mardi 16 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2205119 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | LEPEUC MARIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2022, M. A se disant Cheickine B, représenté par Me Lepeuc, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et, dans l'attente de ce réexamen, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours à compter de ce jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
S'agissant de l'arrêté du 12 septembre 2022 dans son ensemble :
- il méconnaît les dispositions de l'article 1er du décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 811-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 47 du code civil.
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît le champ d'application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- la décision du 23 novembre 2022 d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
- l'ordonnance du 2 février 2023 fixant la clôture de l'instruction au 3 avril 2023 à 12h ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Vaillant, conseiller,
- et les observations de Me Lepeuc, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Le requérant déclare être entré en France le 23 septembre 2018. Le 9 novembre 2018, il a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfant. Le 7 avril 2021, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 12 septembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur le refus de séjour :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; / () La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () "
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. " Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. "
4. Il résulte de ces dernières dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
5. Le préfet de la Seine-Maritime a considéré, au regard en particulier des rapports émis par les services de la police aux frontières (PAF) le 25 avril 2022, que le jugement supplétif et l'acte de naissance présentés par le requérant au soutien de sa demande d'admission au séjour, concernant Cheickine B, né le 10 avril 2003 à Bamako (Mali), ne pouvaient pas être regardés comme étant authentiques et que, dès lors, l'intéressé ne justifiait pas avoir été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de seize ans. Les services de la PAF ont considéré que le jugement supplétif n° 8275 rendu par le tribunal de grande instance de la commune II de Bamako le 29 novembre 2018 était " falsifié par apposition d'un timbre humide contrefait ", dès lors que le cachet apposé sur cet acte comprenait une faute d'orthographe dans la devise de l'Etat malien, à savoir l'absence de majuscule au mot " peuple ". Les services de la PAF ont également considéré que l'acte de naissance n° 535/Reg 17 SP du 3 décembre 2018 dont se prévaut le requérant était " contrefait ", au regard d'un mode d'impression et d'un formalisme non conformes, notamment la présence d'une faute d'orthographe dans les mentions pré-imprimées du document et l'absence numéro d'identification national (" NINA "), institué par la loi malienne du 11 août 2006. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que l'acte dont le requérant se prévaut comme étant un jugement supplétif d'acte de naissance ne constitue qu'une copie, constituée d'un formulaire rempli de manière manuscrite, portant la mention " certifié conforme à l'original " et signée par une personne désignée comme greffier en chef du tribunal. Il ressort en outre d'éléments d'information générale librement accessibles au public, en particulier d'un rapport de la commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada du 26 août 2016, relatif à la mise en œuvre de la carte " NINA " au Mali, que plus de 89 % de la population malienne était en possession d'une telle carte et d'un tel numéro d'identification national au début de l'année 2016, selon le ministère de la sécurité et de la protection civile, et qu'à la suite des phases de recensement ayant eu lieu à compter de l'année 2009, des agents de collecte ont été mis en place dans chaque mairie avec pour responsabilité de collecter les données d'état civil afin d'alimenter la base de donnée centralisée. Ainsi, si le requérant soutient que le système d'état civil au Mali connaît des dysfonctionnements, il n'apporte aucun élément suffisamment précis et circonstancié de nature à justifier la circonstance qu'il n'ait pas disposé d'un numéro " NINA ", ni à l'occasion des recensements ayant eu lieu dans le pays à une époque où il y résidait toujours, ni à tout le moins à l'occasion de la transcription du jugement supplétif dont il se prévaut dans les registres de l'état civil de la commune de la commune II de Bamako, alors à plus forte raison qu'un tel numéro lui aurait été attribué à l'occasion de la délivrance d'un passeport le 30 août 2021. Par ailleurs, les services de l'aide sociale à l'enfance avaient considéré, avant que soit finalement ordonné son placement par le juge des enfants sur le seul fondement de son apparence et de son attitude, que le récit de son parcours migratoire comportait des incohérences, en particulier s'agissant de la temporalité qu'il décrivait. Enfin, si le requérant se prévaut de ce qu'il s'est vu délivrer un passeport par les services du consulat du Mali en France, d'une part un tel document ne constitue pas un acte d'état civil et, d'autre part, il n'apporte aucun élément de nature à établir que ce document de voyage aurait été délivré par les autorités maliennes après que des vérifications particulières aient été effectuées s'agissant des documents d'état civil dont s'est prévalu celui qui en fait la demande. La délivrance d'un tel document de voyage ne peut, dans ces conditions, tenir lieu de levée d'acte. Dans ces conditions, il existe des éléments suffisamment précis et circonstanciés de nature à renverser la présomption d'authenticité dont bénéficient les actes d'état civil dont se prévaut le requérant en vertu de l'article 47 du code civil. Si le requérant soutient que le préfet a méconnu les dispositions de l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état civil étranger, il résulte de ces dispositions que la saisine des autorités du pays dont émane un acte d'état civil n'est qu'une simple faculté pour l'autorité administrative, qui ne saurait en tout état de cause y être tenue dès lors que l'ensemble des éléments à sa disposition permettent de considérer manifestement que les documents qui sont produit devant elle sont inauthentiques. Par suite, et pour le seul motif fondé sur l'application des dispositions précitées de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqué devant le tribunal, la carte de séjour demandée devait être refusée dès lors que ce titre de police et de circulation ne peut être remis qu'à une personne dont l'identité est établie.
6. Le préfet étant fondé, pour le seul motif évoqué au point précédent, à refuser au requérant la délivrance de tout titre de séjour, l'ensemble des autres moyens dirigés contre la décision portant refus de séjour est inopérant.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () "
9. Contrairement à ce que soutient le requérant, en ayant adopté la décision qualifiée de refus de titre de séjour, pour le motif évoqué au point 5, le préfet de la Seine-Maritime ne s'est pas borné à refuser d'instruire sa demande de titre de séjour, dès lors que l'autorité administrative, au terme d'investigations complémentaires, a porté une appréciation sur la valeur probante des documents d'identité et d'état civil qu'il avait produits au soutien de sa demande, qui a d'ailleurs été regardée comme complète et enregistrée en tant que telle. Par conséquent, dès lors que l'intéressé s'est vu refusé la délivrance d'un titre de séjour, le préfet pouvait légalement fonder la décision l'obligeant à quitter le territoire français sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de ces dispositions doit être écarté.
10. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que le requérant, après avoir suivi une scolarité générale à compter de son arrivée en France, a été inscrit au centre de formation des apprentis du bâtiment de Rouen et au lycée des métiers Le Corbusier de Saint-Etienne-du-Rouvray, à compter de l'année scolaire 2020-2021, pour la préparation d'un certificat d'aptitude professionnelle " peintre applicateur de revêtements ", formation dans le cadre de laquelle il a conclu un contrat d'alternance avec la société " Jérôme Peinture " le 12 octobre 2020, dont l'exécution était toujours en cours à la date de la décision attaquée. S'il justifie de son assiduité dans la poursuite de cette formation professionnelle, il ne fait état d'aucun obstacle à ce que celle-ci se poursuive dans son pays d'origine ou à ce qu'il y exerce l'activité professionnelle à laquelle celle-ci le prépare. Si la note sociale établie par sa structure d'accueil fait état d'une absence de liens avec sa famille restée dans son pays d'origine depuis la fin de l'année 2018, celle-ci relate également que le contexte conflictuel dans lequel il aurait quitté le Mali s'est apaisé dès cette période et, par ailleurs, il demeure constant que les parents du requérant résident dans ce pays, où il a toujours vécu avant son départ, à un âge dont il résulte de ce qui a été dit au point 5 qu'il ne peut être déterminé avec suffisamment de certitude. Si le requérant justifie d'une bonne intégration sociale, notamment par la pratique de l'handball, il ne dispose par ailleurs d'aucune attache familiale en France. Dans ces conditions, en l'ayant obligé à quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés.
Sur le pays de destination :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
12. En second lieu, l'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision fixant le pays de destination. Il n'appartenait pas au préfet, contrairement à ce que soutient le requérant, ni de viser spécifiquement les articles 3 et 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni d'indiquer en quoi la décision fixant le pays de destination ne porterait pas atteinte aux droits qu'il tire de ces stipulations, qui ne constituent pas le fondement de cette décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 12 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés à l'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A, se disant Cheickine B, à Me Marie Lepeuc et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 2 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.
Le rapporteur,
Signé
A. LE VAILLANT
Le président,
Signé
P. MINNELe greffier,
Signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026