LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2204456

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2204456

mardi 4 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2204456
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC+
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantMARY-INQUIMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2022, M. A C, représenté par la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour ou de le munir d'une autorisation provisoire de séjour dans le délai de trente jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte journalière de 100 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. C soutient que :

* Le refus de séjour :

- n'a pas été précédé de la saisine de la commission du titre de séjour ;

- est entaché d'un vice de procédure dès lors que le traitement des antécédents judiciaires (TAJ), qui ne pouvait être utilisé, a été consulté par un agent non habilité, qu'il n'a pas été informé de cette consultation et que le préfet n'a pas informé les services de police, de gendarmerie et le procureur de la République ;

- est insuffisamment motivé ;

- n'a pas été précédé de la consultation du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;

- méconnaît le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- méconnaît l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

* L'obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours :

- n'a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour ;

- est entachée d'un vice de procédure dès lors que le TAJ, qui ne pouvait être utilisé, a été consulté par un agent non habilité, qu'il n'a pas été informé de cette consultation et que le préfet n'a pas informé les services de police, de gendarmerie et le procureur de la République ;

- est insuffisamment motivée ;

- n'a pas été précédée d'un avis du collège médical de l'OFII ;

- repose sur un refus de séjour illégal ;

- méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

* La décision fixant le pays de destination :

- a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ;

- repose sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient qu'aucun des moyens n'est fondé.

Vu :

- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;

- la décision du 5 octobre 2022 d'admission totale à l'aide juridictionnelle ;

- l'ordonnance du 13 janvier 2023 fixant la clôture de l'instruction au 20 février 2023 à 12 h ;

- les autres pièces du dossier, notamment celle versée le 13 mars 2023 pour M. C.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de procédure pénale ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Minne, président de chambre,

- et les observations de Me Mary, pour M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien, est entré irrégulièrement en France à l'âge de 27 ans au cours de l'année 2017 en provenance d'Espagne dont les autorités l'avaient expulsé. Par formulaire souscrit le 3 septembre 2020, il a demandé la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 applicable aux Algériens malades. Au cours de l'instruction de cette demande et sur invitation du préfet, il a précisé sa situation de famille et l'autorité de police a examiné le dossier au regard du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien relatif à la vie privée et familiale. En revanche, quoique marié avec une ressortissante française depuis le 19 septembre 2020, l'intéressé n'a pas sollicité son admission en qualité d'Algérien conjoint de Français. Par l'arrêté du 22 juillet 2022 attaqué, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de faire droit à ses demandes, a prononcé une obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de destination.

Sur le refus de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté préfectoral en litige reproduit les termes des 5) et 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi que ceux de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énonce les considérations de fait ayant conduit l'autorité administrative à considérer que M. C ne remplissait pas les conditions posées par les stipulations de l'accord bilatéral et présente une menace pour l'ordre public au sens des dispositions législatives en cause. Le refus de séjour, qui comportait les considérations de droit et de fait qui le justifient, est donc suffisamment motivé.

3. En deuxième lieu, le collège des médecins de l'OFII a émis un avis le 5 octobre 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de la Seine-Maritime a omis de saisir ce collège médical manque en fait.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes () " Marié avec une Française depuis plusieurs mois à la date de l'arrêté attaqué, M. C entre dans la catégorie des Algériens définie par le 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, dont il n'a d'ailleurs pas demandé le bénéfice ainsi qu'il est dit au point 1. Par suite, il ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations du 5) de l'article 6 de cet accord bilatéral dont il est exclu du champ d'application. Pour le même motif, faute de relever de ces dernières stipulations et faute de tout élément permettant de justifier que M. C remplit les conditions pour la délivrance de plein droit, sur un autre fondement, d'un certificat de résidence, la commission du titre de séjour n'avait pas à être préalablement saisie.

5. En quatrième lieu, en vertu du V de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure, il peut être procédé, pour la délivrance, le renouvellement ou le retrait d'un titre ou d'une autorisation de séjour sur le fondement, notamment de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou des stipulations équivalentes des conventions internationales, à des enquêtes administratives dans les conditions prévues au second alinéa du I du même article, c'est-à-dire par la consultation de traitements automatisés de données à caractère personnel relevant de l'article 31 de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification et dans des conditions précisées par décret. Il est vrai que l'accord franco-algérien, qui régit entièrement le régime du droit au séjour des Algériens rend inapplicables à ces ressortissants les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoient que la délivrance d'une carte de séjour peut, par décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Toutefois, cette possibilité de refus n'est que la traduction, pour les cartes de séjour, de la réserve générale d'ordre public exprimée par les dispositions de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application au cas de M. C. Dès lors que les stipulations de l'accord franco-algérien ne privent pas l'autorité administrative de son pouvoir de refuser l'admission au séjour à un ressortissant algérien en se fondant sur des motifs tenant à l'ordre public, en application de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les dispositions rappelées ci-dessus de l'article L. 114-1 du code de sécurité intérieure doivent s'interpréter comme prévoyant la possibilité pour le préfet de consulter le TAJ institué par l'article R. 40-23 du code de procédure pénale. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet n'était pas autorisé à consulter ce fichier doit être écarté.

6. En cinquième lieu, la circonstance que l'agent ayant procédé à la consultation du TAJ n'aurait pas été, en application des articles R. 40-23, R. 40-28 et du 1° du I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, individuellement désigné et régulièrement habilité à cette fin, si elle est susceptible de donner lieu aux procédures de contrôle de l'accès à ces traitements, n'est pas, par elle-même, de nature à entacher d'irrégularité la décision prise sur une demande de délivrance du certificat de résidence. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet n'a pas justifié de l'identité et de l'habilitation de l'agent qui a consulté le fichier est inopérant. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de ce que M. C n'a pas été informé de la consultation du TAJ, de ce que l'autorité administrative n'a pas préalablement saisi les services du procureur de la République ou les services de police ou de gendarmerie pour complément d'information et de ce que des informations extraites du fichier ont été divulguées ne constituent pas des vices de procédure susceptibles d'avoir entaché d'irrégularité la procédure d'instruction de la demande de titre de séjour.

7. En sixième lieu, si le préfet de la Seine-Maritime n'a pas remis en doute la communauté de vie entamée en 2019 avec Mme B avec qui M. C s'est marié en 2020, il ressort des pièces du dossier que ce dernier n'est pas sans attaches en Algérie où demeurent ses parents et ses quatre frères et sœurs. Le requérant ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle et, s'il conteste les conditions dans lesquelles les services préfectoraux ont procédé à la consultation du TAJ, il ne dément pas avoir été interpellé à trois reprises entre le 3 janvier 2021 et le 30 septembre 2021, pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour, pour délit de fuite après accident de la circulation, port d'arme et rébellion ainsi que pour usage illicite de stupéfiants. La circonstance qu'il n'a pas été condamné par l'autorité judiciaire ne fait pas obstacle à la prise en considération par l'autorité investie de la police administrative spéciale des étrangers de ces faits dont l'existence n'est pas sérieusement contestée dans la mesure où il ne donne aucun détail sur les circonstances dans lesquelles il aurait été impliqué dans ces événements. L'autorité administrative ne s'est donc pas méprise sur l'existence d'une menace à l'ordre public au sens des dispositions invoquées de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, compte tenu de la portée d'une décision de refus de séjour prononcée à l'égard d'un Algérien conjoint de Français qui peut solliciter son retour en France en cette qualité, la décision attaquée ne porte pas une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. En dernier lieu, M. C s'appuie sur les éléments analysés ci-dessus pour conclure à l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation. Pour les motifs énoncés au point 7, ce moyen doit être écarté.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, la motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confond avec celle du refus de titre de séjour. Le refus de séjour étant suffisamment motivé ainsi qu'il est dit au point 2, l'obligation de quitter le territoire français n'avait pas à être elle-même spécialement motivée.

10. En deuxième lieu, aucune disposition ne prévoyant la saisine de la commission du titre de séjour avant l'édiction d'une obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que cette instance collégiale n'a pas été saisie doit être écarté.

11. En troisième lieu, les arguments et moyens tirés de la méconnaissance des dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de procédure pénale relatives aux conditions et modalités de consultation du TAJ doivent être écartés pour les motifs énoncés aux points 5 et 6.

12. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que les troubles psychotiques dont est affecté M. C ont été pris en considération par le collège médical de l'OFII et ont donné lieu à son avis du 5 octobre 2021 mentionné au point 3. Les comptes rendus, ordonnances de prescription, attestation de passage et certificat de suivi contemporains de la décision attaquée et établis par le pôle psychiatrie du Groupe hospitalier du Havre sont contemporains ce cet avis et ne révèlent pas une aggravation de l'état de santé du requérant telle qu'elle aurait dû saisir à nouveau le collège médical de l'office avant d'envisager de prononcer une mesure d'éloignement. Il n'est notamment pas établi que le préfet aurait eu nécessairement connaissance de ce que M. C a été hospitalisé du 24 juin 2022 au 12 juillet 2022 et aucune précision sur le caractère contraint de cette hospitalisation n'est donnée, qui permettrait d'apprécier le caractère péjoratif de l'évolution de l'état de santé.

13. En cinquième lieu, l'obligation de quitter le territoire français en litige repose sur un refus de séjour qui n'est pas entaché d'illégalité ainsi qu'il résulte des points 2 à 8.

14. En sixième lieu, par les pièces produites, M. C ne démontre pas que son état de santé ne pourrait pas être effectivement pris en charge dans son pays d'origine. Pour ce motif et ceux énoncés au point 12, le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui protège de l'éloignement des étrangers en raison de leur état de santé doit être écarté.

15. En dernier lieu, l'obligation de quitter le territoire français attaquée ne contrevient pas aux stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni n'est entachée d'erreur manifeste d'appréciation pour les motifs énoncés aux points 7 et 8.

Sur la décision fixant le pays de destination :

16. En premier lieu, le requérant, qui a demandé la délivrance d'un titre de séjour, ne pouvait ignorer qu'en cas de refus il était susceptible d'être obligé de quitter le territoire français vers un pays de destination et en particulier de celui dont il est originaire. Il a été mis à même, pendant l'instruction de sa demande, d'apporter au préfet tous les éléments d'information qu'il souhaitait. Il ne donne aucune précision sur les observations complémentaires qu'il aurait souhaité présenter et qui auraient été de nature à avoir une influence sur le sens de la décision fixant le pays de destination. Il n'est donc pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu.

17. En deuxième lieu, la décision fixant le pays de destination repose sur une obligation de quitter le territoire français qui n'est pas entachée d'illégalité ainsi qu'il résulte des points 9 à 15.

18. En dernier lieu, M. C s'appuie sur les éléments analysés ci-dessus pour conclure à l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation. Pour les motifs énoncés ci-dessus, ce moyen doit être écarté.

19. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à la SELARL Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 21 mars 2023 à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,

Mme Jeanmougin, première conseillère,

M. Le Vaillant, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.

Le président-rapporteur,

Signé

P. MINNEL'assesseure la plus ancienne,

Signé

H. JEANMOUGIN

Le greffier,

Signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

N°2204456

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions