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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2201698

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2201698

jeudi 29 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2201698
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantLEROY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 20 avril 2022, le 27 avril 2022 et le 19 juin 2022, M. A B, représenté par Me Magali Leroy, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 mars 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " salarié ", dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, et, dans l'attente, un récépissé l'autorisant à travailler au plus tard dans les 8 jours;

3°) à titre subsidiaire, de réexaminer son admission au séjour dans le délai de deux mois, suivant la notification de la décision à intervenir, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler au plus tard dans les 8 jours jusqu'à ce qu'il soit de nouveau statué sur son admission au séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à lui verser au titre des frais qu'il a dû engager dans le litige.

M. B soutient que :

La décision portant refus de séjour :

- n'est pas suffisamment motivée ;

- procède d'un défaut d'examen de sa situation et de sa demande de titre de séjour ;

- méconnaît les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- n'est pas suffisamment motivée ;

- procède d'un défaut d'examen de sa situation et de sa demande de titre de séjour ;

- est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- méconnaît " la jurisprudence Diaby " et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Les décisions fixant le pays de destination et le délai de départe volontaire :

- ne sont pas suffisamment motivées ;

- procèdent d'un défaut d'examen de sa situation et de sa demande de titre de séjour ;

- sont dépourvues de base légale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 5 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 17 juin 2022.

Des pièces ont été produites pour M. B les 19 et 20 juin 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;

- l'accord franco-tunisien relatif aux échanges de jeunes professionnels du 4 décembre 2003 ;

- l'accord-cadre relatif à la gestion concertée des migrations et au développement solidaire ;

- le protocole relatif à la gestion concertée des migrations (ensemble deux annexes) et le protocole en matière de développement solidaire (ensemble trois annexes) entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne, signés à Tunis le 28 avril 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les observations de Me Leroy, représentant M. A B.

Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant tunisien né le 4 juin 1996 à Djerba (Tunisie), est entré en France le 19 octobre 2019, muni d'un visa long séjour " jeune professionnel " valable du 9 octobre 2019 au 9 septembre 2020. A l'issue de son visa, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement du 2° de l'article L. 313-10 " travailleur temporaire " du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version en vigueur avant le 1er mai 2021, devenu L. 421-3. Il s'est vu délivrer un titre de séjour temporaire valable jusqu'au 20 mars 2021. Le 19 mars 2021, il a sollicité son admission au séjour en tant que " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Par un arrêté du 17 mars 2022, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise l'article 3 de l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail, l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie relatif aux échanges de jeunes professionnels, les stipulations de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont le préfet a fait application. L'autorité préfectorale, qui n'avait pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, y mentionne, notamment qu'il s'est maintenu illégalement sur le sol français à l'issue de sa période d'emploi, sa situation professionnelle, qu'il est célibataire et sans charge familiale, que ses trois frères résident en France, que sa présence en France est récente, qu'il n'établit pas être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 23 ans et qu'il n'est pas socialement inséré en France. Elle est ainsi suffisamment motivée en fait et en droit, ce qui montre également que l'autorité administrative a procédé à un examen complet de la situation de M. B incluant la possibilité d'une régularisation au regard du pouvoir discrétionnaire du préfet à cet effet.

3. En deuxième lieu, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers et aux conditions de délivrance de ces titres s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 110-1 du même code, sous réserve des conventions internationales. En ce qui concerne les ressortissants tunisiens, l'article 11 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié stipule que : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. / Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent Accord, dans les conditions prévues par sa législation. " L'article 3 du même accord stipule que : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention "salarié". ". Aux termes de l'article 1er de l'accord franco-tunisien relatif aux échanges de jeunes professionnels du 4 décembre 2003, publié par décret n°2004-579 du 17 juin 2004 : " Les dispositions du présent Accord sont applicables à des ressortissants français ou tunisiens entrant dans la vie active ou ayant une expérience professionnelle et qui se rendent dans l'autre Etat pour approfondir leur connaissance et leur compréhension de l'Etat d'accueil et de sa langue, ainsi que pour améliorer leurs perspectives de carrière, grâce à une expérience de travail salarié dans un établissement à caractère sanitaire ou social, une entreprise agricole, artisanale, industrielle ou commerciale dudit Etat. / Ces ressortissants, ci-après dénommés " jeunes professionnels ", sont autorisés à occuper un emploi dans les conditions fixées au présent Accord, sans que la situation du marché du travail de l'Etat d'accueil, dans la profession dont il s'agit, puisse être prise en considération. () ". Aux termes de l'article 3 de ce même accord : " La durée autorisée de l'emploi peut varier de trois à douze mois et faire éventuellement l'objet d'une prolongation de six mois. / Avant de quitter leur pays, les jeunes professionnels français et tunisiens doivent s'engager à ne pas poursuivre leur séjour dans l'Etat d'accueil à l'expiration de la période autorisée, ni à prendre un emploi autre que celui prévu aux termes des conditions de leur entrée dans l'Etat d'accueil. () ". Aux termes de l'article 2.3.1 du protocole relatif à la gestion concertée des migrations entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République tunisienne signé le 28 avril 2008 et publié par le décret n°2009-905 du 24 juillet 2009 : " Les deux Parties conviennent de favoriser la mobilité des jeunes entre les deux pays et de leur permettre, à l'issue de leur séjour, de revenir dans leur pays d'origine avec, si possible, une promesse d'embauche. Elles conviennent d'organiser dans ce cadre des opérations de vulgarisation concernant l'Accord relatif aux échanges de jeunes professionnels signé le 4 décembre 2003 () / La durée d'emploi du jeune professionnel est portée à 24 mois si l'intéressé présente à l'appui de sa candidature un projet professionnel de retour élaboré avec l'appui de l'organisme public compétent de son pays () ". Il résulte des termes mêmes de ces stipulations que ces dernières ne sauraient être regardées comme permettant à un jeune professionnel ni de prendre un emploi autre que celui prévu aux termes des conditions de son entrée dans l'Etat d'accueil, ni, à l'issue de la période au titre de laquelle il a été autorisé à travailler, à poursuivre son séjour dans cet Etat.

4. M. B a été autorisé à entrer en France le 9 octobre 2019 sous couvert d'un visa long séjour et a bénéficié, à l'expiration de la validité de son visa, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " en tant que jeune professionnel valable jusqu'au 20 mars 2021, en application des accords bilatéraux précités relatifs aux échanges de jeunes professionnels entre la France et la Tunisie. Si le requérant se prévaut de ce qu'il remplit les conditions de délivrance d'un titre de séjour " salarié " en application de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, il ne conteste pas avoir bénéficié, de mars 2019 à septembre 2020, d'un visa valant titre de séjour en tant que " jeune professionnel " en application des stipulations de l'accord franco-tunisien du 4 décembre 2003. Il s'est donc engagé, conformément à l'article 3 de cet accord, à ne pas poursuivre son séjour en France à l'issue de sa période d'emploi. Il en résulte que le préfet de la Seine-Maritime pouvait, pour ce seul motif, alors même que le requérant bénéficiait d'un contrat de travail à durée indéterminée, légalement refuser de faire droit à la demande de M. B de délivrance d'un titre de séjour en qualité de " salarié ". Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France le 19 octobre 2019, soit deux ans et demi avant l'édiction de l'arrêté attaquée. Il a travaillé au sein de la SARL " Mayelec " en tant que " technicien chaud/froid " depuis le 21 octobre 2019, a obtenu un contrat à durée indéterminée au sein de cette société à compter du 20 mars 2021 et détient 70% de la société en tant qu'associé majoritaire. M. B soutient qu'il est socialement intégré en France dès lors qu'il paye ses impôts, qu'il est financièrement autonome et qu'il a son propre logement. Toutefois, ces circonstances ne permettent pas de caractériser une intégration sociale d'une particulière intensité. Par ailleurs, si M. B soutient que ses trois frères résident régulièrement en France et qu'il est diplômé et expérimenté dans son secteur, il ressort des pièces du dossier, qu'il n'est présent sur le territoire français que depuis deux ans et demi à la date de la décision attaquée, qu'il est célibataire et sans charge familiale et qu'il ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans. Par suite, en dépit de l'investissement professionnel de deux ans de l'intéressé, le préfet de la Seine-Maritime a pu estimer, sans erreur manifeste d'appréciation, que la situation de M. B, n'appelait pas l'édiction d'une mesure de régularisation.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, comme énoncé au point n°2, la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée. La décision portant obligation de quitter le territoire, qui a été prise en raison de l'existence d'un refus de séjour, n'a dès lors pas à faire l'objet d'une motivation distincte en vertu du 3° de l'article L 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

7. En deuxième lieu, il ne résulte pas de la lecture de la décision en litige que le préfet l'aurait prise sans avoir procédé à un examen complet de la situation du requérant.

8. En troisième lieu, la décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de son illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

10. Il résulte de ce qui a été rappelé au point 5 que M. B est entré en France le 19 octobre 2019, soit depuis deux ans et demi à la date de la décision attaquée, il est célibataire et sans charge familiale, ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans et ne justifie d'un emploi que depuis deux ans et demi. Dans ces conditions, et malgré la présence régulière de ses trois frères en France, en refusant de lui délivrer un titre de séjour et en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts qu'il a poursuivis. Il n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation et n'a pas non plus obligé à quitter le territoire un étranger pouvant se voir délivrer de plein droit un titre de séjour.

Sur la décision fixant le pays de renvoi et celle fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

11. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les dispositions de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et relève que M. B n'allègue pas ni n'établit être exposé à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Cette décision énonce ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles repose la fixation du pays de renvoi. De plus, si tout refus de délai de départ volontaire doit être motivé, la décision par laquelle le préfet accorde à un étranger un délai de départ volontaire de trente jours, délai de droit commun, ou un délai supérieur, n'a pas à faire l'objet d'une motivation particulière. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait sollicité l'octroi d'un délai de départ volontaire d'une durée supérieure à trente jours en faisant état de circonstances particulières. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des décisions attaquées doit être écarté, de même que celui tiré du défaut d'examen complet de sa situation personnelle.

12. En deuxième lieu, à supposer que M. B ait entendu se prévaloir de la méconnaissance du droit d'être entendu, il est constant qu'il a présenté une demande de titre de séjour au soutien de laquelle il a pu faire état de tous les éléments pertinents de sa situation personnelle. De plus, l'administration n'était pas tenue de lui permettre de présenter des observations spécifiques sur les décisions contestées, alors qu'il ne pouvait ignorer qu'en cas de rejet de sa demande de titre de séjour, il pourrait être obligé de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination de son pays de nationalité. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que son droit à être entendu aurait été méconnu.

13. En troisième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination et de celle fixant le délai de départ volontaire à trente jours.

14. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points n°5, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de M. B aux fins d'annulation doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et ses conclusions relatives aux frais de l'instance.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Anne Gaillard, présidente,

M. Bouvet, premier conseiller,

M. Mulot, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.

La présidente- rapporteure,

A. C

L'assesseur le plus ancien,

C. BOUVETLe greffier,

J.-L. MICHEL

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2201698

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