mardi 22 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2202122 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | LEPEUC MARIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 mai 2022, M. B A, représenté par Me Lepeuc, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a implicitement refusé d'abroger l'arrêté du 20 mai 2020 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 mars 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de 30 jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un certificat de résidence mention " vie privée et familiale " ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour dans le délai de dix jours ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
* Le refus d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire français :
- n'est pas motivé dès lors que la demande la communication des motifs de cette décision implicite a été laissée sans réponse ;
- ne procède pas d'un examen de sa situation particulière ;
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît le 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
* Le refus de séjour :
- n'a pas été précédé de la saisine de la commission du titre de séjour ;
- méconnaît le 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
* L'obligation de quitter le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- repose sur un refus de séjour illégal ;
- ne procède pas d'un examen de sa situation particulière ;
- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
* La décision fixant le pays de destination repose sur une obligation de quitter le territoire français illégale.
* L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- repose sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- est entachée d'erreur de droit pour être fondée sur l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que l'article L. 612-11 était seul applicable à son cas ;
- entraîne des conséquences d'une exceptionnelle gravité ;
- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu :
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- la décision du 26 septembre 2022 admettant M. A à l'aide juridictionnelle totale ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Minne, président de chambre,
- et les observations de Me Lepeuc, pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien, affirme être entré en France le 8 septembre 2019 à l'âge de 22 ans environ, muni d'un visa de court séjour délivré par les autorités espagnoles. Sous le coup d'un premier arrêté portant obligation de quitter le territoire français du 5 décembre 2019, suivi d'un second de même nature du 20 mai 2020 assorti d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, prolongée de deux ans par arrêté du 28 août 2020, il a été assigné à résidence le 15 mars 2021 pour une durée de six mois, renouvelée pour la même durée à compter du 15 septembre 2021. Au cours de cette période d'assignation à résidence de longue durée, il s'est marié le 5 juin 2021 avec une ressortissante française. Au cours de la même période, par lettre du 12 juin 2021 complétée par une lettre du 16 septembre 2021, il a demandé au préfet de la Seine-Maritime d'abroger l'arrêté du 20 mai 2020 et sollicité son admission au séjour en qualité d'Algérien conjoint d'une Française. Il saisit le tribunal de conclusions tendant à l'annulation de la décision ayant implicitement refusé d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans contenue dans l'arrêté du 20 mai 2020 et à celle de l'arrêté du 23 mars 2022 par lequel le préfet a, notamment, refusé de lui délivrer le certificat de résidence demandé.
Sur le refus d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire français :
2. En vertu du 2° de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par exception au principe suivant lequel un étranger n'est recevable à demander l'abrogation d'une interdiction de retour sur le territoire français que s'il justifie résider hors de France, l'étranger faisant l'objet d'une mesure d'assignation à résidence prise en application, notamment de l'article L. 731-3 de ce code, reprenant les dispositions de l'article L. 561-1.
3. Par arrêté préfectoral du 15 septembre 2021, M. A a été assigné à résidence pour une seconde période de six mois. Le préfet de la Seine-Maritime a été saisi d'une demande d'abrogation des interdictions de retour sur le territoire français prononcées par ses arrêtés du 20 mai 2020 et du 28 août 2020 par lettre du conseil du requérant du 16 septembre 2021, reçue en préfecture le 20 septembre suivant, à une date où la mesure d'assignation à résidence était en cours. Contrairement à ce que fait valoir l'autorité administrative en défense, la demande d'abrogation de l'interdiction de retour sur le territoire français n'était donc pas irrecevable au motif que l'intéressé ne justifiait pas résider hors de France.
4. Il ressort des pièces du dossier que le préfet n'a pas donné suite à la demande de communication des motifs de la décision par laquelle il a implicitement refusé d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire français. Par ailleurs, et surtout, le mariage célébré le 5 juin 2021 constitue une circonstance de fait nouvelle et il n'est pas établi que le préfet l'ait prise en considération pour apprécier le bien-fondé de la demande d'abrogation de l'interdiction de retour sur le territoire français dont il était saisi. Par suite, M. A est fondé à soutenir que la décision de refus d'abrogation de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée par arrêté du 20 mai 2020 et renouvelée par arrêté du 28 août 2020 en litige n'est pas motivée et procède d'une erreur d'appréciation de sa situation personnelle et familiale de M. A.
Sur le refus de séjour :
5. En premier lieu, les stipulations du 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 subordonnent explicitement la délivrance du certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " demandée par un ressortissant algérien marié avec un ressortissant de nationalité française à la condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière. Par ailleurs, en vertu de l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990, les étrangers entrés régulièrement sur le territoire d'un des Etats parties à cet accord sont tenus de se déclarer, dans les conditions fixées par chaque Etat, aux autorités compétentes sur le territoire duquel ils pénètrent, soit à l'entrée, soit, dans un délai de trois jours ouvrables à partir de l'entrée, à l'intérieur du territoire. Enfin, en vertu de l'article R. 621-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas astreint à la déclaration d'entrée sur le territoire français l'étranger qui, soit n'est pas soumis à l'obligation du visa pour entrer en France en vue d'un séjour d'une durée inférieure ou égale à trois mois, soit est titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, d'une durée supérieure ou égale à un an, délivré par un Etat partie à l'accord de Schengen. Il résulte de ces stipulations et dispositions que, d'une part, la délivrance d'un certificat de résidence d'un an à un ressortissant algérien en qualité de conjoint de Français est subordonnée à la justification d'une entrée régulière sur le territoire français et, d'autre part, un ressortissant étranger soumis à l'obligation de présenter un visa ne peut être regardé comme entré régulièrement sur le territoire français au moyen d'un visa Schengen délivré par un Etat autre que la France que s'il a effectué une déclaration d'entrée sur le territoire.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A n'a pas effectué de déclaration d'entrée sur le territoire français. A supposer qu'il est entré en autocar le 8 septembre 2019 muni d'un visa touristique délivré par les autorités consulaires espagnoles, il ne justifie pas d'une entrée régulière au sens des textes mentionnés au point 5. Par suite, le préfet de la Seine-Maritime pouvait légalement opposer ce motif pour refuser de faire droit à sa demande de délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint d'une Française.
7. En deuxième lieu, faute de remplir effectivement les conditions de délivrance du certificat de résidence de plein droit qu'il demande, M. A n'est pas fondé à soutenir que la commission du titre de séjour devait être saisie préalablement à l'édiction de l'arrêté.
8. En troisième lieu, le mariage de M. A est récent à la date de l'arrêté attaqué et la vie commune avec son épouse l'est également. Compte tenu des conditions dans lesquelles l'intéressé est entré et s'est maintenu sur le territoire national en dépit des décisions administratives exécutoires prises à son égard, dont aucune n'est annulée ou abrogée à la date de l'arrêté du 23 mars 2022, il n'apparaît pas, malgré les nombreux témoignages de soutien de proches et sans que soit remise en cause la sincérité de l'union, que l'administration ait porté une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En dernier lieu, pour les motifs énoncés au point 8, l'erreur manifeste d'appréciation invoquée n'est pas établie.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, dans la mesure où la motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, par conséquent, dès lors que ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire ont été rappelées, de mention spécifique pour respecter les exigences des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. En l'espèce, 43 des 54 paragraphes constituant les motifs de l'arrêté attaqué sont consacrés à l'exposé des considérations de droit et de fait qui ont conduit le préfet à refuser le droit au séjour de M. A, lequel ne conteste d'ailleurs pas que ce refus est suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En deuxième lieu, pour, notamment le motif énoncé au point 8 il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet a manqué à son obligation d'examiner le cas particulier du requérant.
12. En troisième lieu, l'obligation de quitter le territoire français ne repose pas sur un refus de séjour illégal, ainsi qu'il résulte des points 5 à 9.
13. En dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs énoncés aux points 8 et 9.
Sur la décision fixant le pays de destination :
14. Le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination repose sur une obligation de quitter le territoire français entachée d'illégalité doit être écarté compte tenu des motifs énoncés aux points 10 à 13.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
15. Les mesures d'interdiction de retour sur le territoire français dont fait l'objet l'intéressé pour la durée cumulée de cinq ans sont exécutoires à la date de l'arrêté du 23 mars 2022. En ajoutant une durée de trois mois d'interdiction au maximum légal de cinq années déjà prononcé, sauf menace grave pour l'ordre public non invoquée en défense, l'autorité administrative, qui n'était d'ailleurs pas tenue de prononcer une telle mesure en présence d'une obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de départ volontaire, a commis une erreur d'appréciation dans la mise en œuvre des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ce, d'autant que le requérant doit être dorénavant considéré comme ayant fixé le centre de ses intérêts familiaux en France depuis son mariage en juin 2021.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander, d'une part, l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a implicitement refusé d'abroger les mesures d'interdiction de retour sur le territoire français contenues dans ses arrêtés des 20 mai 2020 et 28 août 2020 et, d'autre part, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2022 en tant qu'il a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de trois mois.
Sur l'injonction :
17. Le présent jugement implique seulement, compte tenu des motifs d'annulation du refus d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire français renouvelée portant sa durée au total de cinq années, l'examen de cette demande d'abrogation qu'il n'a pas effectué. Il y a lieu d'enjoindre au préfet territorialement compétent d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : La décision par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a implicitement refusé d'abroger les mesures d'interdiction de retour sur le territoire français de trois ans et de deux ans prononcées par ses arrêtés des 20 mai 2020 et 28 août 2020 à l'encontre de M. A ainsi que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français de M. A d'une durée de trois mois contenue dans l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 23 mars 2022 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet territorialement compétent d'examiner la demande d'abrogation des mesures d'interdiction de retour sur le territoire français de trois ans et de deux ans prononcées par les arrêtés des 20 mai 2020 et 28 août 2020 du préfet de la Seine-Maritime à l'encontre de M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Marie Lepeuc et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2022.
Le président-rapporteur,
Signé
P. MINNEL'assesseure la plus ancienne,
Signé
H. JEANMOUGIN
Le greffier,
Signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
N°2202122
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026