mardi 14 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2203842 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
A une requête et un mémoire enregistrés le 22 septembre 2022 et le 28 octobre 2022, M. D E, représenté A Me Mary pour la Selarl MaryetInquimbert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 août 2022 A lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire, dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros A jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
la décision portant refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- n'a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour ;
- est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- est entachée d'une erreur de fait ;
- méconnaît les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations l'article 8 de la convention des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
la décision fixant le pays de destination :
- a été prise en violation du principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit à être entendu préalablement à toute décision défavorable ;
- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
A un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête et fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
M. E a produit des pièces complémentaires enregistrées le 28 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- les rapports de Mme B ;
- les observations de Me Mary, pour M. E.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant congolais, né le 14 décembre 1974 à Brazzaville, déclare être entré en France le 26 juin 2017. Le 27 juillet 2022, l'intéressé a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A un arrêté du 25 août 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a fixé son pays de destination.
Sur la décision portant refus de séjour :
2.En premier lieu, la décision contestée mentionne les dispositions dont elle fait application, notamment les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle rappelle la situation administrative et personnelle de M. E en des termes lui permettant de comprendre les motifs du refus de titre qui lui est opposé. A suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime aurait entaché la décision attaquée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation de M. E. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
4.En troisième lieu, si M. E soutient que l'arrêté attaqué ne fait pas mention de sa promesse d'embauche du 15 mars 2021, cette seule circonstance ne saurait à elle seule caractériser une erreur de fait. A suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
5.En quatrième lieu, M. E ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le préfet de la Seine-Maritime ne s'est pas fondé sur ces dispositions pour lui refuser le titre de séjour et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait demandé un titre de séjour sur ce fondement. A suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
6.En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues A l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. "
7. M. E est père d'un enfant de nationalité française, né le 2 juin 2012. Il est constant que cet enfant réside avec sa mère et que le requérant ne vit plus avec cette dernière. Il soutient toutefois qu'il participe à son entretien A le versement de sommes d'argent à la mère de son enfant. S'il se prévaut de trois attestations de la mère de son enfant, celles-ci n'apportent aucune précision sur les périodes au cours desquelles M. E aurait effectué des versements. La seule production de la preuve d'un virement effectué A le requérant, de factures de crèches de 2014 et 2015 et de factures non datées et non nominatives, ne saurait établir la réalité de sa participation à l'entretien de son enfant dans les conditions prévues à l'article L. 423-7 cité au point précédent. A suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8.En sixième lieu, eu égard à ce qui vient d'être dit aux points précédents, M. E ne remplissant pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour de plein droit, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour doit également être écarté.
9.En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue A la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10.M. E se prévaut de son ancienneté de séjour, de ses attaches familiales et de son insertion professionnelle sur le territoire français. Cependant, il ressort des pièces du dossier que la présence du requérant en France n'est due qu'à son maintien irrégulier sur le territoire français après sa soustraction à de précédentes mesures d'éloignement. En outre, il ne justifie pas avoir résidé de manière habituelle et continue sur le territoire français depuis 2005, dès lors qu'il s'est rendu au Congo à plusieurs reprises, qu'il y a résidé au cours des années 2015 à 2017, pays où il ne conteste pas être père de trois enfants. S'il soutient vivre avec Mme F, de nationalité congolaise et leurs deux enfants, il ressort des pièces du dossier que la vie maritale n'a été déclarée que le 19 mars 2022, soit moins de quatre mois avant l'édiction de l'arrêté contesté. A ailleurs, l'insertion professionnelle de M. E se limite à des missions d'intérimaire entre 2012 et 2015, et à une promesse d'embauche en date du 15 mars 2021. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. E au respect de sa vie privée et familiale en ayant refusé de lui délivrer un titre de séjour, eu égard aux buts poursuivis A cette décision. A suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
11.En huitième lieu, aux termes de l'article 3, paragraphe 1, de la convention relative aux droits de l'enfant susvisée : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, les tribunaux des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12.Pour les mêmes motifs que ceux exposés au pont 7 du présent jugement, et alors que le requérant n'établit pas contribuer à l'éducation et l'entretien de ses enfants A les seules documents et pièces qu'il produit, la décision attaquée n'a pas méconnu les stipulations précitées.
13.En dernier lieu, pour les motifs développés aux points 7 et 10 la décision contestée n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
14.Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant un titre de séjour.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. En premier lieu, M. E n'établit pas l'illégalité de la décision A laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé de l'admettre au séjour. A suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.
16.En deuxième lieu, en application de l'article L. 613-1 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français qui accompagne la décision de refus de titre de séjour n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de cette décision. En l'espèce, la décision de refus de titre de séjour étant, ainsi qu'il a été dit au point 2, suffisamment motivée, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la mesure d'éloignement doit être écarté.
17.En troisième lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la violation du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés pour les motifs énoncés aux points 7 et 10.
18.En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues A l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () ".
19.Il est constant que M. E est père d'un enfant français mineur né le 2 juin 2012 à Corbeil - Essonnes. Toutefois, M. E qui a quitté le territoire entre 2015 et le 26 juin 2017 n'établit pas, A les pièces qu'il produit à savoir, des factures de fournitures, d'hôtel et de crèche de 2014 et 2020, des attestations peu circonstanciées de Mme C ainsi que des photographies non datées, subvenir effectivement à l'éducation et à l'entretien de son enfant depuis sa naissance ou depuis au moins deux ans, au sens et pour l'application des dispositions précitées du 5° de l'article L. 611 3 du code de l'entrée et du séjour de étrangers et du droit d'asile. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
20.En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime aurait entaché la décision contestée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
21.Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire.
Sur la décision fixant le pays de destination :
22.En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à se prévaloir, A voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire à l'appui de sa demande d'annulation de la décision fixant le pays de destination.
23.En deuxième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable A les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Le requérant se borne à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu et ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées en temps utile, auraient été de nature à y faire obstacle. A suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
24.En troisième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
25.M. E ne fait état d'aucun risque en cas de retour au Congo. A suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
26.En dernier lieu, pour les motifs développés aux points 7 et 10 la décision contestée n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
27.Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
28.Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées A M. E doivent être rejetées, ainsi que celles présentées à fin d'injonction sous astreinte et celle présentées au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, à Me Mary et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- M. Guiral, conseiller,
- Mme Boucetta, conseillère.
Rendu public A mise à disposition au greffe le 14 février 2023.
La présidente - rapporteure,
C. B
L'assesseur le plus ancien
S. GUIRAL
Le greffier,
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026