jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2202665 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | BARHOUM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er juillet 2022 et un mémoire complémentaire enregistré le 17 octobre 2022, M. B C, représenté par Me Barhoum, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 16 mars 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour ou subsidiairement de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et, dans l'attente de ce réexamen, dans un délai de huit jours, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 540 euros à verser à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et une somme de 660 euros à verser à Me Barhoum en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. C soutient que :
La décision portant refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- méconnaît l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 47 du code civil, la preuve du caractère falsifié de ses documents d'état-civil n'étant pas rapportée ;
- méconnaît l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet n'était pas fondé à considérer qu'il ne justifiait pas de son état civil ;
- méconnaît l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale pour être fondée sur un refus de séjour illégal ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- est entachée d'erreur de droit dès lors qu'il est régularisable de plein droit, en application de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision fixant le pays de destination :
- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 18 octobre 2022 à 12 heures par ordonnance du 28 juillet 2022.
Un mémoire a été produit par le préfet de la Seine-Maritime le 21 novembre 2022.
Vu :
- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- la décision du 30 mai 2022 par laquelle le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (55%) ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code civil ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouvet, premier conseiller ;
- et les observations de Me Barhoum, pour M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant malien indiquant être né le 6 juin 2001, déclare être entré irrégulièrement en France le 6 mars 2017. Il a été confié aux services de l'Aide Sociale à l'Enfance par une décision du 26 juin 2017. Le 17 juin 2019, il a sollicité son admission au séjour auprès du préfet de la Seine-Maritime sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 16 mars 2022, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sous trente jours et a fixé son pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. En premier lieu, la décision, qui comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime a bien procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. C. La circonstance que l'arrêté mentionne, à tort, que l'intéressé n'a pas validé son CAP n'est pas de nature à révéler le défaut d'examen allégué dès lors qu'il n'est nullement établi que l'administration s'est vue informée, par le requérant, de ce qu'il avait finalement été admis à ses examens, en septembre 2021.
4. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; / () La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () ". Aux termes de l'article L. 811-2 de ce code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française ".
5. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ". Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. "
7. Pour rejeter la demande de titre de séjour de M. C, le préfet s'est notamment fondé sur les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour l'intéressé de justifier de son état civil. Le requérant fait valoir que les documents produits dans sa demande de titre de séjour permettent de justifier de son état civil, la fraude invoquée par le préfet n'étant, selon lui, pas établie. Le requérant soutient, en outre, qu'il appartenait à l'autorité préfectorale de lever les doutes entourant l'authenticité desdits documents en saisissant les autorités étrangères compétentes, ce qui n'a pas été le cas, en l'espèce.
8. Toutefois, le préfet de la Seine-Maritime a versé aux débats les résultats de l'analyse de l'extrait d'acte de naissance de M. C effectuée par les services de la police aux frontières (PAF). Dans un rapport, en date du 21 janvier 2021, ces services ont analysé l'extrait d'acte de naissance n°153REG04SP et ont relevé sept irrégularités tenant au caractère non-conforme du mode d'impression du document, à l'existence d'une faute d'orthographe sur les mentions du document, le mot " Officicer " étant porté en lieu et place du mot " Officier ", à l'absence d'indication en toutes lettres de la date d'établissement de l'acte, pourtant prescrite par l'article 126 du code des personnes et de la famille malien, à l'absence de désignation de la qualité de l'officier d'état-civil, cette indication étant pourtant prescrite par l'article 94 du code précité, à l'absence de respect du délai d'appel et d'opposition entre le jugement supplétif et l'acte de naissance, prescrit par les articles 554 et 555 du code de procédure civile, commerciale et sociale malien, à l'absence du numéro national d'identification des personnes physiques et morales (NINA) composé de quatorze chiffres et d'une lettre sur le document et, enfin, à l'indication, sous formes d'abréviations, du jugement supplétif, en violation des articles 124 et 126 du code des personnes et de la famille malien qui dispose que la date d'établissement de l'acte doit être portée sur le document en toutes lettres. Ces nombreuses irrégularités ont conduit l'analyste en fraude documentaire de la PAF à émettre, non pas un simple " avis défavorable " concernant l'extrait d'acte de naissance soumis à l'administration par M. C, mais à conclure au caractère " contrefait " de ce document d'état-civil.
9. Si M. C se prévaut de la force probante de son passeport et de sa carte consulaire, ces documents, eux-mêmes établis sur la base de l'acte de naissance estimé falsifié et qui ne constituent par ailleurs pas des documents d'état civil, ne sont pas suffisants pour établir son identité réelle. Si l'intéressé fait valoir, en outre, qu'il n'a sollicité la délivrance d'une fiche " NINA " que le 22 février 2019, soit postérieurement à la délivrance de son extrait d'acte de naissance, le 12 février 2019, de sorte que ce numéro d'identification national ne pouvait y figurer, cette circonstance, à la supposer établie, ne permet pas, à elle seule de contrarier l'appréciation portée par le service d'expertise documentaire de la PAF sur l'inauthenticité de son extrait d'acte de naissance, eu égard au nombre particulièrement élevé des irrégularités relevées. Il en va de même des éléments relatifs aux défaillances du système d'état civil malien. Enfin, le " certificat d'explicatif " en date du 8 février 2022 versé aux débats par le requérant et prétendument rédigé par le maire de la commune malienne de Yélimané, qui n'est d'ailleurs pas la commune de naissance alléguée du requérant, comporte lui-même de très nombreuses irrégularités formelles laissant présumer de son caractère inauthentique et a manifestement été établi pour les besoins de la cause d'un dénommé " Mahamadou Dongo ", qui ne correspond pas à l'identité déclarée du requérant.
10. Ainsi, eu égard à la nature et à la gravité des anomalies entachant l'extrait d'acte de naissance en ce qui concerne l'exactitude de ce qu'il est censé reconnaître et transcrire, le préfet de la Seine-Maritime, qui n'était nullement tenu de faire procéder à des vérification complémentaires auprès des autorités maliennes, était fondé à estimer qu'il ne pouvait délivrer un titre de séjour à M. C sur le fondement des articles L. 435-3 et L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, nonobstant la circonstance que celui-ci avait bien validé sa formation qualifiante, à savoir, un certificat de qualification professionnelle (CQP) " Commis de cuisine ", dès lors que l'intéressé ne justifiait pas de son état civil. Par suite, et pour le seul motif fondé sur l'application des dispositions précitées de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqué devant le tribunal, la carte de séjour demandée devait être refusée dès lors que ce titre de police et de circulation ne peut être remis qu'à une personne dont l'identité est établie.
11. En quatrième lieu, M. C fait valoir qu'il est père d'un enfant français prénommé D, né le 3 mars 2022 à Dieppe de sa relation avec une ressortissante française, Mme E A. Toutefois, M. C indique lui-même qu'il est séparé de cette dernière. En outre, les pièces versées aux débats ne permettent pas de tenir pour établi qu'il contribue à l'entretien et à l'éducation de cet enfant, auquel il indique pourtant " être très attaché " au point de " le voir tous les jours ", selon les termes de ses propres écritures. Il doit être relevé, à cet égard, que le requérant, quoique se prévalant de son insertion professionnelle et de ce qu'il travaille, sans périodes de chômage, dans le domaine de la restauration, depuis 2019, et dans le cadre de contrats à durée indéterminée depuis septembre 2020, activité lui procurant, selon ses propres indications, un revenu mensuel " d'environ 1 800 euros par mois ", ne produit que deux pièces relatives à des achats pour son fils, datées respectivement du 14 mars 2022 et du 6 avril 2022, pour un montant total de 106,97 euros. En outre, sur les dix-huit photographies versées aux débats par le requérant, seules deux le figurent en compagnie de son fils, à une date manifestement postérieure de quelques jours seulement, au plus tard, à sa naissance, eu égard à l'apparence physique du nourrisson. Enfin, à l'exception notable de l'attestation de la mère de l'enfant, rédigée le 30 juin 2022, postérieurement à la date d'adoption de l'arrêté attaqué, aucune des attestations produites par M. C dans le cadre de la présente instance ne fait référence aux liens qu'il entretiendrait avec le jeune D, ni même à l'existence de cet enfant. Dans ces conditions, et alors que la très succincte attestation établie par Mme A ne permet nullement de démontrer la réalité des liens affectifs allégués, ni plus que la réalité de la contribution effective de l'intéressé à l'entretien et à l'éducation de son fils, et alors qu'il n'est pas davantage établi que M. C serait dépourvu d'attaches personnelles et familiales au Mali, son pays d'origine, le préfet de la Seine-Maritime, qui a procédé à une évaluation globale de la situation du requérant, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, pas plus que celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant en en adoptant la décision litigieuse.
12. En cinquième lieu, au regard de l'ensemble des motifs précédemment exposés, l'erreur manifeste d'appréciation invoquée par le requérant n'est pas établie.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été exposé aux points précédents que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
14. En deuxième lieu, lieu, ainsi qu'il a été dit au point n°2, la décision de refus de séjour est suffisamment motivée. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français, prise concomitamment au refus de séjour et qui n'avait pas, dès lors, à faire l'objet d'une motivation spécifique, l'est également.
15. En troisième lieu, pour les motifs indiqués aux points n°10, 11 et 12, M. C, qui n'était pas régularisable de plein droit sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui ne justifie pas de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant, ne peut valablement invoquer la méconnaissance, par l'autorité préfectorale, des dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Les moyens soulevés en ce sens doivent être écartés.
16. En quatrième lieu, pour les motifs exposés aux points précédents, l'erreur manifeste d'appréciation n'est pas établie.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
17. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Ses conclusions formées à cette fin doivent dès lors être rejetées de même que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Michella Barhoum et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
M. Leduc, premier conseiller,
M. Bouvet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
C. BOUVET
La présidente,
Signé
A. GAILLARD
Le greffier,
Signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
F.HAY
N°2202665
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026