vendredi 15 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2201396 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | LEROY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée 6 avril 2022 et un mémoire enregistré le 19 juin 2022, M. C B, représenté par Me Leroy, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre, avant dire droit au préfet de la Seine-Maritime de transmettre les conclusions de l'expertise documentaire diligentées sur ses documents d'état civil et d'identité ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2022, par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ; ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois et de lui délivrer dans l'attente dans l'une et l'autre injonction une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans les 8 jours, et valable pour la durée de ce réexamen ;
4°) de mettre à la charge de l'État, au bénéfice de son conseil, la somme de 1 000 euros hors taxe en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
la décision de refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise au terme d'une procédure irrégulière en violation du droit à une bonne administration dès lors qu'il n'a pas été informé, et qu'il n'a pas eu communication des vérifications faites sur ses documents d'identité ;
- a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- a été prise au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- méconnaît l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il justifie de son identité et que le préfet ne remet pas en cause l'authenticité de son acte de naissance et de son passeport ;
- méconnaît les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise au terme d'une procédure irrégulière en violation du droit à une bonne administration dès lors qu'il n'a pas été informé, et qu'il n'a pas eu communication des vérifications faites sur ses documents d'identité ;
- a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- est entachée d'illégalité par voie de conséquence de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
la décision fixant le pays de renvoi :
- est insuffisamment motivée ;
- a été prise au terme d'une procédure irrégulière en violation du droit à une bonne administration dès lors qu'il n'a pas été informé, et qu'il n'a pas eu communication des vérifications faites sur ses documents d'identité ;
- a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- est entachée d'illégalité par voie de conséquence de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les observations de Me Leroy représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B ressortissant nigérian, déclare être entré sur le territoire le 29 juin 2017 sans en justifier. Il a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance par une ordonnance provisoire le 13 juillet 2017 et par une ordonnance de placement du 12 octobre 2017. Le 14 septembre 2019, M. B a sollicité le bénéfice de l'asile. Par décision du 22 octobre 2019, l'office français de la protection des réfugiés et du droit d'asile a rejeté sa demande. Le 18 novembre 2019, M. B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 2° bis de l'article L. 313- 11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile devenu article L. 423-22 du même code. Un premier arrêté de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire pris à son encontre le 16 octobre 2020 a été abrogé. Par l'arrêté du 25 janvier 2021 dont l'annulation est demandée, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ".
3. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entre dans les prévisions de l'article L. 311-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française.
4. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
5. Il résulte des dispositions précitées des articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation, par l'administration, de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
6. Pour refuser de délivrer à M. B le titre de séjour demandé sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour précitées, le préfet de la Seine-Maritime s'est fondé sur la circonstance que M. B a produit un acte de naissance falsifié et qu'il ne justifie par conséquent pas de son état civil et de sa date de naissance.
7. Il ressort des pièces produites que, pour prendre sa décision et ainsi que le fait valoir le requérant, le préfet de la Seine-Maritime s'est exclusivement fondé sur un avis des services spécialisés de la police aux frontières du Havre du 19 août 2021, effectué sur une attestation de naissance délivrée par les autorités nigérianes le 30 décembre 2019 donnant un avis défavorable quant à l'authenticité de cette attestation en relevant que le formalisme n'est pas respecté, que le mode et les éléments de sécurités sont absents. Toutefois M. B produit à l'instance un acte de naissance en date du 2 août 2017 dressé par les autorités nigérianes, dont l'authenticité n'est pas remise en cause par la seule analyse produite par le préfet et qui notamment indique de manière concordante que M. B est né le 20 août 2001. Dans ses conditions, le préfet de la Seine-Maritime n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, que l'état civil de M. B, et notamment sa date de naissance, n'est pas établi.
8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. B, dont l'état civil doit être regardé comme établi ainsi qu'il a été dit au point précédent, a fait l'objet d'une ordonnance de placement provisoire jusqu'à sa majorité le 13 juillet 2017 auprès des services de l'aide sociale à l'enfance qui a été confirmée par une ordonnance de placement en date du 12 octobre 2017 du tribunal de grande instance de Rouen, devenu tribunal judiciaire, soit lorsqu'il était âgé de 15 ans et 11 mois et qu'il a présenté sa demande de titre dans l'année de son dix-huitième anniversaire. Il établit avoir effectué une scolarité à compter de l'année scolaire 2018-2019 au Lycée de la Vallée du Cailly pour l'apprentissage du français et a obtenu en fin d'année scolaire son diplôme A2. Il a ensuite intégré une formation en vue de l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) de boucher au centre de formation des apprentis Simone Veil à Rouen et a signé un contrat d'apprentissage avec l'Eurl Delacroix pour les deux années d'apprentissage. M. B a obtenu son CAP de boucher le 2 juillet 2021, honorant ainsi le rapport d'évolution qui avait été établi par l'IDEFHI à son sujet le 12 juillet 2019 qui atteste de son sérieux dans son projet d'intégration et rappelle les conditions difficiles de son arrivée en France en tant que mineur isolé après la disparition de sa sœur dont il n'a plus de nouvelles et le décès de son père. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier et notamment des attestations produites, que M. B entretient une relation avec une compatriote dont il a un enfant né le 10 août 2020 qu'il a reconnu. Enfin, le requérant auquel la réponse à la demande de titre de séjour effectuée le 18 novembre 2019, dans les délais impartis par les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et alors qu'il débutait sa formation, ne lui a été donnée que le 25 janvier 2022, a fini sa formation et obtenu un emploi correspondant à sa qualification. Il justifie ainsi de son intégration professionnelle réussie dès lors qu'il a bénéficié d'un contrat à durée déterminée au sein de la SAS LT Rouen distribution du 20 septembre 2021 au 10 octobre 2021 en qualité de boucher à temps plein et justifie avoir travaillé dans les mêmes conditions au regard des bulletins de salaires produits au cours des mois de novembre et décembre 2021, janvier et février 2022. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-22 citées au point 2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être accueilli.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la demande de transmission de l'expertise documentaire diligentées sur ses documents d'état civil et d'identité par le préfet ni sur les autres moyens de la requête, que la décision du 25 janvier 2022 par laquelle le préfet de la Seine Maritime a rejeté la demande de titre de séjour de M. B doit être annulée et par voie de conséquence, les décisions du même jour lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
10. En raison du motif qui la fonde, l'annulation de l'arrêté attaqué implique nécessairement, sous réserve de l'absence de changement de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, la délivrance à M. B d'une carte de séjour temporaire valable un an et portant la mention " vie privée et familiale ". Il y a, dès lors, lieu d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un tel titre dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais exposés non compris dans les dépens :
11. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Leroy, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Leroy d'une somme de 1 000 euros.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet territorialement compétent, sous réserve d'un changement de circonstances de fait ou de droit, de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire valable un an et portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Leroy une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Leroy renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Leroy et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
Mme Galle, première conseillère,
Mme Garona, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 15 juillet 2022.
La Présidente-rapporteure,
Signé :
C. A
L'assesseure la plus ancienne,
Signé :
C. Galle
Le greffier,
Signé :
N. Boulay
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026