lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2204733 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SODALO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Sodalo, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 septembre 2022 de la directrice territoriale de l'OFII portant cessation des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2024, l'OFII doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer.
Par un courrier en date du 28 juin 2024, M. B a été invité à faire connaître au tribunal, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, s'il confirmait le maintien des conclusions de sa requête et, dans cette hypothèse, d'en informer le tribunal, à défaut de quoi il serait réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.
Par un courrier en date du 29 juin 2024, le requérant a maintenu ses conclusions formées au titre des frais irrépétibles.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. En premier lieu, par une décision du 3 décembre 2022, l'OFII a retiré la décision litigieuse et procédé au rétablissement rétroactif des conditions matérielles d'accueil au bénéfice du requérant. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 23 septembre 2022 et les conclusions à fin d'injonction formées par le requérant sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. En second lieu, l'OFII étant un établissement public de l'Etat doté de la personnalité morale il exerce, sauf dispositions contraires, ses attributions en son nom et pas en celui de l'Etat. Par suite, les conclusions de M. B et de son conseil, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée à l'encontre de l'Etat sont mal dirigées et ne peuvent qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Sodalo et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Rouen le 22 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
C. BOUVET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2204733
Conseil d'État — N° 507622
Le Conseil d'État, statuant en tant que juge des référés, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir de la circulaire du ministre de la Justice du 25 mars 2025 relative à la prise en charge des détenus étrangers. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée le 26 août 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 122-12 du même code, sans instruction contradictoire ni audience publique.
01/07/2026
Conseil d'État — N° 516455
Le Conseil d'État, statuant en cassation, a examiné le pourvoi de M. C... et Mme D... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Lyon. Cette ordonnance avait rejeté leur demande, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, visant à faire cesser l'obligation de nettoyage de la cuisine d'un CADA et la menace d'expulsion. Le Conseil d'État a constaté que le pourvoi, dirigé contre une décision rendue sur le fondement de l'article L. 522-3, n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, comme l'exige l'article R. 821-3 du même code. En conséquence, il a déclaré le pourvoi irrecevable et a refusé son admission.
01/07/2026
Conseil d'État — N° 516332
Le Conseil d'État, statuant en cassation, a rejeté le pourvoi de M. C... et Mme D... contre l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Lyon. Ce dernier avait rejeté leur demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, concernant des manquements allégués du centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) « Entraide Pierre Valdo ». Le pourvoi a été déclaré irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée, en application des articles R. 821-3 et R. 612-1 du même code.
01/07/2026
Conseil d'État — N° 516231
Le Conseil d’État, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l’annulation de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création de la partie « loi du pays » du code des douanes de Polynésie française. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait que des moyens inopérants, non assortis de faits susceptibles de venir à leur soutien ou dépourvus des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 122-12 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire préalable ni audience publique.
01/07/2026