LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2203863

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2203863

lundi 3 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2203863
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique
Avocat requérantLEROY

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 14 juillet 2022 sous le n° 2202904, et un mémoire complémentaire enregistré le 27 septembre 2022, M. C B, représenté par Me Leroy, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 mars 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour " vie privée et familiale " valable un an dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou de réexaminer sa demande dans le délai de deux mois, et de lui remettre, dans tous les cas, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans les huit jours et jusqu'à ce qu'il soit de nouveau statué sur son admission au séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1000 euros au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

la décision portant refus de titre de séjour :

- méconnaît le droit à une bonne administration et les droits de la défense, incluant le droit d'accès aux informations, le droit d'être entendu, les obligations de motivation et d'examen sérieux et complet de la demande ;

- n'a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour ;

- méconnaît l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article L. 423-23 de ce code et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- méconnaît le droit à une bonne administration et les droits de la défense, incluant le droit d'accès aux informations, le droit d'être entendu, les obligations de motivation et d'examen sérieux et complet de la demande ;

- est illégale car fondée sur un refus de titre de séjour illégal ;

- est contraire à la jurisprudence Diaby et méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

la décision fixant le pays de destination :

- méconnaît le droit à une bonne administration et les droits de la défense incluant le droit d'accès aux informations, le droit d'être entendu, les obligations de motivation et d'examen sérieux et complet de la demande ;

- est illégale car fondée sur une mesure d'éloignement illégale ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête et fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

II. Par une requête enregistrée le 23 septembre 2022, sous le n° 2203863, et un mémoire complémentaire enregistré le 27 septembre 2022, M. C B, représenté par Me Leroy, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

2°) à titre subsidiaire, en cas de maintien de la décision d'assignation à résidence, d'enjoindre au préfet de l'autoriser à circuler sur les circonscriptions de sécurité publique de Rouen et Elbeuf, ainsi qu'à se rendre au CFA du Val de Reuil, et de ne l'astreindre à se présenter dans les locaux de la police d'Elbeuf qu'une fois par semaine, le lundi à 9h00, ou de réexaminer les modalités d'assignation à résidence ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1080 euros TTC au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 septembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête. Il fait valoir qu'aucun des moyens dont se prévaut le requérant n'est fondé.

Vu :

- la décision par laquelle M. A a été désigné comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative ;

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code civil ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- les rapports de M. A ;

- les observations de Me Leroy, pour M. B, qui a également été mis en mesure de faire part de ses observations.

Le préfet de la Seine-Maritime n'étant ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B est un ressortissant malien né le 12 avril 2003, entré en France en janvier 2019. Après une décision d'accueil provisoire d'urgence en date du 18 février 2019, il a fait l'objet d'une décision de placement provisoire à l'aide sociale à l'enfance de la Seine-Maritime le 14 mars 2019, et d'un jugement de placement le 18 avril suivant. A la suite de sa demande de titre de séjour introduite le 23 mars 2021 sur le fondement des articles L. 313-11-2 bis et L. 311-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, le préfet de la Seine-Maritime a, par un arrêté du 30 mars 2022, refusé de lui accorder le titre sollicité et a pris à son encontre une mesure d'éloignement. Le 21 septembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime a assigné le requérant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur l'étendue du litige :

2. En application des articles L. 614-7 et L 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les conclusions de la requête n° 2202904 dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et détermination du pays de destination, comprises dans l'arrêté préfectoral du 30 mars 2022, relèvent de la compétence du magistrat désigné par le président du tribunal, dès lors que M. B a été assigné à résidence sur le fondement de l'article L. 731-1 du même code. Les conclusions dirigées contre la décision de refus de titre de séjour figurant dans l'arrêté précité du 30 mars 2022 relèvent en revanche de la compétence d'une formation collégiale du tribunal.

Sur les conclusions aux fins d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français :

S'agissant des moyens tirés de l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour :

3. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors en vigueur : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ". L'article R. 431-10 de ce code dispose que : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ;() ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Enfin, aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. () " et aux termes de l'article 388 du même code : " Le mineur est l'individu de l'un ou l'autre sexe qui n'a point encore l'âge de dix-huit ans accomplis. / Les examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l'âge, en l'absence de documents d'identité valables et lorsque l'âge allégué n'est pas vraisemblable, ne peuvent être réalisés que sur décision de l'autorité judiciaire et après recueil de l'accord de l'intéressé. / Les conclusions de ces examens, qui doivent préciser la marge d'erreur, ne peuvent à elles seules permettre de déterminer si l'intéressé est mineur. Le doute profite à l'intéressé. () ".

4. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés aux dossiers dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.

5. Le préfet affirme que M. B ne justifie pas de son âge en se fondant sur les analyses de la police aux frontières qui a considéré que le jugement supplétif d'acte de naissance du 10 janvier 2020 était falsifié en raison de l'apposition d'un timbre humide contrefait, de même que l'acte de naissance, en raison de mentions non conformes. L'administration tire de ces défauts matériels une intention frauduleuse du requérant, intention contestée par l'intéressé qui n'a produit en France que les documents officiels maliens dont il disposait. L'administration ne prend pas plus en considération les données versées aux dossiers par le requérant relatives aux pratiques des services de l'état civil dans son pays d'origine, et la production en cours d'instance d'une nouvelle attestation, datée du 16 septembre 2022, d'un officier d'état civil du centre de Kersignagé. Il suit de là que, compte tenu de l'ensemble des éléments produits à l'instance, le préfet de la Seine-Maritime n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, que l'identité de M. B, et, en particulier, sa date de naissance le 12 avril 2003, ne serait pas établie.

6. Si le préfet indique dans l'acte attaqué : " sans prouver son identité, mes services ne sont pas en mesure d'instruire le dossier du demandeur ", il fonde néanmoins essentiellement son analyse, aux fins de justifier l'acte attaqué, sur le défaut d'insertion du requérant dans la société française. Or, les pièces versées aux dossiers par M. B, suffisamment circonstanciées et concordantes, qu'il s'agisse, par exemple, du rapport de l'institut départemental de l'enfance, de la famille et du handicap pour l'insertion (IDEFHI) en date du 24 février 2021, du courrier du maire d'Elbeuf sur Seine ou de divers témoignages, qui illustrent la qualité de ses relations amicales, professionnelles, ainsi que de son civisme, attestent du caractère aussi sérieux que constant de la volonté du requérant de réaliser son insertion dans la société française depuis son entrée sur le territoire en janvier 2019. En éludant ces données, parmi lesquelles sa volonté de maîtriser la langue française dès son arrivée sur le territoire national et son aspiration à une pleine autonomie financière par le travail, qui permettaient pourtant d'apprécier le degré d'intégration du requérant en France, le préfet de la Seine-Maritime a entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation de ce dernier. Il y a lieu, par suite, d'accueillir l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour, invoquée par le requérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

7. Il suit de là que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, doit être accueilli. L'annulation de la mesure d'éloignement du 30 mars 2022 emporte, par voie de conséquence, celle de l'acte du même jour fixant le pays de destination ainsi que celle du 21 septembre 2022 assignant le requérant à résidence.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

8. Le présent jugement implique, en application des dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il soit mis fin à l'assignation à résidence et que l'administration procède au réexamen de la situation administrative de M. B dans un délai qu'il convient de fixer à un mois à compter de la notification de la présente décision. L'administration munira le requérant, dans l'attente d'une nouvelle décision, d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai de huit jours à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

D E C I D E :

Article 1er : Les décisions par lesquelles le préfet de la Seine-Maritime a, le 30 mars 2022, obligé M. B à quitter le territoire français et fixé le pays de destination, sont annulées.

Article 2 : L'arrêté du 21 septembre 2022, par lequel le préfet de la Seine-Maritime a assigné M. B à résidence, est annulé.

Article 3 : Le préfet de la Seine-Maritime remettra à M. B une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai de huit jours à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : Tous les droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'à la fin de de l'instance n° 2202904 pendante devant une formation collégiale du tribunal.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Leroy et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 3 octobre 2022.

Le magistrat désigné,La greffière,

C. AA. LENFANT

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2202904, 2203863

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions