jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2201857 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu les procédures suivantes :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 4 mai 2022 et 1er juillet 2022, Mme E C, représentée par Me Elatrassi-Diome, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 juin 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit tout retour en France pendant une durée d'un an;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale " dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard, ou de réexaminer sa demande dans le même délai de trente jours et également sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, ou, à titre subsidiaire, une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
la décision portant refus de titre de séjour :
- est entachée d'un défaut de motivation et signée par une autorité incompétente ;
- n'a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour et méconnait le droit d'être entendu;
- méconnaît les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;;
- est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est insuffisamment motivée et signée par une autorité incompétente;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est illégale car fondée sur un refus de titre de séjour illégal ;
la décision fixant le pays de destination
- est insuffisamment motivée et signée par une autorité incompétente;
- méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est illégale car fondée sur une mesure d'éloignement illégale.
la décision lui interdisant tout retour en France pendant un an
- est insuffisamment motivée et signée par une autorité incompétente;
- méconnaît l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- est illégale car fondée sur une mesure d'éloignement illégale.
- est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juin 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête et fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 6 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'union européenne ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 ;
- l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République gabonaise relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement signé à Libreville le 5 juillet 2007 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- les rapports de M. A ;
- les observations de Me Kabamba, pour Mme C.
Le préfet de la Seine-Maritime n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E C est une ressortissante gabonaise née le 6 mars 1995, régulièrement entrée en France le 8 septembre 2014, titulaire d'un passeport national assorti d'un visa " étudiant " valable jusqu'au 5 septembre 2015. Elle a obtenu le renouvellement de ce titre de séjour chaque année jusqu'en 2019, mais, par un arrêté du 13 mai 2020, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de l'admettre au séjour et a pris à son encontre une mesure d'éloignement. Le recours de Mme C contre cet arrêté préfectoral a été rejeté par le tribunal administratif de Rouen le 2 octobre 2020. Le 14 mai 2021, elle a sollicité le préfet aux fins d'octroi d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 9, non de l'accord franco-gabonais du 5 juillet 2007, ainsi qu'elle en fait erronément état dans ses écritures, mais de la convention franco-gabonaise susvisée du 2 décembre 1992, et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'acte attaqué du 23 février 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande et a pris à son encontre une mesure d'éloignement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
S'agissant des moyens communs aux décisions attaquées :
2. Les décisions contestées, signées par M. D B, directeur des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Seine-Maritime, disposant d'une délégation en date du 22 avril 2021 à cet effet, comprennent les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et sont par suite suffisamment motivées. Les moyens tirés du défaut de motivation et de l'incompétence du signataire des actes en cause doivent par conséquent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, pour l'application des stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant, de rechercher, à partir de l'ensemble du dossier, si le demandeur peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement en France des études. Pour refuser à Mme C le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiant, le préfet de la Seine-Maritime s'est fondé, ainsi qu'il ressort des motifs mêmes de l'arrêté contesté, sur la circonstance que celle-ci justifiait " d'une scolarité en troisième année de licence administration économique et sociale, après trois inscriptions en première année de licence de 2014 à 2017, puis deux deuxième année de 2017 à 2019 ", données qui avaient justifié le rejet de sa requête par le tribunal de céans contre le précédent arrêté préfectoral du 13 mai 2020. Le préfet de la Seine-Maritime a déduit de l'ensemble de ces circonstances que Mme C ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études. Il convient d'ailleurs de relever qu'alors même que sa demande de titre de séjour est pour partie fondée sur sa qualité d'étudiante, aucun élément sérieux n'est produit à l'appui de la demande dans ses écritures.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du même code " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1.Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
5. Mme C fait valoir qu'elle vit en France, où elle a tissé de nombreux liens privés et amicaux, depuis le mois de septembre 2014, aux côtés de membres de sa famille. Néanmoins, alors qu'elle n'établit ni même n'allègue ne pas disposer de liens familiaux et personnels dans son pays d'origine, elle n'est entrée en France qu'à l'âge de dix-neuf ans, où, célibataire et dépourvue de charges de famille, elle a mené des études qui ne peuvent nullement être considérées comme sérieuses et assidues. Par ailleurs, en dépit de cette présence en France depuis 2014, la qualité de son insertion dans la société française n'est pas démontrée par les pièces versées au dossier, alors même qu'elle n'a pas déféré à une mesure d'éloignement que la juridiction administrative, sur son recours, n'a pas annulée. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté, ainsi que, pour les mêmes motifs, celui tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. De même, et eu égard à ce qui précède, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code précité. Le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle doit également, eu égard à ce qui précède et nonobstant l'erreur de plume figurant dans l'acte attaqué, relatif à sa date d'entrée en France, être écarté.
6. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient la requérante, l'administration, qui connait précisément sa situation personnelle, a procédé à un examen sérieux de son dossier, préalablement à la prise de décision. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de sa situation ne peut qu'être écarté. De même, ainsi qu'il est indiqué au point précédent, l'erreur de l'administration, pour regrettable qu'elle soit, ne constitue qu'une erreur de plume et non une erreur de fait qui entacherait d'irrégularité l'acte attaqué.
7. En quatrième lieu, une atteinte au droit d'être entendu tel que prévu à l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C aurait été empêchée, avant que ne fût prise à son encontre la décision qu'elle conteste, de porter à la connaissance de l'administration des informations tenant à sa situation personnelle qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de cette décision.
8. Enfin, eu égard à ce qui précède, dès lors que Mme C ne remplissait pas les conditions lui permettant de bénéficier de plein droit de la délivrance d'une carte de séjour temporaire, le préfet de la Seine-Maritime n'était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, eu égard à ce qui est relevé aux points précédents, et pour les mêmes motifs, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'erreur manifeste d'appréciation, de l'erreur de fait et du défaut d'examen sérieux ne peuvent qu'être écartés.
10. En deuxième lieu, en l'absence d'illégalité du refus de titre de séjour, il n'y a pas lieu d'annuler par voie de conséquence la mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
11. En premier lieu, Mme C n'est pas fondée à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la mesure d'éloignement pour demander l'annulation de la décision attaquée.
12. En second lieu, la circonstance que l'administration ne démontrerait ni en quoi la vie de Mme C ne serait pas menacée au Gabon ni qu'elle n'y serait pas exposée à des traitements inhumains ou dégradants ne suffit pas à établir l'existence de tels risques dont l'intéressée n'apporte pas le moindre début de preuve. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour en France :
13. En fixant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire à une année, le préfet s'est notamment fondé sur les circonstances que la requérante a fait l'objet d'une mesure d'éloignement à laquelle elle n'a pas déféré, qu'elle ne justifie pas être dépourvue de tout lien dans son pays d'origine, et qu'elle ne justifie pas de son insertion dans la société française. Toutefois, en ne prenant pas en considération la présence de membres de sa famille en France, et par conséquent en n'envisageant pas la nature de ses liens avec la France dans sa globalité, il a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. Cette décision doit, par conséquent, être annulée pour ce seul motif.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C est seulement fondée à demander l'annulation de la décision lui interdisant tout retour en France pour une durée d'une année. Cette annulation n'emporte aucune conséquence en termes d'injonction à adresser à l'administration, laquelle, par ailleurs ne peut être regardée comme la partie perdante et se voir condamnée à des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La décision par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a, le 11 juin 2021, interdit à Mme C tout retour en France pour une durée d'une année est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C, à Me Elatrassi-Diome et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 29 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
M. Leduc, premier conseiller,
M. Mulot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 octobre 2022.
Le rapporteur,
C. ALa présidente,
A. GAILLARD
La greffière,
A. HUSSEIN
N°2201857
ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026