jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2204558 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | LEROY Magali |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 novembre 2022 et 25 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Leroy, demande au tribunal :
1) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 16 aout 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français avec délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois et lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours ;
3) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros HT sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise sans un examen complet de sa demande ;
- elle méconnaît le droit à une bonne administration reconnu par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et par les principes généraux du droit de l'Union européenne, notamment en ce que les avis défavorables émis sur ses documents d'état civil ne lui ont pas été communiqués préalablement à l'intervention de la décision ;
- la commission du titre de séjour aurait dû être consultée dès lors qu'il remplissait les conditions pour se voir délivrer une carte de séjour temporaire de plein droit ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dans la mise en œuvre de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée, notamment en ce qu'il existe une confusion sur le délai qui lui est accordé ;
- elle a été prise sans un examen complet de sa demande ;
- elle méconnaît le droit à une bonne administration reconnu par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et par les principes généraux du droit de l'Union européenne, notamment en ce que les avis défavorables émis sur ses documents d'état civil ne lui ont pas été communiqués préalablement à l'intervention de la décision ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision de refus de titre de séjour ;
- elle porte atteinte à son droit à la vie privée et familiale, protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- dès lors qu'il se trouve dans une situation dans laquelle un titre de séjour devait lui être délivré de plein droit, il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire :
- cette décision est insuffisamment motivée, notamment en ce qu'il existe une confusion sur le délai qui lui est accordé ;
- elle a été prise sans un examen complet de sa demande ;
- elle méconnaît le droit à une bonne administration reconnu par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et par les principes généraux du droit de l'Union européenne, notamment en ce que les avis défavorables émis sur ses documents d'état civil ne lui ont pas été communiqués préalablement à l'intervention de la décision ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont sont elles-mêmes entachées la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est insuffisamment motivée, notamment en ce qu'il existe une confusion sur le délai qui lui est accordé ;
- elle a été prise sans un examen complet de sa demande ;
- elle méconnaît le droit à une bonne administration, reconnu par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et par les principes généraux du droit de l'Union européenne, notamment en ce que les avis défavorables émis sur ses documents d'état civil ne lui ont pas été communiqués préalablement à l'intervention de la décision ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont sont elles-mêmes entachées la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le moyen tiré de la méconnaissance du droit à la bonne administration est inopérant à l'encontre du refus de séjour ;
- aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code civil.
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouvet, premier conseiller ;
- les observations de Me Leroy, pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant sierra-léonais né en 2003, serait entré en France en décembre 2019. Il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance et, compte-tenu de sa majorité, s'est présenté le 26 avril 2021 à la préfecture de Seine-Maritime pour déposer une demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Après s'être vu remettre des récépissés, il s'est vu notifier un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 16 aout 2022 rejetant sa demande, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la justification de l'état civil :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1° Les documents justifiants de son état civil () ". D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article 47 du code civil, auquel renvoient les dispositions de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
3. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
4. A l'occasion de l'examen de la demande de M. A, l'autorité administrative a soumis au service de la police aux frontières les documents produits par l'intéressé. Il ressort du rapport d'analyse que deux documents ont été examinés. S'agissant du certificat de naissance, le fonctionnaire a relevé que l'impression avait été réalisée en jet d'encre et non en offset. Toutefois, ni le mémoire en défense ni le rapport d'analyse en question n'indiquent quelle serait la source d'une telle obligation d'impression en offset ni si celle-ci serait effectivement respectée par les autorités sierraléonaises. En outre, si le rapport retient que le document ne serait pas légalisé et n'aurait, ainsi, " aucune validité auprès des autorités françaises ", l'absence de légalisation dans les formes requises ne justifie pas que les documents soient écartés pour ce seul motif. Par suite, les irrégularités relevées dans le rapport d'analyse ne suffisent pas à retenir que ce certificat de naissance serait irrégulier, falsifié ou contraire à la réalité au sens des dispositions de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en va de même, pour les mêmes motifs, des prétendues irrégularités qui entacheraient l'attestation délivrée par l'autorité consulaire sierraléonaise en Belgique.
5. En outre, il sera relevé que M. A a produit devant le tribunal un passeport, délivré par les autorités de son pays, valable du 1er aout 2022 au 1er aout 2027, qui est antérieur à l'arrêté en litige et permet de justifier de son état civil.
6. Il résulte de ce qui précède que c'est en méconnaissance des dispositions mentionnées au point 2 du présent jugement que le préfet de la Seine-Maritime a estimé que la demande de M. A était irrecevable, faute pour celui-ci de justifier de son état civil.
Sur le bien-fondé de la demande d'admission exceptionnelle au séjour :
7. En dépit du premier motif de refus sur lequel il a été statué précédemment, l'autorité administrative a néanmoins examiné le bien-fondé de la demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée par M. A sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aux termes de ces dispositions, " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance () entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française () ".
8. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A a conclu le 23 juillet 2020 un contrat d'apprentissage avec l'EURL Manchon couverture, en qualité de couvreur. Son employeur a formé à son profit une demande d'autorisation de travail qui a fait l'objet d'un accord de l'autorité compétente. Ce contrat d'apprentissage a été prolongé pour l'année 2021-2022, le requérant ayant échoué à ses examens de CAP. Il résulte toutefois des attestations particulièrement nombreuses, précises et élogieuses ainsi que du rapport d'évaluation de la structure d'accueil, l'Institut départemental de l'enfance, de la famille et du handicap pour l'insertion, que le jeune A démontre une réelle volonté d'insertion professionnelle, son employeur louant d'ailleurs sa fiabilité, sa ponctualité et son importance pour l'entreprise. Il est hébergé en colocation et s'acquitte des obligations qui sont les siennes, il justifie être autonome, progresser dans la maitrise de la langue française et il n'est ni établi ni allégué qu'il présenterait une quelconque menace à l'ordre public. Compte-tenu de la volonté d'insertion particulièrement marquée du jeune requérant, et alors même qu'il aurait encore des attaches familiales dans son pays d'origine - son père et une sœur, sa mère étant décédée - le tribunal estime que le préfet de la Seine-Maritime a commis une erreur manifeste d'appréciation en rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision de refus de titre de séjour ainsi que, par voie de conséquence, des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi, qui se trouvent privées de base légale.
11. Eu égard au motif d'annulation énoncé ci-dessus, le présent jugement implique nécessairement la délivrance à M. A d'un titre de séjour portant la mention " salarié ", sous réserve d'un changement substantiel dans la situation de droit ou de fait de l'intéressé. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, ou au préfet compétent au regard du lieu de résidence actuel du requérant de procéder à cette délivrance dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, et de le munir dans l'attente, dans un délai de quinze jours, d'un récépissé ou d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
12. Enfin, M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Leroy, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Leroy de la somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 16 aout 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté la demande de titre de séjour de M. A, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi est annulé en toutes ses dispositions.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Maritime, ou au préfet compétent au regard du lieu de résidence actuel du requérant, de délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " à M. A dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de le munir dans l'attente, dans un délai de quinze jours, d'un récépissé ou d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : L'Etat versera à Me Leroy une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Leroy renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Leroy et au préfet de la Seine-Maritime.
En application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative, copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Rouen.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
M. Leduc, premier conseiller,
M. Bouvet, premier conseiller,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le rapporteur,
C. BOUVET
La présidente,
A. GAILLARD
Le greffier,
H. TOSTIVINT
La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2204558
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026