jeudi 15 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2200933 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 4 mars 2022 et le 4 juillet 2022, Mme A C, représentée par Me Elatrassi-Diome, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er février 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour en qualité de ressortissant européen ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, à titre subsidiaire, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir préalablement saisi la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union Européenne ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale par exception de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision lui octroyant un délai de départ volontaire de trente jours :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale par exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- l'ordonnance du 5 juillet 2022 fixant la clôture de l'instruction au 20 juillet 2022 à 12 h ;
- les autres pièces du dossier, notamment celles produites par Mme C, enregistrées le 4 juillet 2022.
Un mémoire en défense du préfet de la Seine-Maritime, enregistré le 20 juillet 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Vaillant, conseiller,
- et les observations de Me Elatrassi-Diome, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante lettone née le 14 mai 1985, déclare être entrée sur le territoire français le 25 octobre 2020. Le 15 mars 2021, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 1er février 2022, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
2. L'arrêté attaqué vise notamment les dispositions des articles L. 233-1, L. 251-1 et L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il a été fait application à Mme C. Il mentionne également les considérations de fait, propre à cette dernière, qui constituent le fondement des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Par ailleurs, la décision octroyant un délai de départ volontaire de trente jours, délai de droit commun, n'a pas à faire l'objet d'une motivation particulière. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de ces décisions doivent être écartés.
Sur le refus de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté n° 21-108 du 21 décembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime, le préfet de ce département a donné délégation à M. D B, directeur des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de délivrance de titres de séjour aux étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne résulte pas des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'aucune autre disposition, que le préfet serait tenu de recueillir l'avis de la commission du titre de séjour avant de refuser la délivrance d'un titre de séjour sollicité par un ressortissant de l'Union européenne sur le fondement des dispositions des articles L. 231-1 et L. 233-1 de ce code. En outre, à supposer, comme le soutient la requérante, que le préfet ait entendu lui refuser la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il résulte de celles-ci que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que dans le cas où il envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour, sur ce fondement, à un étranger résidant habituellement en France depuis plus de dix ans. Or, Mme C soutient elle-même n'être présente en France que depuis le 25 octobre 2020. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 231-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ne sont pas tenus de détenir un titre de séjour. Toutefois, s'ils en font la demande, il leur en est délivré un. " Aux termes de l'article L. 233-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / () 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () " Il résulte de la combinaison des dispositions précitées de l'article R. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles L. 160-8, L.160-9 et L. 321-1 du code de la sécurité sociale que l'assurance dont doivent bénéficier les ressortissants de l'Union européenne, pour satisfaire aux conditions du 2° de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit couvrir les prestations liées aux risques et conséquences de la maladie et de la maternité, ainsi qu'à l'incapacité de travail.
6. D'une part, Mme C, ressortissante de l'Union européenne, se prévaut d'une " assurance voyage Schengen ", dont il ressort de l'attestation produite que celle-ci ne couvre que les soins médicaux et hospitaliers d'urgence, les frais chirurgicaux, le transport et le rapatriement médical ou en cas de décès et l'achat de médicaments. Cette assurance ne couvre pas l'ensemble des prestations mentionnées au point précédent. Par conséquent, le préfet de la Seine-Maritime, qui a procédé à un examen particulier de la situation de Mme C, pouvait, pour le seul motif qu'elle ne justifiait pas d'une assurance maladie, lui refuser la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 231-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La circonstance que l'intéressée justifie de ressources suffisantes, à la supposer établie, est, dès lors, sans incidence sur la légalité du refus attaqué. D'autre part, si la requérante se prévaut de l'exercice d'une activité professionnelle, en qualité d'entrepreneur individuel, elle n'a débuté son activité que le 11 mars 2022, postérieurement à la décision attaquée. Par suite, les moyens tirés du défaut d'examen particulier et de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doives être écartés.
7. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'entrée de Mme C en France est récente, qu'elle y réside avec son mari, de nationalité indienne et leur enfant né le 8 octobre 2018, de nationalité lettone, et qu'elle ne fait état d'aucun obstacle à ce que la cellule familiale se reforme en Lettonie, où elle n'allègue pas sérieusement que son époux ne serait pas légalement admissible ou encore en Inde, où est né leur fils et où elle n'allègue pas ne pas être elle-même légalement admissible. Si elle se prévaut de l'exercice d'une activité professionnelle en qualité d'entrepreneur individuel, le début de celle-ci est postérieur à la décision attaquée ainsi qu'il est dit ci-avant. Dans ces conditions, en ayant refusé à Mme C la délivrance d'un titre de séjour, le préfet n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts poursuivis par cette décision. Le préfet n'a pas non plus méconnu son obligation de faire de l'intérêt supérieur de l'enfant du couple une considération primordiale. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
9. En deuxième lieu, par un arrêté n° 21-108 du 21 décembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime, le préfet de ce département a donné délégation à M. D B, directeur des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision doit être écarté.
10. En troisième lieu, le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union Européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision d'éloignement ou d'interdiction de retour, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est en tout état de cause susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
11. L'étranger, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, en raison même de l'accomplissement de cette démarche, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, et, le cas échéant, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. En l'espèce, il appartenait à l'intéressée de fournir spontanément à l'administration tout élément utile relatif à sa situation. Elle n'établit pas avoir présenté ces éléments et n'indique d'ailleurs pas en quoi de tels éléments auraient pu influer sur le contenu ou le sens de la décision. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.
12. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, les moyens, dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ainsi que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
13. En dernier lieu, il résulte des points 5 et 6 que Mme C ne remplit pas les conditions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne justifie dès lors pas d'un droit au séjour sur le territoire. Le préfet pouvait donc à bon droit l'obliger à quitter le territoire français en application des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
Sur la décision octroyant un délai de départ volontaire de trente jours :
14. Si Mme C soutient que le délai de départ volontaire de trente jours qui lui a été octroyé pour l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français dont elle fait l'objet aurait nécessairement eu pour conséquence de la séparer de son mari, dont la demande de titre de séjour était toujours en cours d'examen à la date de la décision attaquée, cette seule circonstance ne faisait toutefois pas obstacle à ce que celui-ci quitte le territoire avec la requérante et leur enfant. Par suite, en octroyant un tel délai de départ volontaire, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit de Mme C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise.
Sur la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
16. En deuxième lieu, Mme C soutient que l'arrêté attaqué exclut, pour l'exécution de la mesure d'éloignement dont elle fait l'objet, notamment les Etats membres de l'Union européenne, et que cette décision fixant le pays de destination est par conséquent entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle est ressortissante d'un de ces Etats. Cependant, en prévoyant en son article 3 que Mme C doit rejoindre " le pays dont elle a la nationalité ou tout pays dans lequel elle est légalement admissible (à l'exception d'un Etat membre de l'Union européenne () ", l'arrêté n'exclut pas la Lettonie, pays dont la requérante a la nationalité, mais seulement tout autre Etat membre de l'Union où elle serait légalement admissible. Le préfet de la Seine-Maritime n'a pas, dans ces conditions, entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle de la requérante.
17. En troisième lieu, si Mme C soutient que sa vie ou sa liberté seraient menacées dans son pays d'origine, elle n'apporte aucun élément au soutien de ces allégations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 1er février 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles relatives aux frais liés à l'instance, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Djehanne Elatrassi-Diome et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
M. Deflinne, premier conseiller,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
A. LE VAILLANT
Le président,
Signé
P. MINNELe greffier,
Signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2200933
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026