mardi 6 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2201873 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | BOYLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 mai 2022, Mme D, représentée par Me Boyle, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 février 2022 par lequel le préfet de l'Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant son pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " travailleur temporaire " ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros toutes taxes comprises à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- en l'absence de production de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), il n'est pas établi que l'avis ait été émis au vu du rapport médical, que le médecin rapporteur n'ait pas siégé et que l'avis ait été signé ;
- elle n'a pas bénéficié de l'information selon laquelle elle pouvait, en qualité de victime d'infractions relatives à la traite des êtres humains ayant porté plainte, obtenir de plein droit un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 425-1 et L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tant qu'il restreint la possibilité d'accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours à une situation exceptionnelle, est contraire à l'article 7.2 de la directive n° 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur d'appréciation concernant la disponibilité des soins et des médicaments dans son pays d'origine ;
- l'arrêté méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'erreurs manifeste d'appréciation ;
- le préfet n'a pas examiné sa demande au regard de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les articles 8 et 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2022, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête au motif qu'aucun des moyens n'est fondé.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive n° 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Boyle, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante nigériane née le 2 juillet 2000 à Egor, déclare être entrée en France le 1er septembre 2017. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile par une décision du 19 décembre 2018, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 15 novembre 2019. Le 28 février 2020, Mme B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé. Après un avis du collège des médecins de l'OFII du 2 octobre 2020, le préfet lui a délivré un titre de séjour valable d'octobre 2020 à octobre 2021. Le 20 juillet 2021, Mme B a demandé le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Par l'arrêté attaqué du 2 février 2022, le préfet de l'Eure a rejeté cette demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2021-014 du 22 mars 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour, le préfet de l'Eure a donné délégation à Mme Isabelle Dorliat-Pouzet, secrétaire générale de la préfecture, à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Eure, à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas les décisions relatives au séjour et à l'éloignement des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les textes dont il fait application, expose la situation personnelle et administrative de Mme B et mentionne les motifs pour lesquels le préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour. En outre, dès lors qu'il a accordé à la requérante un délai de départ volontaire de trente jours, lequel constitue le délai de droit commun pour exécuter spontanément une mesure d'éloignement, le préfet n'était pas tenu de motiver spécifiquement cette mesure. Mme B n'établit ni même n'allègue d'ailleurs avoir sollicité l'octroi d'un délai de départ volontaire d'une durée supérieure à trente jours en faisant état de circonstances propres à sa situation justifiant une prolongation de ce délai. Enfin, elle précise la nationalité de la requérante et mentionne qu'il n'est pas établi qu'elle pourrait être soumise à la torture ou à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Cet arrêté énonce ainsi, eu égard à l'objet de chacune des décisions attaquées, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doit, par suite, être écarté.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le médecin rapporteur, qui n'a pas participé au délibéré, a remis le 19 octobre 2021 aux membres du collège de médecins son rapport médical et que l'avis du 15 décembre 2021 a été signé par les trois médecins membres du collège. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté dans toutes ses branches.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui dépose plainte contre une personne qu'il accuse d'avoir commis à son encontre des faits constitutifs des infractions de traite des êtres humains ou de proxénétisme, visées aux articles 225-4-1 à 225-4-6 et 225-5 à 225-10 du code pénal (), se voit délivrer, sous réserve qu'il ait rompu tout lien avec cette personne, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la procédure pénale, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites ". Aux termes de l'article L. 421-4 du même code : " L'étranger victime des infractions de traite des êtres humains ou de proxénétisme, visées aux articles 225-4-1 à 225-4-6 et 225-5 à 225-10 du code pénal qui, ayant cessé l'activité de prostitution, est engagé dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle mentionné à l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles, peut se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour d'une durée minimale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ". Enfin, l'article R. 421-5 du même code : " Le service de police ou de gendarmerie qui dispose d'éléments permettant de considérer qu'un étranger, victime d'une des infractions constitutives de la traite des êtres humains ou du proxénétisme prévues et réprimées par les articles 225-4-1 à 225-4-6 et 225-5 à 225-10 du code pénal, est susceptible de porter plainte contre les auteurs de cette infraction ou de témoigner dans une procédure pénale contre une personne poursuivie pour une infraction identique, l'informe : / 1° De la possibilité d'admission au séjour et du droit à l'exercice d'une activité professionnelle qui lui sont ouverts par l'article L. 425-1 ".
6. L'intéressée, qui se borne à faire état de ce qu'elle n'a pas été informée de ce qu'elle aurait pu bénéficier de la protection des autorités françaises en vertu des dispositions évoquées au point 3, n'établit toutefois pas relever des dispositions précitées de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que les faits constitutifs de proxénétisme dont elle s'estime avoir été victime se sont déroulés, selon ses propres déclarations devant le tribunal de grande instance de Lyon, exclusivement en Italie et qu'elle est venue en France pour fuir ce réseau. Dans ces conditions, l'intéressée n'est pas fondée à se prévaloir de ce que l'arrêté méconnait les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En cinquième lieu, en prévoyant qu'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français peut, eu égard à sa situation personnelle, se voir accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours à titre exceptionnel, les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ont pas eu pour objet et ne sauraient avoir pour effet de méconnaître le principe, posé par l'article 7 de la directive du 16 décembre 2008, selon lequel ce délai, de sept à trente jours en principe, peut être prolongé en cas de nécessité au regard de circonstances propres à la situation de l'étranger. Dès lors, le moyen tiré de l'exception d'inconventionnalité de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard de l'article 7 de la directive n°2008/115/CE, doit être écarté.
8. En sixième lieu, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par Mme B, le préfet de l'Eure s'est fondé, notamment, sur l'avis émis le 15 décembre 2021 par le collège de médecins de l'OFII, selon lequel, si l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays et voyager sans risque vers son pays d'origine.
9. Mme B n'établit pas, en se bornant à produire des ordonnances et compte-rendu d'analyses médicales datés de 2018 à 2020 faisant état de sa pathologie, que le traitement nécessaire à sa prise en charge médicale ne serait pas disponible dans son pays d'origine. Le certificat médical établi par un médecin interne selon lequel l'état de santé de Mme B nécessite des soins " qu'elle ne peut pas recevoir dans son pays d'origine " ne saurait pas davantage remettre en cause le sens de l'avis du collège des médecins de l'OFII au vu duquel le préfet a pris sa décision, ce document, au demeurant peu circonstancié, ayant été établi le 19 novembre 2019, soit antérieurement au refus de renouvellement du titre de séjour contesté opposé par le préfet. En outre, si le certificat médical du 12 mai 2022 d'un praticien hospitalier versé aux débats par Mme B atteste que cette dernière doit faire l'objet d'un suivi médical, il n'établit pas que l'intéressée ne pourrait pas être prise en charge au Nigéria, alors que le préfet fait valoir, sans être contesté, que les traitements antiviraux sont disponibles au Nigéria. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard de l'accessibilité de la requérante aux soins et aux médicaments dans son pays d'origine doit être écarté.
10. En septième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger () qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an (). / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine ". Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
11. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, célibataire, n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident sa mère et ses deux sœurs. Si la requérante se prévaut par ailleurs de ses efforts d'intégration, en établissant notamment avoir signé un contrat parcours d'accompagnement contractualisé vers l'emploi et l'autonomie, intégré un foyer jeunes travailleurs et suivi des formations pour l'apprentissage de la langue française, ces éléments ne sont pas suffisants pour établir que Mme B aurait fixé le centre de ses intérêts socioprofessionnels sur le territoire national. Enfin, si Mme B a donné naissance à un enfant le 9 septembre 2021, l'arrêté contesté ne fait pas obstacle à ce qu'elle reconstitue sa cellule familiale dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et alors même que Mme B fait l'objet d'un accompagnement étroit d'acteurs associatifs, le préfet n'a pas méconnu son droit au respect à une vie privée et familiale. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences des décisions sur la situation personnelle de la requérante.
12. En huitième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B aurait présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni que le préfet aurait examiné la demande de l'intéressée sur le fondement de ces dispositions. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle au regard de ce fondement, et eu égard aux motifs précisés au point 6 du présent jugement, ne peut qu'être écarté.
13. En neuvième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale " ".
14. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les circonstances dont Mme B se prévaut constituent des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées. Par suite, ce moyen doit être écarté.
15. En dernier lieu, si Mme B, dont la demande d'asile a été rejetée, affirme qu'elle subira une exclusion sociale en cas de retour dans son pays d'origine, en raison de son passé au sein d'un réseau de prostitution et de son état de santé, elle n'apporte pas d'éléments suffisants de nature à établir qu'elle serait exposée à des risques réels, actuels et personnels en cas de retour au Nigéria. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 2 février 2022 du préfet de l'Eure. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D, à Me Boyle et au préfet de l'Eure.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- M. Guiral, conseiller,
- Mme Boucetta, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.
La rapporteure,
H. A
La présidente,
C. BOYER Le greffier,
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026