mardi 4 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2204682 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 novembre 2022, Mme A B, représentée par la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir préalablement recueilli l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir préalablement recueilli l'avis de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir préalablement recueilli l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- elle est illégale par exception de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît son droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- la décision du 19 octobre 2022 par laquelle Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
- l'ordonnance du 21 février 2023 fixant la clôture de l'instruction au 8 mars 2023 à 12h ;
- les autres pièces du dossier, notamment celles produites par Mme B, enregistrées le 2 décembre 2022 et le 16 février 2023.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Vaillant, conseiller,
- et les observations de Me Mary, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante géorgienne née le 26 décembre 1957, déclare être entrée en France le 29 avril 2011, afin d'y solliciter l'asile. Sa demande de protection internationale a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) par une décision du 20 mars 2012, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 24 octobre 2012. Elle a fait l'objet, le 21 décembre 2012, d'une obligation de quitter le territoire français. Le 25 mars 2014, elle s'est vu délivrer une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 26 juin 2014, en raison de son état de santé et, pour les mêmes motifs, une carte de séjour temporaire valable un an lui a été délivrée le 6 novembre 2014. Le préfet de l'Eure a refusé de renouveler ce titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français par un arrêté du 21 décembre 2015 dont la légalité n'a pas été remise en cause par la juridiction administrative. Le 8 février 2017, Mme B a sollicité son admission au séjour, mais sa demande n'a pas été enregistrée en raison de l'incomplétude de son dossier. Le 26 décembre 2019, elle a, à nouveau, sollicité la délivrance d'un titre de séjour eu égard à son état de santé, qui lui a été refusée par le préfet de la Seine-Maritime. Par un arrêté de ce préfet du 26 août 2020, elle a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée deux ans. Enfin, le 1er juillet 2021, Mme B a sollicité une nouvelle fois la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 13 septembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur le refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise notamment les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il a été fait application à Mme B. Il mentionne également les considérations de fait, propres à cette dernière, qui constituent le fondement de la décision portant refus de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce qu'elle soutient, Mme B n'a sollicité son admission au séjour sur le fondement ni de l'article L. 423-23 ni de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, alors au demeurant que Mme B n'établit pas avoir résidé habituellement en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée, et le moyen tiré du défaut d'examen de son dossier doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont inopérants.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () "
5. Par un avis du 22 mars 2022, que le préfet produit en défense, le collège de médecins de l'OFII a considéré que l'état de santé de Mme B nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut est susceptible d'entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais pour lequel, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, elle devrait pouvoir y bénéficier d'un traitement approprié. La requérante est atteinte de diabète, d'hypertension artérielle et d'un glaucome entraînant une baisse de l'acuité visuelle. Pour contester l'existence d'un traitement approprié de ces pathologies dans son pays d'origine, elle se borne à se prévaloir d'un document prétendument établi par le ministère du travail, de la santé et de la protection sociale de Géorgie, dont le caractère probant avait d'ailleurs déjà été remis en cause par le tribunal dans son jugement du 10 novembre 2016 et qui, étant daté du 26 février 2016, ferait au demeurant état d'une situation antérieure de plus de six ans à l'avis du collège de médecins de l'OFII et de la décision attaquée. Si elle se prévaut également d'une décision du tribunal administratif de Nantes relative au traitement de l'hypertension artérielle en Géorgie, celle-ci date en tout état de cause de l'année 2014, soit près de neuf ans avant la décision attaquée. Enfin, si elle soutient qu'elle ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement de ses pathologies en Géorgie, en raison de l'absence de remboursement et de sa situation financière, elle n'apporte aucun élément au soutien de ces allégations. Mme B ne remet ainsi pas en cause la circonstance qu'un traitement approprié à son état de santé serait effectivement disponible dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés du défaut de recueil préalable de l'avis du collège de médecin de l'OFII et de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En dernier lieu, Mme B se prévaut de la durée de sa présence en France, de la circonstance qu'elle y fait l'objet d'une prise en charge médicale et soutient y disposer d'attaches familiales. Cependant, s'il est constant que la requérante est entrée sur le territoire au début de l'année 2011 et y a résidé régulièrement du 25 mars 2014 au 21 décembre 2015, eu égard à son état de santé, il ressort des pièces du dossier qu'elle a depuis fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement, à l'exécution desquelles elle n'a pas pourvu, qu'ainsi qu'il a été dit précédemment son état de santé peut faire l'objet d'une prise en charge en Géorgie, qu'elle ne justifie d'aucune perspective d'insertion sociale et professionnelle en dépit de sa durée de séjour et qu'elle ne démontre pas, par la seule production de pièces d'identité et de titres de séjours, disposer en France d'attaches familiales, alors que ses déclarations à ce sujet ont fluctué au gré de ses demandes de séjour, l'intéressée n'ayant finalement signalé l'existence d'aucun membre de sa famille. Dans ces conditions, en ayant refusé de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts poursuivis par cette décision. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
8. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, les moyens tirés du défaut de recueil préalable de l'avis du collège de médecins de l'OFII et de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
9. En dernier lieu, pour les motifs exposés au point 6, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
Sur le pays de destination :
10. En premier lieu, la requérante ne pouvait ignorer, en déposant une demande de titre de séjour, qu'elle était susceptible, en cas de rejet de celle-ci, de faire l'objet d'une mesure d'éloignement, accompagnée d'une décision fixant le pays de destination. Il lui appartenait, dans le cadre de l'instruction de sa demande, de faire état de tout élément qu'elle jugeait pertinent de porter à la connaissance de l'autorité administrative, y compris s'agissant du pays à destination duquel elle était susceptible d'être renvoyée. Mme B ne fait en tout état de cause pas état des éléments qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance du préfet de la Seine-Maritime en l'espèce. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, qui relève des droits des de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne, doit être écarté.
11. En second lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
12. Mme B soutient que sa vie et sa liberté seraient en danger en cas de retour en Géorgie, où elle aurait subi plusieurs agressions, en raison de ses origines kurdes et yézides. Elle se borne toutefois à se prévaloir de ses propres allégations, qu'elle n'étaye par aucun élément suffisamment précis et circonstancié, alors au demeurant que les craintes qu'elle évoque reposeraient sur des faits antérieurs de plus de dix ans à la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 13 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles relatives aux frais liés à l'instance, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la SELARL Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.
Le rapporteur,
Signé
A. LE VAILLANT
Le président,
Signé
P. MINNELe greffier,
Signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026