mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2203381 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | SILIE VERILHAC ET ASSOCIÉS CABINET D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance n° 2205261 du 25 juillet 2022, la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal administratif de Rouen le dossier de la requête de M. B.
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2022 au greffe du tribunal administratif de Versailles, et des mémoires, enregistrés le 10 octobre 2022 et le 16 décembre 2022, M. A B, représenté par la SCP Silie Vérilhac et Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 décembre 2020 lui refusant un poste d'affectation et la rémunération afférente ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'agriculture et de l'alimentation de l'affecter à un poste et de lui verser la rémunération afférente à compter de février 2020 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que la décision attaquée :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- est privée de base légale dès lors qu'il était de nouveau agent du ministère en charge de l'agriculture depuis le 17 décembre 2019 ;
- est illégale du fait qu'elle le prive de toute rémunération.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2022, la sous-directrice du droit public général du ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire conclut au rejet de la requête.
La sous-directrice soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision du 23 novembre 2022 accordant à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jeanmougin, première conseillère,
- les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique,
- et les observations de Me Abdou, pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, engagé en septembre 2008 comme professeur de technologie informatique et multimédia (TIM) en lycée agricole, a été licencié pour insuffisance professionnelle en juillet 2015. Ce licenciement a été annulé par arrêt du 29 mai 2019 de la Cour administrative d'appel de Douai, pour vice de procédure. M. B a été de nouveau licencié pour insuffisance professionnelle par arrêté du 4 novembre 2019 avec effet au 1er février 2020. Ayant signé entretemps, le 17 décembre 2019, un contrat de travail avec effet au 29 mai 2019, il a demandé au ministre de l'agriculture, en novembre 2020, de l'affecter à un poste et de lui verser la rémunération correspondante à compter de février 2020. Il demande l'annulation de la décision du 4 décembre 2020 rejetant cette demande.
2. En premier lieu, la décision en litige a été prise par Mme D C qui disposait, en qualité de cheffe du bureau de gestion des personnels contractuels du ministère de l'agriculture et de l'alimentation, d'une délégation de signature de la secrétaire générale du ministère du 7 décembre 2018 régulièrement publiée au Journal officiel de la République française n° 0285 du 9 décembre 2018 pour prendre toutes décisions relevant des attributions du bureau de gestion des personnels contractuels. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit donc être écarté.
3. En deuxième lieu, s'il ressort des pièces du dossier que M. B a signé le 17 décembre 2019 un contrat d'engagement à compter du 29 mai 2019, cet acte n'a été conclu que pour régulariser sa situation administrative après que la Cour administrative d'appel de Douai a annulé, le 29 mai 2019, l'arrêté ministériel du 16 juillet 2015 prononçant son licenciement pour insuffisance professionnelle, dans l'attente du réexamen de sa situation. Le licenciement prononcé en dernier lieu le 4 novembre 2019 n'a pris effet, compte tenu du préavis dont disposait l'intéressé, ainsi que de ses droits à congés annuels, qu'à compter du 1er février 2020. Cet acte d'engagement, conclu certes postérieurement à la décision de licenciement mais avant qu'elle ne produise ses effets, avait pour seul objet et n'a eu pour seul effet que de régulariser la situation de M. B jusqu'à son licenciement effectif et ne pouvait donc lui-même produire des effets après le 1er février 2020. Dès lors, à la date du 4 décembre 2020, le ministre en charge de l'agriculture était fondé à considérer que M. B, licencié au 1er février 2020, n'avait droit ni à une affectation ni à une rémunération. Le moyen tiré du défaut de base légale doit donc être écarté.
4. En dernier lieu, la circonstance que la décision en litige causerait un préjudice à M. B est sans incidence directe sur sa légalité. En tout état de cause, la situation de l'intéressé est due à son licenciement au 1er février 2020 et non au refus, par la décision attaquée, de lui attribuer un poste et une rémunération.
5. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 4 décembre 2020 lui refusant un poste d'affectation et la rémunération afférente. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d'injonction et au titre des frais d'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la SCP Silie Vérilhac et Associés et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.
La rapporteure,
H. JEANMOUGIN
Le président,
P. MINNELe greffier,
N. BOULAY
N°2203381
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026