LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2300365

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2300365

mardi 23 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2300365
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4 ème Chambre
Avocat requérantLEROY Magali

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2023, et des mémoires, enregistrés les 10 et 12 avril 2023, M. B A, représenté par Me Leroy, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné à l'expiration de ce délai ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans le délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer son admission au séjour dans le délai de quatre mois, à compter de la notification du jugement à intervenir en lui remettant, dans tous les cas, un document de séjour l'autorisant à travailler au plus tard dans un délai de huit jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros TTC à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ladite condamnation valant renonciation au versement de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- le préfet a refusé d'instruire la demande d'admission au séjour dont il était saisi de sorte qu'il ne pouvait rejeter cette demande et assortir son refus d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision de refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle méconnaît les articles L. 311-2 et L. 311-3 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle méconnaît le droit d'être entendu préalablement à toute décision défavorable ;

- elle méconnaît l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article L. 811-2 du même code et l'article 47 du code civil ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen ;

- elle méconnaît l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen et méconnaît le droit d'être entendu préalablement à toute décision défavorable ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il peut prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 février 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Guiral,

- et les observations de Me Leroy, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen né le 12 avril 2002 à N'Zérékore, a présenté le 4 décembre 2020 une demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 7 novembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur la décision de refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise notamment l'article R. 431-10 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile et indique, de manière suffisamment précise, les éléments sur lesquels l'autorité administrative s'est fondée pour considérer que les actes d'état civil produits par le requérant étaient falsifiés. Il mentionne ainsi que M. A n'est pas en mesure de justifier son état civil et ne peut se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement l'article L. 435-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cet arrêté comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour rejeter la demande de titre de séjour. Cette décision est donc suffisamment motivée.

3. En deuxième lieu, en vertu de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, un titre de séjour ne peut être délivré ou renouvelé sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'aux ressortissants étrangers qui justifient leur identité. Par suite, le préfet, qui a relevé que M. A avait présenté des documents d'état civil falsifiés, s'est livré, contrairement à ce qui est soutenu, à un examen du dossier du requérant et pouvait légalement rejeter, pour ce motif, la demande de titre de séjour sollicité et assortir cette décision de refus d'une obligation de quitter le territoire français.

4. En troisième lieu, le préfet a rejeté la demande de titre de séjour de M. A en se fondant sur le caractère falsifié des documents d'identité produits par l'intéressé et non sur le caractère incomplet de la demande. Par suite, le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration est inopérant pour contester la décision attaquée.

5. En quatrième lieu, la méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, ne peut être utilement invoquée à l'encontre des décisions relatives au séjour qui, contrairement aux décisions portant obligation de quitter le territoire français, notamment régies par la directive n° 2008/15/CE du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, ne peuvent être regardées comme mettant en œuvre le droit de l'Union européenne ou comme étant régies par celui-ci.

6. En cinquième lieu, les dispositions de l'article L. 311-3 du code des relations entre le public et l'administration s'appliquent dans les conditions fixées par l'article L. 311-1, qui prévoit que les autorités mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, sous réserve que cette communication ne porte pas atteinte aux intérêts protégés par le 2° de l'article L. 311-5. Dès lors, ces dispositions, si elles instaurent au bénéfice de l'administré un droit à obtenir la communication des informations contenues dans un document administratif dont les conclusions lui sont opposées, n'ont ni pour objet ni pour effet de subordonner l'édiction des décisions relatives au séjour des étrangers à la communication préalable des rapports d'analyse documentaire établis par la police aux frontières. Ce moyen est donc inopérant.

7. En sixième lieu, il résulte des dispositions de l'article 47 du code civil qu'en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger et pour écarter la présomption d'authenticité dont bénéficie un tel acte, l'autorité administrative procède aux vérifications utiles. Si l'article 47 du code civil pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays, il incombe à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.

8. Il ressort des pièces du dossier, notamment des rapports d'analyse documentaire établis le 12 janvier 2022 par l'agent de la cellule de fraude documentaire de la police nationale, que le timbre humide apposé sur le jugement supplétif et l'extrait d'acte de naissance fait apparaître une faute d'orthographe. L'agent de la cellule de fraude documentaire a relevé en outre, en ce qui concerne l'extrait d'acte de naissance, que les nom et prénom du requérant comportaient une surcharge. Il est également constant que le prénom qui y figure n'est pas correctement orthographié, " Diaba " étant inscrit au lieu de " A ". Les rapports d'analyse documentaire concluent ainsi que ces documents d'identité sont falsifiés. En se bornant à soutenir que la faute d'orthographe provient d'une erreur matérielle assez fréquente en Guinée commise lors de l'établissement de l'acte et que la surcharge résulte de l'utilisation d'une machine à écrire, M. A, dont les allégations ne sont toutefois pas établies, ne fournit aucune explication plausible de nature à combattre sérieusement les constatations opérées par l'agent de la cellule de fraude documentaire de la police nationale. Enfin, dès lors que les documents d'identité ont été qualifiés de falsifiés, la circonstance alléguée que les autorités guinéennes ont procédé à la légalisation de ces actes ne permet pas d'attester à elle seule, eu égard aux anomalies relevées relatives à l'orthographe des nom et prénom de l'intéressé, l'authenticité desdits documents. Dans ces conditions, eu égard à la nature et à la gravité des anomalies relevées, le préfet de la Seine-Maritime a pu se fonder sur le seul motif tiré du défaut de justification de l'état civil du requérant pour rejeter sa demande de titre de séjour.

9. En septième lieu, eu égard à ce qui a été dit au point précédent, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté sans qu'il soit besoin d'examiner si les conditions posées par ces dispositions sont remplies.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

11. Il ressort des pièces du dossier que la présence de M. A en France est récente. Malgré deux années d'apprentissage au CFA Lanfry dans le secteur du bâtiment et au CFA Simon Veil dans le secteur des métiers de bouche, le requérant n'a validé aucune formation professionnelle. Il ne justifie pas non plus, par les pièces produites, d'une insertion sociale particulièrement intense et stable sur le territoire français. La seule circonstance qu'il ait conclu un contrat de travail à durée indéterminée ne peut suffire à établir que le centre de ses intérêts privés et familiaux serait désormais fixé sur le territoire national. M. A n'établit pas enfin être dépourvu d'attaches en Guinée. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de séjour en France du requérant, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision de refus de titre a été prise. Pour les mêmes motifs qui viennent d'être exposés, le préfet n'a pas non plus commis d'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant.

12. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de refus de titre de séjour.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, en application de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lorsque l'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Par suite, et dès lors que le refus de délivrance d'un titre de séjour est suffisamment motivé comme il a été dit au point 2, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la mesure d'éloignement ne peut qu'être écarté.

14. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé, avant d'édicter la mesure d'éloignement, à un examen de la situation du requérant.

15. En troisième lieu, M. A a déposé une demande de titre de séjour. Il ne pouvait dès lors ignorer en raison même de l'accomplissement de cette démarche qu'en cas de rejet de sa demande, une mesure d'éloignement pourrait être prise à son encontre. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant ait été privé de la possibilité de faire valoir auprès de l'administration les informations susceptibles d'influer sur le sens de la décision prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.

16. En quatrième lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 12, M. A ne peut se prévaloir de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour pour demander, par voie d'exception, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

17. En cinquième lieu, contrairement à ce qui est soutenu par le requérant, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté, par l'arrêté litigieux, la demande de titre de séjour dont il était saisi. Par suite, il pouvait légalement, en application du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ordonner son éloignement du territoire français.

18. En dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation et les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 7 novembre 2022 du préfet de la Seine-Maritime. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles relatives aux frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Leroy et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 9 mai 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Boyer, présidente,

- M. Guiral, conseiller,

- Mme Boucetta, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2023.

Le rapporteur,

S. GUIRAL

La présidente,

C. BOYER

Le greffier,

J.-B. MIALON

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions