vendredi 15 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2201060 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 mars 2022, M. A B, représenté par la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er décembre 2021 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, au bénéfice de son conseil, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine du collège des médecins de l'OFII pour avis ;
- est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été informé de la consultation du fichier " traitement des antécédents judiciaires " (TAJ) en méconnaissance de l'article R. 114-6 du code de la sécurité intérieure ;
- est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été informé de la consultation du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) lors de l'instruction de sa demande, qu'il n'est pas démontré que la personne qui a consulté le TAJ bénéficiait d'une habilitation régulière à cet effet, et qu'il n'est pas démontré que le préfet a saisi les services de police ou de gendarmerie ou le procureur de la République, conformément à l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
La décision d'obligation de quitter le territoire français :
- a été prise au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine du collège des médecins de l'OFII ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- méconnaît l'article L. 611-3 (9°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3, paragraphe 1 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
La décision fixant le pays de destination :
- a été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu ;
- est insuffisamment motivée ;
- est fondée sur une décision d'obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 mai 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Galle, première conseillère,
- les observations de Me Mary pour M. B
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant géorgien né le 10 décembre 1986, est entré en France régulièrement le 12 février 2018. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 21 août 2018 et par la Cour nationale du droit d'asile le 10 avril 2019. Par un arrêté du 30 juillet 2020, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Par un arrêté du 3 novembre 2020, le préfet a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un jugement du 9 décembre 2020, le tribunal administratif a annulé la décision d'interdiction de retour sur le territoire français. M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour par courrier du 4 octobre 2021. Par un arrêté du 1er décembre 2021, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment du formulaire de demande de titre de séjour produit en défense, que M. B n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Par suite, le moyen tiré de l'absence de saisine pour avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 114-6 du code de la sécurité intérieure : " Les personnes qui font l'objet d'une enquête administrative en application de l'article L. 114-1 sont informées de ce que cette enquête donne lieu à la consultation des traitements automatisés de données personnelles () à l'exception des fichiers d'identification. / Lorsque l'enquête administrative qui donne lieu à la consultation fait suite à une demande de décision de l'intéressé, celui-ci en est informé dans l'accusé de réception de sa demande prévu aux articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration. () ". Aux termes du I de l'article R. 40-29, I, du code de procédure pénale : " I. - Dans le cadre des enquêtes prévues (), aux articles L. 114-1, () du code de la sécurité intérieure (), les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : () 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat. L'habilitation précise limitativement les motifs qui peuvent justifier pour chaque personne les consultations autorisées. Lorsque la consultation révèle que l'identité de la personne concernée a été enregistrée dans le traitement en tant que mise en cause, l'enquête administrative ne peut aboutir à un avis ou une décision défavorables sans la saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou des unités de la gendarmerie nationale compétents et, aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires, du ou des procureurs de la République compétents. () ".
4. Pour refuser l'admission exceptionnelle au séjour de M. B, le préfet de la Seine-Maritime s'est notamment fondé sur la circonstance que l'intéressé " est inscrit au Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ) pour des faits de vol à l'étalage, d'usage de faux, de conduite sans permis, de conduite sans assurance et de soustraction à une obligation de quitter le territoire ". Le requérant ne conteste aucun des faits pour lesquels il serait inscrit au TAJ, et se borne à soutenir qu'il n'a pas été informé de la consultation du TAJ, en violation de l'article R. 114-6 du code de sécurité intérieure, que l'habilitation des agents ayant consulté le TAJ n'est pas démontrée par le préfet, en violation de l'article R. 40-29, I, 5° du code de procédure pénale, et que le préfet ne démontre pas avoir saisi les services de police ou de gendarmerie et le procureur de la République en application de ces dernières dispositions.
5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les faits cités par le préfet dans l'arrêté attaqué comme étant mentionnés dans le TAJ sont en réalité ceux pour lesquels M. B a été condamné, par un jugement correctionnel du 9 septembre 2021 du tribunal judiciaire du Havre, produit en défense par le préfet. Par suite, et alors que le requérant ne conteste pas la matérialité de ces faits, ceux-ci doivent être regardés comme matériellement établis.
6. D'autre part, si le préfet de la Seine-Maritime n'établit ni avoir informé M. B de la consultation du TAJ par des agents de la préfecture, ni que ces agents étaient habilités, ni que la procédure prévue à l'article R. 40-29, I du code de procédure pénale a été respectée, il ressort toutefois des termes de l'arrêté attaqué que la décision de refus d'admission exceptionnelle au séjour a été prise pour un ensemble de motifs, notamment le fait que son épouse se trouve également en situation irrégulière, qu'il déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement, que son enfant né en 2018 peut poursuivre sa scolarité dans son pays d'origine, qu'il a des membres de sa famille en Géorgie, qu'il ne dispose que d'une promesse d'embauche et ne démontre pas avoir les compétences et diplômes nécessaires à l'exercice de son poste. L'ensemble de ces éléments, qui ne résultent pas de la consultation du TAJ, suffit pour justifier légalement la décision de refus d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation de M. B avant de prendre la décision attaquée.
8. En quatrième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 2, le requérant n'a pas sollicité un titre de séjour pour raisons médicales. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté en tant qu'il est inopérant.
9. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B vit en France avec une compatriote également en situation irrégulière, et leur enfant né en 2018. Leur séjour en France est récent, ils n'établissent pas être dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine. Si le requérant soutient qu'il a des perspectives d'emploi, il n'apporte aucune précision sur ce point et ne fournit aucune promesse d'embauche. Enfin, M. B a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Par suite, le refus du préfet de la Seine-Maritime de lui accorder une admission exceptionnelle au séjour en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Le préfet de la Seine-Maritime n'a pas davantage porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en violation de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle et familiale de M. B doit être écarté.
Sur la décision d'obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation de M. B avant de prendre la décision attaquée.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ( ). ".
13. M. B n'établit pas avoir fait état de motifs sérieux justifiant une saisine du collège des médecins de l'OFII avant l'édiction d'une mesure d'éloignement, et ne produit au demeurant qu'un seul certificat médical, indiquant qu'il est suivi en consultations de psychiatrie et prend régulièrement des médicaments, mais ne permettant pas d'établir que le défaut de cette prise en charge médicale serait de nature à entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'avis médical du collège des médecins de l'OFII doit être écarté, et le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article L. 611-3 (9°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit également être écarté.
14. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés. Il en va de même du moyen tiré de la violation de l'article 3 paragraphe 1 de la convention relative aux droits de l'enfant, dès lors que l'atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant du requérant, né en 2018 et ayant vocation à vivre avec ses deux parents dans leur pays d'origine, n'est pas démontrée.
Sur la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, le requérant soutient qu'il n'a pas été mis en mesure, en méconnaissance du droit de l'Union européenne, de présenter des observations avant que la décision fixant le pays de renvoi ne soit édictée. Néanmoins, lorsqu'il sollicite la délivrance d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles et il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile. Le droit de l'intéressé d'être entendu ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur la décision fixant le pays de destination qui a été prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu préalablement à l'édiction d'une décision défavorable.
16. En deuxième lieu, la décision attaquée vise l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que les pays à destination desquels l'intéressé est susceptible d'être éloigné sont celui dont il a la nationalité ou tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision fixant le pays de renvoi. Il suit de là, que le moyen tiré d'une motivation insuffisante de cette décision doit être écarté.
17. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit aux points 11 à 14 aucun des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Il en résulte que le moyen tiré de l'illégalité par voie d'exception de la décision fixant le pays à destination duquel le requérant pourra être reconduit doit être écarté.
18. En quatrième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet se serait cru lié par le rejet de la demande d'asile du requérant pour fixer le pays de destination.
19. En cinquième lieu, si M. B fait valoir qu'il a été licencié puis violenté en 2017 en raison de ses origines abkhazes, que son épouse a également fait l'objet de violences, et qu'ils ne peuvent pas solliciter la protection des autorités géorgiennes, le requérant n'apporte pas de précisions suffisantes à l'appui de sa requête en ce qui concerne les circonstances exactes de ces évènements et l'impossibilité d'obtenir la protection des autorités géorgiennes. Sa demande d'asile et celle présentée par sa compagne ont été rejetées. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation dirigés contre la décision fixant le pays de destination doivent donc être écartés.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 1er décembre 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Mary, et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
Mme Galle, première conseillère,
Mme Garona, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 15 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé :
C. Galle
La présidente,
Signé :
C. Boyer
Le greffier,
Signé :
N. Boulay
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026