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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2300046

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2300046

jeudi 11 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2300046
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2 ème Chambre
Avocat requérantELATRASSI-DIOME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 janvier 2023 et 27 mars 2023, Mme C A, représentée par Me Elatrassi, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 21 octobre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé le renouvellement de son certificat de résidence " étudiant ", l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence, valable un an, et portant la mention "étudiant" ; à titre subsidiaire, de réexaminer son admission au séjour, et ce dans les deux cas, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, à verser à son avocat, la somme de 1 000 euros en application des dispositions combinées des articles 37 alinéa 2 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991, à titre subsidiaire, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

-elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière en violation du droit à être entendu ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale ;

- elle méconnait les stipulations du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

-elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière en violation du droit à être entendu ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière en violation du droit à être entendu ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les observations de Me Yousfi, substituant Me Elatrassi, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A, ressortissante algérienne née le 16 juin 1998, est entrée sur le territoire français le 30 août 2020 sous couvert d'un visa long séjour valant titre étudiant. Elle a sollicité le 6 août 2022 le renouvellement de son certificat de résidence étudiant sur le fondement du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un arrêté du 21 octobre 2022, dont Mme A demande l'annulation, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer le certificat demandé, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, par arrêté n° 22-052 du 29 août 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime du même jour, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation à M. F D, directeur des migrations et de l'intégration, pour signer les décisions de refus de séjour et d'éloignement attaquées contenues dans l'arrêté du 21 octobre 2022. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit, dès lors, être écarté.

3. En second lieu, les décisions attaquées énoncent l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent, de manière suffisamment circonstanciée pour mettre utilement Mme A en mesure d'en discuter les motifs. Elles sont ainsi suffisamment motivées, sans qu'y fasse obstacle la circonstance qu'elles ne mentionneraient pas l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de la requérante. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté contesté doit, dès lors, être écarté.

Sur la décision portant refus de certificat de résidence :

4. En premier lieu, la décision de refus de certificat de résidence a été prise en réponse à une demande, elle ne méconnaît donc pas l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration relatif aux cas dans lesquels une décision individuelle est soumise à une procédure contradictoire préalable. En outre, la décision de refus de certificat de résidence ne constitue pas une décision mettant en œuvre le droit de l'Union européenne, de sorte que le moyen tiré de la violation du principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu doit être écarté comme inopérant.

5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée qui fait état des résultats scolaires de l'intéressée, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de la Seine-Maritime n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme A.

6. En troisième lieu, aux termes des stipulations du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles : " Les ressortissants algériens qui suivent un enseignement, un stage ou font des études en France et justifient de moyens d'existence suffisants (bourses ou autres ressources) reçoivent, sur présentation, soit d'une attestation de pré-inscription ou d'inscription dans un établissement d'enseignement français, soit d'une attestation de stage, un certificat de résidence valable un an, renouvelable et portant la mention " étudiant " ou " stagiaire " () ". Aux termes de l'article 9 de cet accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. / Ce visa de long séjour accompagné de pièces et documents justificatifs permet d'obtenir un certificat de résidence dont la durée de validité est fixée par les articles et titres mentionnés à l'alinéa précédent. ".

7. Pour l'application de ces stipulations, il appartient à l'administration saisie d'une demande de renouvellement d'un certificat de résidence présentée en qualité d'étudiant d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.

8. Il est constant que Mme A s'est inscrite en troisième année de licence de physique à l'université de Rouen Normandie au titre de l'année universitaire 2020/2021 et a été ajournée aux deux sessions d'examens avec des moyennes respectives de 7,6 et 4,7 sur 20. De nouveau inscrite en troisième année de cette même licence au titre de l'année universitaire suivante, elle a, une nouvelle fois, été ajournée aux deux sessions d'examens avec des moyennes respectives de 8,9 et 8,6 sur 20. Mme A est à nouveau inscrite au titre de l'année 2022-2023 en troisième année de licence de physique dans la même université. Si pour justifier ses résultats universitaires, la requérante fait état au titre de l'année 2020-2021 de difficultés liées à la pandémie de la covid-19 et, au titre de l'année 2021-2022, d'une anxiété voire d'une dépression en lien direct avec des évènements dans son pays d'origine ayant conduit à la perte de certains membres de sa famille ainsi que de leur terres, elle n'apporte aucun élément à l'appui de sa requête de nature à corroborer ses allégations, notamment un suivi psychologique ou un traitement en lien avec les pathologies qu'elle invoque. Si le préfet a produit à l'instance les bulletins universitaires de la requérante, celle-ci ne fait état d'aucun élément relatif son investissement dans son cursus universitaire. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le préfet de la Seine-Maritime a constaté l'absence de progression et de sérieux dans les études de Mme A et a, pour ce motif, rejeté sa demande de renouvellement de certificat de résidence.

9. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

10. Si Mme A fait état de son intégration en produisant notamment des attestations de ses oncle, tante et cousins, présents régulièrement en France ou de nationalité française, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressée ne témoigne d'aucune relation personnelle ou amicale susceptible d'établir l'existence ou l'intensité de sa vie personnelle et familiale en France, qu'elle ne soutient ni même n'allègue être dépourvue de famille dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à ses 22 ans. Au regard de la durée et des conditions de son séjour en France, la décision attaquée n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis et n'a, dès lors et en tout état de cause, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il suit de là que ce moyen doit, en tout état de cause, être écarté.

11. En cinquième lieu, eu égard aux conditions d'entrée et de séjour de l'intéressée sur le territoire français, ainsi qu'à son insertion professionnelle, le moyen tiré de ce que la décision portant refus de séjour contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de Mme A doit être écarté.

12. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant refus de renouvellement de son certificat de résidence.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ".

14. Il appartient à l'autorité préfectorale comme à toute administration de faire application du droit de l'Union européenne et d'en appliquer les principes généraux, dont celui du droit à une bonne administration. Parmi ces principes, figure celui du droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Ce droit implique seulement, qu'informé de ce qu'une décision est susceptible d'être prise à son encontre, l'intéressé soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales.

15. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Ainsi, à l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous les éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français et sur le délai de départ qui sont pris concomitamment et en conséquence du refus d'admission au séjour.

16. Mme A, qui a sollicité le renouvellement du certificat de résidence dont elle bénéficiait, a été informée, à l'occasion de sa demande, de ce qu'elle était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement et a pu faire valoir tous les éléments utiles de nature à démontrer qu'elle ne pourrait faire l'objet d'une telle mesure relatifs notamment à sa situation personnelle et familiale et aux motifs pour lesquels elle a quitté son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée aurait été prise en violation du droit de Mme A d'être entendu, doit être écarté.

17. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment qu'aucun des moyens soulevés à l'encontre de la décision refusant un titre de séjour à Mme A n'est fondé. Le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour doit être écarté.

18. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation de Mme A.

19. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés au point 10, la décision litigieuse ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée familiale de l'intéressée et garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

20. En cinquième lieu, eu égard aux conditions de séjour de l'intéressée sur le territoire français, ainsi qu'à sa situation professionnelle, personnelle et familiale, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de Mme A doit être écarté.

21. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

22. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 14 à 17, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.

23. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 14 à 21 qu'aucun des moyens soulevés à l'encontre de la décision obligeant Mme A à quitter le territoire français n'est fondé. Le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

24. En troisième lieu, Mme A soutient craindre pour sa vie en cas de retour en Algérie. Toutefois, elle n'apporte aucun élément permettant d'établir la réalité de ses craintes, qu'elle ne précise au demeurant pas. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, dès lors, être écarté.

25. En quatrième lieu, Mme A ne fait état d'aucun risque qu'elle encourait en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

26. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 21 octobre 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement dont elle fait l'objet.

27. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 21 octobre 2022 présentées par Mme A doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions de la requête présentées aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Bailly, présidente,

Mme E et Mme B, conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.

La rapporteure,

Signé :

B. B

La présidente,

Signé :

P. Bailly La greffière,

Signé :

A. Hussein

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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