LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2203864

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2203864

lundi 3 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2203864
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique
Avocat requérantLEPEUC MARIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 septembre 2022, M. D C, représenté par Me Lepeuc, demande au tribunal :

1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 22 septembre 2022, notifié le 23 septembre suivant, par lequel le préfet de l'Eure l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou de l'article 37 alinéa 1 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que l'acte attaqué :

- est insuffisamment motivé ;

- méconnait l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est illégal dès lors que le préfet s'est considéré en situation de compétence liée, en méconnaissance du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2022, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête et fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

Vu :

-la décision par laquelle M. A a été désigné comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative ;

-les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- les rapports de M. A ;

- les observations de Me Lepeuc, pour M. C.

Le préfet de l'Eure n'étant ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. D C est un ressortissant congolais né le 12 avril 1997 à Pointe Noire. Il serait entré en France en 2015, et a obtenu une carte de résident au titre du regroupement familial. Le 9 novembre 2018, il a été condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour conduite d'un véhicule sans permis, usage illicite de stupéfiants, refus par le conducteur d'un véhicule de se soumettre aux vérifications tendant à établir l'état alcoolique et de se soumettre aux analyses ou examens en vue d'établir s'il conduisait en ayant fait usage de stupéfiants, et conduite d'un véhicule en état d'ivresse. Le 23 avril 2021, il a été condamné à trois ans d'emprisonnement pour vol aggravé par trois circonstances, extorsion commise au préjudice d'une personne vulnérable, et escroquerie. M. C a été incarcéré à compter du 26 mars 2021 à la maison d'arrêt d'Evreux avant d'être transféré le 15 septembre 2021 au centre de détention de Val-de-Reuil. Par un arrêté du 5 août 2021, le préfet de l'Eure lui a retiré le titre de séjour dont il bénéficiait. Au mois de juillet 2022, M. C a formé une demande de carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ". Par un arrêté du 31 août 2022, le préfet de l'Eure a refusé de faire droit à sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. La magistrate désignée du tribunal de céans a rejeté son recours contre ces décisions par un jugement du 21 septembre 2022, à l'exception du refus de titre de séjour qui relève d'une formation collégiale de la juridiction. Le 22 septembre 2022, le préfet de l'Eure a assigné M. C à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Dans les circonstances de l'espèce, eu égard à l'urgence, il y a lieu d'admettre provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Sur les conclusions aux fins d'annulation:

3. En premier lieu, la décision attaquée mentionne les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée.

4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Eure se serait considéré en situation de compétence liée eu égard à la mesure d'éloignement prise à l'encontre du requérant, la présentation de la situation de l'intéressé dans l'acte attaqué attestant du contraire. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit, pour les mêmes motifs, être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure :1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ;2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ;3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. "

6. Si une décision d'assignation à résidence prise en application des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit comprendre les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et notamment préciser la fréquence des présentations auprès du service auquel l'étranger doit se rendre, ces modalités de contrôle sont divisibles de la mesure d'assignation elle-même.

7. En l'espèce, le préfet de l'Eure a imposé une fréquence des présentations supérieure à celle prévue par l'article R. 733-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, eu égard au 1° de l'article L. 731-1 de ce code sur lequel l'administration était fondée à prendre la mesure d'assignation à résidence, considération prise de la situation de

M. C. Par suite, le requérant est fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué exclusivement en tant qu'il l'oblige à se présenter deux fois par jour auprès du service de contrôle.

Sur les frais d'instance :

8. L'administration n'étant pas la partie perdante, les conclusions aux fins de paiement de ces frais doivent être écartées.

D E C I D E :

Article 1er : L'aide juridictionnelle provisoire est accordée à M. C.

Article 2 : L'arrêté du 22 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Eure a assigné à résidence M. C est annulé en tant qu'il fixe les modalités de contrôle du requérant.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Me Lepeuc et au préfet de l'Eure.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 3 octobre 2022.

Le magistrat désigné,

Signé :

C. ALa greffière,

Signé :

M. B

La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions