mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2204634 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 novembre 2022, M. B D, représenté par Me Elatrassi-Diome, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner en France pendant un mois ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un certificat de résidence valable un an et portant la mention " vie privée et familiale " ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative ou, à titre subsidiaire, la somme de 1 500 euros à lui verser directement sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- l'obligation de quitter le territoire français n'est pas motivée ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- la décision fixant le pays de destination est insuffisamment motivée ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français n'est pas motivée ;
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les articles 3 et 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire enregistré le 9 décembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 9 octobre 1987 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Elatrassi-Diome, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant marocain né le 1er janvier 1971, demande l'annulation de l'arrêté du 8 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de destination et lui a interdit de retourner en France pendant un mois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 22-052 du 29 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. E C, directeur des migrations et de l'intégration, a reçu délégation du préfet de la Seine-Maritime à l'effet de signer toutes les décisions relevant des attributions de sa direction. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué énonce les motifs de fait et de droit sur lesquels l'autorité administrative s'est fondée pour rejeter la demande de titre de séjour du requérant. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision manque en fait.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet s'est livré à un examen particulier de la situation personnelle du requérant.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance " et aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger () qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. D est entré en France pour la première fois le 19 décembre 2014 à l'âge de quarante-trois ans. Hormis la présence de sa sœur, de son beau-frère et de sa nièce qui possèdent la nationalité française, le requérant, qui est célibataire et n'a pas d'enfant à charge, ne justifie pas d'autres attaches familiales sur le territoire. Si M. D soutient qu'il a quitté le Maroc en raison de sa conversion religieuse, aucune des pièces produites n'est de nature à corroborer ses allégations ni même à démontrer qu'il aurait été rejeté, comme il le prétend, par les membres de sa famille présents au Maroc, du fait de sa pratique de la religion chrétienne et qu'il risquerait ainsi d'être isolé dans ce pays. Par ailleurs, en dépit de la durée de sa présence sur le territoire, M. D n'établit pas son insertion professionnelle, et les témoignages de proches qu'il verse au dossier, lesquels sont au demeurant assez peu nombreux, ne sont pas suffisants pour démontrer que le requérant aurait tissé en France un réseau amical ancien, intense et stable, cette seule circonstance n'étant pas, en tout état de cause, de nature à établir à elle seule que la vie privée et familiale du requérant se serait reconstituée sur le territoire national. Dans ces conditions, en refusant de l'admettre au séjour, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant une atteinte excessive. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent donc qu'être écartés. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant.
7. En cinquième lieu, la situation personnelle et familiale du requérant telle qu'elle a été décrite au point précédent ne permet pas de caractériser des considérations humanitaires justifiant que l'autorité administrative l'autorise à titre exceptionnel à séjourner sur le territoire. Ainsi, en lui refusant une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni n'a entaché l'arrêté d'un défaut d'examen sérieux.
8. En dernier lieu, M. D ne remplit pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'absence de saisine préalable de la commission prévue à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit dès lors être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 2.
11. En deuxième lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 3, l'obligation de quitter le territoire français, dont la motivation se confond avec celle du refus de titre de séjour, est suffisamment motivée. Ce moyen ne peut donc qu'être écarté.
12. En troisième lieu, l'obligation de quitter le territoire français ne fixe pas le pays à destination duquel le requérant sera éloigné. Par suite, M. D ne peut utilement invoquer, à l'encontre de cette décision, la violation de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. En quatrième lieu, dès lors notamment que la nièce du requérant vit avec ses deux parents, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne méconnaît pas, même si l'intéressé habite aussi avec cet enfant et l'accompagne à l'école, les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
14. En cinquième lieu, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6.
15. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet s'est livré à un examen particulier de la situation personnelle du requérant.
16. En dernier lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 9, M. D ne peut se prévaloir de l'illégalité du refus de titre de séjour pour demander, par voie d'exception, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
17. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 2.
19. En deuxième lieu, la décision contestée comporte les considérations de fait et de droit qui la fondent. Elle est dès lors suffisamment motivée.
20. En troisième lieu, s'il est constant que M. D est membre de la communauté évangéliste de Grand-Couronne, aucun élément du dossier n'est de nature à établir qu'il risquerait d'être exposé, en cas de retour au Maroc, à des traitements inhumains et dégradants prohibés par l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, cette décision ne méconnaît pas l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
21. En quatrième lieu, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6.
22. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en ordonnant l'éloignement du requérant vers le Maroc.
23. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet s'est livré à un examen particulier de la situation personnelle du requérant.
24. En dernier lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 17, M. D ne peut se prévaloir de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français pour demander, par voie d'exception, l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.
25. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
26. Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
27. Pour prononcer l'interdiction de retour sur le territoire français d'un mois, le préfet s'est notamment fondé sur la circonstance que le requérant s'était soustrait à l'exécution de plusieurs mesures d'éloignement. Toutefois, par un jugement du 17 février 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif a annulé la dernière mesure d'éloignement que le requérant avait déférée à sa censure. Il ressort en outre des pièces du dossier que sa sœur, qui l'héberge depuis sept ans et avec laquelle il entretient de véritables liens affectifs, possède la nationalité française et séjourne sur le territoire. Enfin, si les pièces du dossier ne permettent pas de démontrer une insertion sociale particulièrement intense, les liens que M. D a noués sur le territoire national ne sont pas pour autant inexistants, comme en témoignent les attestations produites. Par suite, le préfet a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en interdisant au requérant, dont le comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public, de retourner, ne fût-ce que pour une période d'un mois, sur le territoire français.
28. Dès lors, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête dirigés contre cet acte, M. D est fondé à en demander l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
29. Le présent jugement, qui n'annule que l'interdiction de retour sur le territoire, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de M. D doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
30. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, le versement à Me Elatrassi-Diome d'une quelconque somme sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 8 septembre 2022 du préfet de la Seine-Maritime est annulé en tant qu'il interdit à M. D de retourner sur le territoire français pendant un mois.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Elatrassi-Diome et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- M. Guiral, conseiller,
- Mme Favre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
Le rapporteur,
Signé : S. A
La présidente,
Signé : C. BOYER
Le greffier,
Signé : J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026