mardi 14 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2201132 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | KECHIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 16 mars 2022, le 5 mai 2022, le 14 juin 2022 et le 10 octobre 2022, M. B A, représenté par Me Kechit, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 février 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", valable un an, ou portant la mention " salarié " ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- il appartient au préfet d'établir la compétence du signataire de l'arrêté ;
- l'arrêté n'a pas été précédé de la saisine de la commission du titre de séjour ;
- il n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire ;
- le préfet a commis une erreur de droit en ne comptabilisant pas ses années passées en détention au titre de ses années de présence en France ;
- l'arrêté méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- il méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- l'arrêté méconnaît l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il avait droit au renouvellement de son titre de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 9 octobre 1987 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Kechit, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant marocain né le 7 avril 1988 à Casablanca, déclare être entré en France en 2008. Il a été condamné, par un arrêt de la Cour d'assises de l'Orne du 21 novembre 2013, à une peine d'emprisonnement de vingt-ans de réclusion criminelle pour meurtre. Le 19 octobre 2021, M. A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 16 février 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté cette demande.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les textes dont il est fait application, expose de manière suffisamment précise la situation personnelle et administrative de M. A et indique les raisons pour lesquelles le préfet a décidé de refuser de lui délivrer un titre de séjour. L'arrêté énonçant les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde pour permettre au requérant de comprendre les motifs de la décision de refus de séjour, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit par suite être écarté.
3. En deuxième lieu, par arrêté n° 21-108 du 21 décembre 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime du même jour, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation à M. E D, directeur des migrations et de l'intégration, pour signer les décisions de refus de séjour. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée doit, dès lors, être écarté.
4. En troisième lieu, il appartenait à M. A, à l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour, de préciser à l'administration les motifs pour lesquels il devait être admis au séjour et de produire tous les éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande, relatifs, notamment, à sa situation personnelle. Par ailleurs, il lui était loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir toute observation complémentaire utile quant à sa situation personnelle. En outre, M. A n'établit, ni même n'allègue qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit adopté l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger () qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an (). / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine ". En outre, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Enfin, selon l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A est père de deux enfants nés en 2011 et 2015, le cadet étant de nationalité française, que sa compagne, de nationalité arménienne et mère de son second enfant, réside régulièrement en France, et que deux de ses frères sont également présents en France, l'un d'entre eux étant au demeurant de nationalité française. Il ressort en outre des pièces du dossier que M. A a été écroué en 2011, alors qu'il n'était présent en France que depuis trois ans, et a été condamné, par un arrêt du 21 novembre 2013 de la Cour d'assises de l'Orne, à une peine de vingt-ans de réclusion criminelle pour meurtre. Pour contester le refus de titre de séjour opposé par le préfet, M. A soutient notamment qu'il ne représente plus une menace à l'ordre public. A cet égard, il ressort des termes des attestations récentes du personnel pénitentiaire et de l'évaluation pluridisciplinaire de dangerosité du 21 août 2020 que M. A est une personne respectueuse du personnel, investie dans les missions qui lui sont confiées, qu'il a poursuivi de nombreuses formations professionnelles et linguistique et que le risque de récidive est " nettement affaibli ". En outre, les autorisations de sorties et réductions de peine témoignent des efforts dont M. A a manifesté. Toutefois, les faits de meurtre pour lesquels il a été condamné à une peine de réclusion criminelle de vingt ans sont d'une particulière gravité, de sorte que les circonstances qu'il invoque ne sont pas suffisantes pour établir qu'il ne constituerait plus une menace à l'ordre public, sa demande de libération conditionnelle ayant d'ailleurs, postérieurement à la décision contestée, été rejetée par le juge de l'application des peines. En outre, si M. A soutient, qu'il entretient, malgré sa peine d'emprisonnement, des liens étroits avec ses enfants, ni les photos produites, ni les certificats de visite et autorisations de visite en unité de vie familiale ne sont suffisants pour caractériser un lien paternel étroit et régulier avec ses deux enfants. Les quelques preuves de versement d'argent apportées au dossier ne permettent pas davantage d'établir qu'il contribuerait à leur éducation et leur entretien. Dans ces conditions, en refusant de délivrer à M. A un titre de séjour, le préfet n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
8. Ainsi qu'il a été dit au point 6 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A entretiendrait des liens étroits et réguliers avec ses deux enfants, ni qu'il contribuerait à leur éducation et à leur entretien. Par suite, ce moyen doit être écarté.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale " ".
10. M. A ne justifie d'aucune considération humanitaire ni de motif exceptionnel au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
11. En septième lieu, pour les motifs exposés au point 6 du présent jugement, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer à M. A un titre de séjour. Par suite, ce moyen doit être écarté.
12. En huitième lieu, il ressort des pièces du dossier, et des termes mêmes de l'arrêté contesté, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen complet et sérieux de la situation personnelle du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.
13. En neuvième lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité administrative est tenue de saisir la commission de titre de séjour du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles visés par ces dispositions auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité.
14. D'une part, si les périodes d'incarcération ne sont pas de nature à remettre en cause la continuité de la résidence habituelle d'un étranger en France, elles ne peuvent être prises en compte dans le calcul de la durée de résidence. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été écroué, en 2011 et condamné, par la cour d'assises de l'Orne, en 2013, à une peine de vingt ans d'emprisonnement. Cette période d'incarcération ne pouvant être prise en compte dans le calcul de la durée de résidence du requérant, M. A, qui soutient être entré en France en 2008, ne justifie pas d'une durée de présence de plus de dix ans sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
15. D'autre part, il résulte de ce qui précède que M. A ne remplissant pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 ou L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Seine-Maritime n'était pas tenu de soumettre le cas de M. A à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au terme d'une première année de séjour régulier en France accompli au titre d'un visa de long séjour tel que défini au 2° de l'article L. 411-1 ou, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 433-5, d'une carte de séjour temporaire, l'étranger bénéficie, à sa demande, d'une carte de séjour pluriannuelle dès lors que : / () / 2° Il continue de remplir les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire dont il était précédemment titulaire. ".
17. Si M. A s'est vu délivrer un récépissé à la suite d'une demande de délivrance de titre de séjour formulée en 2011 et fait valoir qu'il n'a pas été en capacité de retirer son titre de séjour en raison de son incarcération, cette circonstance, contrairement à ce qu'il soutient, n'a pas eu pour effet de lui octroyer les droits afférents à un titre de séjour. Dans ces conditions, M. A ne peut utilement se prévaloir d'un droit au renouvellement d'un titre de séjour " vie privée et familiale ". En outre, à supposer même que M. A se soit vu délivrer un titre de séjour en 2011, ainsi qu'il le prétend, sa demande de séjour effectuée le 19 octobre 2021 ne peut être regardée comme une demande de renouvellement de titre de séjour susceptible de lui permettre de se prévaloir des dispositions précitées de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce moyen inopérant doit, par suite, être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 février 2022 du préfet de la Seine-Maritime. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Kechit et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 28 février 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- M. Guiral, conseiller,
- Mme Boucetta, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2023.
La rapporteure,
Signé : H. C
La présidente,
Signé : C. BOYER Le greffier,
Signé : J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026