mercredi 28 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2203884 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2022, M. A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 juin 2021 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a fixé le pays à destination duquel la mesure d'éloignement dont il fait l'objet sera exécutée ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de procéder à un nouvel examen de sa situation.
Par mémoire, enregistré le 27 septembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête et subsidiairement à son rejet au fond.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".
2. Aux termes de l'article L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les dispositions du chapitre IV du titre I du livre VI sont applicables à la contestation et au jugement de la décision fixant le pays de renvoi qui vise à exécuter une décision portant obligation de quitter le territoire français ou une interdiction de retour sur le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 614-15 du même code : " Les dispositions des articles L. 614-4 à L. 614-6 sont applicables à l'étranger détenu. ".
3. M. A, qui fait l'objet d'une interdiction du territoire français d'une durée de dix ans prononcée par un arrêt de la cour d'assise de la Haute-Garonne du 30 mai 2018, était en détention au centre pénitentiaire du Havre. Par arrêté du 24 juin 2021, le préfet de la Seine-Maritime a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné à sa levée d'écrou. Conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 de ce code, le préfet a informé M. A dans l'article 2 de la décision en litige que la décision pouvait faire l'objet d'un recours dans le délai de trente jours à compter de sa notification devant le tribunal administratif de Rouen. Il lui a également été précisé que le recours pouvait être transmis au tribunal par le centre pénitentiaire du Havre.
3. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée du 24 juin 2021 a été notifiée à M. A en détention le 8 juillet 2021 et que la notification de cette décision mentionnait les voies et délais de recours. La requête présentée par M. A tendant à l'annulation de cette décision n'a été enregistrée au greffe que le 26 septembre 2022, soit après l'expiration du délai du recours contentieux. Si le requérant fait valoir qu'il lui était matériellement impossible de faire un recours dans les 48h dès lors qu'il était en détention, il ressort des mentions de la décision en litige qu'il disposait d'un délai de trente jours pour la contester et qu'il avait été informé de la possibilité de déposer son recours par l'intermédiaire du centre pénitentiaire. M. A avait également bénéficié d'une procédure contradictoire sur la possibilité d'une telle mesure par un courrier du 9 mars 2021 alors qu'il était déjà en détention. Par suite, et alors qu'il ne démontre pas avoir vainement tenté de contester cette mesure depuis plus d'un an, ni avoir été dans l'impossibilité de solliciter le concours d'un avocat dans le délai de trente jours qui lui avait été donné, cette requête, qui est tardive, ne saurait être régularisée et doit donc être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste, en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Si le requérant fait valoir qu'il a sollicité l'asile le 12 août 2022 en raison des craintes encourues en cas de retour dans son pays d'origine et produit, à l'appui de ses dires, l'attestation de demandeur d'asile transmise le 30 août 2022 par la préfecture, cette circonstance qui ferait obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'à la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides sur la demande d'asile de l'intéressé est cependant sans incidence sur la légalité de la décision en litige. Au demeurant, le préfet produit un courriel de l'OFPRA du 23 septembre 2022 établissant qu'aucune demande d'asile n'a été enregistrée auprès de ses services au nom de M. A, alors que celui-ci avait reçu l'ensemble des éléments le 30 août, avec son attestation de demandeur d'asile.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Rouen, le 28 septembre 2022.
La présidente de la 2ème chambre,
P. Bailly
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026