privée et familiale, M. C se prévaut de sa relation avec une ressortissante française dont il est toutefois séparé. Si de leur relation est né un enfant, le jeune B, le 10 novembre 2020, il ressort des pièces du dossier et notamment du jugement du tribunal pour enfants du A du 7 décembre 2021 que M. C s'est totalement désintéressé de cet enfant, sauf pour le reconnaitre prématurément, et n'a jamais cherché à exercer ses droits parentaux ni s'occuper de ce jeune garçon, conduisant le tribunal pour enfant à lui interdire tout contact avec B, qui souffre de " graves carences affectives ". Par ailleurs, il n'a pas d'autres attaches en France et n'établit ni même n'allègue être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. S'agissant de la carte de séjour temporaire relative à l'exercice d'une activité salariée, M. C a obtenu d'après les énonciations de l'arrêté attaqué plusieurs contrats de travail, tous rompus prématurément et non produits devant la juridiction, et ne conteste pas qu'il était, à la date de l'arrêté attaqué, dépourvu de tout contrat de travail ou promesse d'embauche. Compte-tenu de ce qui vient d'être exposé, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de la Seine-Maritime a pu rejeter sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.

10. En sixième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ", et aux termes de l'article 3 de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

11. Toutefois compte-tenu de ce qui vient d'être exposé au point 9 du présent jugement, l'arrêté ne peut être regardé comme portant au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris, ni comme n'ayant pas pris en compte l'intérêt supérieur du jeune B, confié à l'aide sociale à l'enfance.

12. Enfin, outre ce qui a déjà été dit ci-dessus, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C soit, comme il le soutient, particulièrement intégré. Par suite, l'arrêté attaqué n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de M. C.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux points 3 à 12 du présent jugement, les moyens tirés de ce que la décision obligeant M. C à quitter le territoire français serait entachée d'un vice de procédure, méconnaîtrait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou celles de l'article 3.1 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant et qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

14. En second lieu, les moyens dirigés contre la décision de refus de séjour ont tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas fondée et doit ainsi être écartée.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

15. En premier lieu, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.

16. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a pu exposer les motifs de sa demande et sa situation personnelle auprès des services préfectoraux lors du dépôt de sa demande de titre de séjour. M. C, qui devait s'attendre à la possibilité que sa demande soit rejetée et assortie d'une mesure d'éloignement et d'une décision fixant le pays à destination duquel il doit être éloigné, a d'ailleurs échangé plusieurs courriers avec les services préfectoraux lors de l'instructions de sa demande. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait été adoptée en méconnaissance du respect des droits de la défense.

17. En deuxième lieu, l'illégalité des décisions refusant à M. C la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de ces décisions, soulevée à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision fixant le pays à destination duquel M. C pourra être reconduit, ne peut qu'être écartée.

18. En troisième lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". L'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

19. M. C soutient qu'ayant adopté les " valeurs occidentales ", il risque en cas de retour dans son pays d'origine d'être persécuté par les autorités. Ce faisant, il n'apporte aucun élément le visant personnellement de nature à faire craindre l'existence d'un risque de traitement inhumain et dégradant en cas de retour en Afghanistan.

20. En dernier lieu, à supposer le moyen tiré de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision sur la situation personnelle de M. C opérant, il doit être écarté comme infondé.

21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées par voie de conséquence. Les conclusions de son avocat tendant à l'octroi de frais d'instance doivent également être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er:La requête de M. C est rejetée.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. D C, à la SELARL Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 7 juillet 2021, à laquelle siégeaient :

Mme Gaillard, présidente,

MM. Leduc et Mulot, premiers conseillers,

Assistés de Mme Rahili, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 août 2022.

Le rapporteur,

Robin Mulot La présidente,

Anne Gaillard

La greffière,

Aurélia Rahili

La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2200835

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