LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2204683

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2204683

mardi 4 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2204683
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantTHOMAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 novembre 2022, M. C A, représenté par Me Thomas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 décembre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer une carte de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ou de réexaminer sa situation et de le munir d'un récépissé de demande de titre de séjour dans le délai de huit jours, le tout sous astreinte journalière de 100 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, subsidiairement, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

* Sa requête est recevable dès lors que l'arrêté a été notifié à une adresse erronée ;

* Le refus de séjour :

- est entaché d'incompétence de son auteur ;

- est insuffisamment motivé ;

- ne procède pas d'un examen particulier de sa situation ;

- est entaché d'erreur de fait ;

- méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

* L'obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours :

- est entachée d'incompétence de son auteur ;

- est insuffisamment motivée ;

- repose sur un refus de séjour illégal ;

- méconnaît le 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entachée d'erreur de droit en raison de sa base légale erronée, qui ne peut être le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entachée de détournement de pouvoir ;

- ne procède pas d'un examen particulier de sa situation ;

- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

* La décision fixant le pays de destination :

- est entachée d'un " défaut de motivation suffisante " ;

- repose sur un refus de séjour illégal ;

- méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

* L'interdiction de retour sur le territoire français :

- est insuffisamment motivée ;

- repose sur un refus de séjour illégal ;

- méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 décembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que :

- la requête est tardive ;

- aucun de ses moyens n'est fondé.

Vu :

- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;

- la décision du 19 octobre 2022 d'admission totale à l'aide juridictionnelle ;

- l'ordonnance du 21 février 2023 fixant la clôture de l'instruction au 6 mars 2023 à 12 h ;

- les autres pièces du dossier, notamment celles versées pour M. A le 16 février 2023 et le 20 février 2022 à 11 h 32.

Connaissance prise de la pièce, versée le 20 mars 2023, produite pour M. A.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Minne, président de chambre,

- et les observations de Me Thomas, pour M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant nigérian, entré en France à l'âge de sept ans avec ses parents au cours de l'année 2005, s'est, à sa majorité, vu reconnaître le bénéfice de la protection subsidiaire. Après que cette protection lui a été retirée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 21 octobre 2021, il a demandé la délivrance d'une carte de séjour au titre de la vie privée et familiale sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté du 13 décembre 2021, le préfet de la Seine-Maritime a refusé d'y faire droit, a prononcé une obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours, a fixé le pays de destination et a émis une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Il ressort des pièces du dossier que le pli recommandé avec accusé de réception contenant l'arrêté du 13 décembre 2021 attaqué a été adressé à l'adresse erronée du 4, au lieu du 7, de la rue Duguay Trouin, porte 102, à Rouen qui est celle du père de M. A et qui avait été donnée à la préfecture. Bien que ce courrier présenté à cette adresse erronée ait donné lieu à un avis de passage laissé le 14 décembre 2021, ces mentions portées sur l'enveloppe ne permettent pas de savoir à coup sûr si le requérant, qui le conteste, a été avisé de la remise de l'avis de passage et a eu effectivement connaissance de la mise en instance du pli au bureau de poste. Il est en revanche établi que l'intéressé a pris connaissance de l'arrêté lors de son placement en rétention administrative, le 6 août 2022. La demande d'aide juridictionnelle formée le 19 août suivant, a eu pour effet d'interrompre le délai de recours jusqu'à la notification de la décision du bureau d'aide juridictionnelle prise le 19 octobre 2022. La requête, enregistrée le 18 novembre 2022 au greffe du tribunal, n'est, par suite, pas tardive.

Sur le refus de séjour :

3. En premier lieu, par arrêté du 9 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 76-2021-158 du 10 septembre 2021, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation à M. D B, directeur des migrations et de l'intégration, pour signer les décisions relatives au séjour des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision de refus de séjour doit, par suite, être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté préfectoral en litige reproduit les termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énonce les considérations de fait ayant conduit l'autorité administrative à considérer que M. A ne remplissait pas les conditions posées par ces dispositions. Le refus de séjour, qui comportait les considérations de droit et de fait qui le justifient, est donc suffisamment motivé.

5. En troisième lieu, la circonstance que l'arrêté ne mentionnerait pas certains aspects du parcours du requérant ne caractérise aucune erreur matérielle des faits.

6. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier, en particulier des motifs de l'arrêté en litige, que le préfet n'a pas manqué à son obligation d'examiner la situation personnelle de M. A.

7. En cinquième lieu, le requérant, entré au jeune âge de sept ans en France, y a séjourné sans discontinuité depuis 2005 et sous couvert de la protection accordée par l'OFPRA jusqu'au 21 octobre 2021. Il avait toutefois cessé ses études six années avant cette date, consécutivement à l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle en travaux publics et ne produit aucune justification d'une activité professionnelle ou d'une implication sociale particulière depuis 2015. Il s'est, au contraire, fait défavorablement connaître des services de police à l'occasion de sa mise en cause dans plusieurs délits liés au trafic de stupéfiants, ce qu'il reconnait dans sa requête. Son itinéraire dans la délinquance s'est aggravé jusqu'à ce qu'il soit condamné le 9 septembre 2020 à trois ans d'emprisonnement dont la moitié avec sursis pour des faits de vol avec violence en récidive ayant entraîné, en raison de son acharnement à frapper un de ses clients, acheteur de cocaïne, avec un outil, une incapacité temporaire totale de quinze jours. Il ne verse au dossier aucune preuve de ce qu'il s'est soumis aux mesures de soins et de contrôle prescrits par l'autorité judiciaire et n'en avait pas produit à l'OFPRA qui lui a retiré le bénéfice de la protection subsidiaire. Une note du service national des enquêtes administratives et de sécurité (SNEAS) placé auprès de la police nationale, dont s'est prévalu l'OFPRA, laisse craindre que le comportement imprévisible et dangereux du requérant engendre un risque réel de réitération. Par ailleurs et non sans contradiction, celui-ci se prévaut d'une vie commune avec une ressortissante française demeurant à Dieppe entamée depuis novembre 2021, antérieurement à la date de la décision attaquée, tout en affirmant habiter chez son père à Rouen à la même date et même à celle de sa requête. Il se prévaut de la présence de ses parents en France mais n'apporte aucun élément, témoignage ni même précision quant à la nature et à l'intensité des liens affectifs qu'il entretient avec eux. Compte tenu du degré élevé de gravité des infractions pour lesquelles M. A a été récemment condamné et en l'absence de justification sérieuse de réinsertion sociale, l'existence d'une menace réelle, sérieuse et actuelle pour l'ordre public permettait au préfet de lui refuser le séjour sans qu'il fût porté une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, certes tissée en France mais peu intense en ce qui concerne ses liens de famille proches. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.

8. En dernier lieu, ni les éléments analysés au point 7, ni aucun autre ne permet d'estimer qu'en ayant refusé de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, le préfet de la Seine-Maritime a entaché son appréciation de la situation personnelle de M. A d'une erreur manifeste ou a méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur les autres décisions :

9. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; () " Les éventuelles périodes d'incarcération en France, si elles ne peuvent être prises en compte dans le calcul d'une durée de résidence, ne sont pas de nature à remettre en cause la continuité de la résidence habituelle en France depuis au plus l'âge de treize ans, alors même qu'elles emportent, pour une partie de la période de présence sur le territoire, une obligation de résidence, pour l'intéressé, ne résultant pas d'un choix délibéré de sa part.

10. Il est constant que M. A est entré avant l'âge de treize ans en France. Il ressort des pièces du dossier qu'il y réside depuis son arrivée en 2005, sa période d'incarcération récente n'ayant pas rompu la continuité de cette présence. Par suite, il est fondé à soutenir qu'en ayant prononcé une obligation de quitter le territoire français à son encontre, le préfet de la Seine-Maritime a méconnu les dispositions précitées du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français contenue dans l'arrêté du 13 décembre 2021 du préfet de la Seine-Maritime. Les décisions fixant le délai de départ volontaire à trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français doivent être annulées par voie de conséquence.

Sur l'injonction :

12. L'exécution du présent jugement, qui annule l'obligation de quitter le territoire français et les mesures qui l'accompagnent, implique seulement qu'il soit procédé au réexamen de la situation du requérant et qu'il lui soit délivré, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit de nouveau statué sur son cas. Il y a lieu d'enjoindre à l'autorité préfectorale territorialement compétente d'y procéder dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette mesure d'une astreinte.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des dispositions de de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 13 décembre 2021 du préfet de la Seine-Maritime est annulé en tant qu'il a obligé M. A à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Article 2 : Il est enjoint au préfet territorialement compétent de réexaminer la situation de M. A dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de le munir, dans cette attente, d'une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Marion Thomas et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 21 mars 2023 à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,

Mme Jeanmougin, première conseillère,

M. Le Vaillant, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.

Le président-rapporteur,

Signé

P. MINNEL'assesseure la plus ancienne,

Signé

H. JEANMOUGIN

Le greffier,

Signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

N°2204683

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions