mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2203043 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2022, M. B A, représenté par Me Mary, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant son pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable un an dans un délai de trente jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision portant refus de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît son droit d'être entendu préalablement à toute décision défavorable ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité des décisions portant refus de séjour ainsi que de celle portant obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers et des décisions relatives à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter, VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C, qui a, en outre, informé les parties, conformément aux dispositions combinées des articles R. 611-7, R. 776-13-2 et R. 776-25 du code justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité pour tardiveté des conclusions dirigées contre l'arrêté du 25 août 2022 portant assignation à résidence de M. A pour une durée de quarante-cinq jours,
- les observations de Me Vercoustre, représentant M. A, qui reprend les conclusions et moyens exposés dans la requête, soulève, en outre, un moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour pour contester la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, en reprenant les moyens invoqués au soutien des conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour, et conclut également à l'annulation de la décision portant assignation à résidence au motif que le préfet n'a pas respecté son droit d'être entendu, que la décision est insuffisamment motivée et qu'elle méconnaît l'article L. 731-1 du code de justice administrative.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'appel de l'affaire.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 1er décembre 2002 à Conakry, déclare être entré en France le 26 avril 2019. Le 1er octobre 2021, M. A a demandé son admission exceptionnelle au séjour afin " de pouvoir travailler ". Par l'arrêté attaqué du 30 mai 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté cette demande, a obligé le requérant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé à l'expiration de ce délai. Par un arrêté du 25 août 2022, notifié le même jour à l'intéressé, le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 30 mai 2022 portant refus de séjour :
2. Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence après avoir introduit un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire ou après avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle en vue de l'introduction d'un tel recours, la procédure se poursuit selon les règles prévues par la présente section. Les actes de procédure précédemment accomplis demeurent valables. L'avis d'audience se substitue, le cas échéant, à celui qui avait été adressé aux parties en application de l'article R. 776-11. / Toutefois, lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient pas au magistrat désigné saisi selon la procédure prévue aux articles R. 776-14 et suivants du code de justice administrative de se prononcer sur la légalité de la décision par laquelle le préfet a refusé de délivrer un titre de séjour à un étranger.
4. Après avoir déposé un recours contre l'arrêté du 30 mai 2022 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, M. A a été assigné à résidence sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 25 août 2022. Par suite, les conclusions de M. A dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi du 30 mai 2022, ainsi que celles dirigées contre l'arrêté portant assignation à résidence du 25 août 2022 doivent être jugées par un juge unique sans conclusions d'un rapporteur public. En revanche, aucune disposition ne donne compétence à ce juge pour connaître des conclusions portant refus de séjour contenues dans l'arrêté du 30 mai 2022. Ces conclusions doivent donc être renvoyées devant la formation collégiale du tribunal. De même, doivent y être renvoyées les conclusions à fin qu'il soit enjoint sous astreinte au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A, auxquelles il ne pourrait être fait droit qu'en conséquence de l'annulation de la décision portant refus de séjour, et les conclusions à fin qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, lesquelles ne pourront être appréciées que lorsqu'il aura été statué sur l'ensemble des conclusions de M. A.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 30 mai 2022 portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, la décision vise les textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne les éléments relatifs à la situation personnelle de M. A et indique les raisons pour lesquelles le préfet de la Seine-Maritime a décidé de refuser de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, la décision de refus de titre de séjour, comportant les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.
6. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du formulaire de demande d'admission au séjour, que l'intéressé, qui n'a pas formulé de demande de titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, s'est borné à solliciter un titre de séjour " pour pouvoir travailler ". Dès lors, le préfet n'était pas tenu d'examiner sa demande au titre de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En tout état de cause, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a examiné la situation personnelle et familiale de M. A, ainsi que son insertion professionnelle pour apprécier si le refus de titre de séjour portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier et approfondi de sa situation. Par suite, ce moyen doit être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
8. Si le requérant fait valoir que la décision méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce moyen doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement.
9. Enfin, si par un arrêt du 10 décembre 2019 de la Cour d'appel de Rouen, la minorité de M. A a été remise en cause et a été ordonné la mainlevée du placement de l'intéressé au service de l'aide sociale à l'enfance, d'une part, il ressort des pièces du dossier que le juge pour enfants près D judiciaire du Havre, par un jugement du 16 décembre 2020, a rétabli la minorité de M. A à la date de son entrée en France, et prononcé un non-lieu à assistance éducative compte tenu de l'obtention de sa majorité depuis le 1er décembre 2020 et, d'autre part, il est constant que, par un rapport du 1er avril 2022, les services de la police aux frontières ont émis un avis favorable quant à l'authenticité de l'acte de naissance produit par le requérant le 9 novembre 2021. Toutefois, à supposer même que M. A était mineur lors de son entrée sur le territoire français, ce dernier n'apporte pas d'éléments de nature à justifier du caractère sérieux de la formation qu'il a suivie au centre de formation des apprentis du Havre lorsqu'il était pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. S'il ressort en outre des pièces du dossier que M. A a travaillé avec un contrat à durée déterminée du 26 juillet au 26 novembre 2021, puis dans le cadre de missions d'intérim du 14 février au 11 mars 2022, du 4 au 5 mai 2022, du 31 mai au 1er juin 2022, ces missions, eu égard à leur durée et à la nature des contrats conclus, ne sont pas suffisantes, à elles seules, pour caractériser une réelle insertion professionnelle. Dans ces conditions, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
10. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A, célibataire et sans charge de famille, aurait des attaches personnelles ou familiales en France, où il réside depuis 2019. Il ne justifie pas davantage d'une particulière insertion sociale. Le préfet n'a pas dès lors pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en refusant de lui délivrer un titre de séjour.
11. Par suite de ce qui a été dit aux points 6 à 10, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté. Il en va de même, faute pour M. A d'avoir démontré l'illégalité de cette dernière décision, du moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour.
12. En deuxième lieu, en vertu de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. La décision de refus de titre de séjour étant motivée, ainsi qu'il a été dit au point 2 du présent jugement, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire français ne peut, dès lors, qu'être écarté.
13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation du requérant.
15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 30 mai 2022 fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, le droit d'être entendu implique que lorsqu'il sollicite la délivrance d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles et il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile. Le droit de l'intéressé d'être entendu ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur la décision fixant le pays de destination qui a été prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.
17. M. A ayant sollicité la délivrance d'un titre de séjour, il a été mis à même de faire valoir, avant l'intervention de l'arrêté du 30 mai 2022, tous éléments d'information de nature à influer sur le contenu de la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de ce que l'intéressé aurait été privé du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne doit être écarté.
18. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 10 ainsi qu'au point 15 que le moyen tiré de l'exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
19. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
20. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 27 août 2022 portant assignation à résidence :
21. Aux termes de l'article L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision d'assignation à résidence prise en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-1 peut être contestée devant le président du tribunal administratif dans le délai de quarante-huit heures suivant sa notification. Elle peut être contestée dans le même recours que la décision d'éloignement qu'elle accompagne. / Le délai de quarante-huit heures prévu au premier alinéa est également applicable à la contestation de la décision d'assignation à résidence notifiée postérieurement à la décision d'éloignement, alors même que la légalité de cette dernière a été confirmée par le juge administratif ou ne peut plus être contestée. ".
22. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 25 août 2022 portant assignation à résidence de M. A lui a été notifiée le même jour et que la décision comporte les mentions des délais et voies de recours. Les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 25 août 2022 n'ont été enregistrées que le 14 septembre 2022, au-delà du délai de 48 heures. Par suite, ces conclusions tardives sont entachées d'irrecevabilité.
23. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 mai 2022 du préfet de la Seine-Maritime l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
D E C I D E
Article 1er : Les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation de la décision du 30 mai 2022 portant refus de titre de séjour ainsi que celles à fin d'injonction et d'astreinte et au titre des frais liés au litige, en tant qu'elles s'y rattachent, sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la Selarl Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
La magistrate désignée,
H. C
La greffière,
P. HISLa République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026