mercredi 8 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2300442 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge Unique 4 |
| Avocat requérant | JACQUES ALISON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 janvier et 23 février 2023, M. A C, représenté par Me Jacques, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé son pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire pendant six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer sans délai une carte de séjour temporaire valable un an et portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la requête n'est pas tardive ;
- la mesure d'éloignement n'est pas motivée ;
- elle méconnaît les 1° et 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est entré régulièrement sur le territoire et que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle méconnaît le II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'eu égard à sa situation personnelle, un délai de départ volontaire aurait dû lui être accordé ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît le III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire enregistré le 15 février 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif qu'elle est tardive.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers et des décisions relatives à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter, VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B, qui a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de la substitution de base légale de la mesure d'éloignement qui trouve son fondement dans le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- les observations de Me Jacques, représentant M. C, qui reprend les conclusions et moyens exposés dans la requête,
- et les observations de M. C.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant burundais né le 22 septembre 1996 à Bujumbura, demande l'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé son pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire pendant six mois.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
3. Aux termes de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure ".
4. Aux termes de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " II. - Conformément aux dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément ". L'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
5. En cas de rétention ou de détention, lorsque l'étranger entend contester une décision prise sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour laquelle celui-ci a prévu un délai de recours bref, notamment lorsqu'il entend contester une décision portant obligation de quitter le territoire sans délai, la circonstance que sa requête ait été adressée, dans le délai de recours, à l'administration chargée de la rétention ou au chef d'établissement pénitentiaire, fait obstacle à ce qu'elle soit regardée comme tardive, alors même qu'elle ne parviendrait au greffe du tribunal qu'après l'expiration de ce délai de recours. Pour que les délais de recours soient opposables, il incombe à l'administration de faire figurer, dans l'acte de notification, la possibilité de déposer la requête dans le délai de recours contentieux auprès de l'administration chargée de la rétention ou du chef de l'établissement pénitentiaire.
6. Enfin, eu égard aux garanties destinées à assurer l'effectivité du droit au recours, le délai de recours contentieux de quarante-huit heures n'est pas opposable à l'étranger qui se voit notifier une décision portant obligation de quitter sans délai le territoire français durant son placement en garde en vue et qui est ensuite placé en détention sans être informé de la possibilité d'adresser la requête au chef d'établissement pénitentiaire.
7. En l'espèce, si l'arrêté litigieux a été notifié à M. C par voie administrative le 21 septembre 2022 à 12h55, il ressort des pièces du dossier, notamment de ses déclarations à l'audience, que, le 21 septembre 2022, à l'issue de sa garde à vue, l'intéressé a été immédiatement écroué à la maison d'arrêt de Rouen où il est toujours détenu. Il est en outre constant que l'arrêté attaqué, s'il mentionne le délai de recours, ne précise pas la possibilité pour le requérant de déposer sa requête dans le délai de recours contentieux auprès du chef de l'établissement pénitentiaire. Dans ces conditions, et contrairement à ce que fait valoir le préfet, le délai de recours de quarante-huit heures n'est pas opposable. Ainsi, la requête, qui a été enregistrée le 31 janvier 2023, au demeurant dans un délai raisonnable, n'est pas tardive. Il suit de là que la fin de non-recevoir ne peut être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
8. En premier lieu, l'arrêté attaqué, dont la motivation n'est pas stéréotypée, comporte, les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de l'obligation de quitter le territoire français. Cette décision est, dès lors, suffisamment motivée.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ". Il résulte des dispositions du 5° de l'article L. 611-1, éclairées par les travaux préparatoires des lois du 16 juin 2011 et du 7 mars 2016 dont elles sont issues, que le législateur a entendu, en conformité avec la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, permettre à l'autorité administrative de prendre, sur ce fondement, une obligation de quitter le territoire français à l'encontre des étrangers qui résident en France, régulièrement, depuis moins de trois mois, si leur comportement constitue une menace pour l'ordre public.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. C, qui n'est pas entré irrégulièrement en France, s'est vu délivrer un titre de séjour valable du 24 octobre 2016 jusqu'au 22 août 2017 et réside sur le territoire depuis plus de trois mois. Ainsi, et alors même que le comportement du requérant constituerait une menace pour l'ordre public, il n'entre pas dans le champ des 1° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision portant obligation de quitter le territoire français est donc entachée d'une erreur de droit.
11. Toutefois, M. C s'étant maintenu en situation irrégulière sur le territoire à l'expiration de son dernier titre de séjour, le préfet pouvait légalement, sur le fondement du 2° de l'article L. 611-1, prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français. Cette substitution de base légale, dont les parties ont été informées, ne prive le requérant d'aucune garantie et l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation. Il y a lieu dès lors de procéder à cette substitution de base légale.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui justifie par tout moyen avoir résidé habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans avec au moins un de ses parents se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an ". Indépendamment de l'énumération donnée par les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, l'autorité administrative ne saurait légalement obliger un ressortissant étranger à quitter le territoire français que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi ou un accord international prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
13. M. C, âgé de vingt-sept ans, ne remplit pas les conditions de délivrance de plein droit du titre de séjour prévu à l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs et en tout état de cause, le requérant ne justifie pas, par les quelques pièces produites, avoir résidé habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans. Ce moyen doit dès lors être écarté.
14. En dernier lieu, aux termes de 1'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
15. M. C soutient qu'il réside en France depuis qu'il a l'âge de sept ans, que sa mère est titulaire d'une carte de résidente et que son beau-père qui l'a élevé possède la nationalité française. Toutefois, les pièces qu'il verse au dossier, qui sont insuffisamment nombreuses, ne sont pas de nature à justifier le caractère habituel de son séjour sur le territoire depuis 2005, l'examen de son passeport valable jusqu'au 21 juin 2010 révélant d'ailleurs que l'intéressé a obtenu des autorités françaises, à deux reprises, en 2007 et 2009, un visa de court séjour et a effectué, de 2005 à 2010, de très nombreux voyages à destination du Tchad, du Congo et du Burundi. M. C n'établit pas en outre, par les documents qu'il produit, entretenir des liens particuliers avec sa mère et son beau-père. Enfin, condamné à trente mois d'emprisonnement dont six mois avec sursis par un jugement du 21 mai 2019, le requérant ne justifie d'aucune insertion sociale et professionnelle dans la société française. Dans ces conditions, et à supposer qu'il ne dispose plus d'attaches au Burundi, le préfet n'a pas porté, eu égard à sa situation personnelle, une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation du requérant.
16. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
17. En premier lieu, la décision attaquée énonce les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
18. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 16 que le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
19. En dernier lieu, M. C a explicitement déclaré, au cours de son audition par la police, son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français et il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, dès lors qu'il ne peut présenter de documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Il entre dans les cas visés aux 4° et 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour lesquels le risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français est regardé comme établi, sauf circonstance particulière. M. C ne fait pas état de circonstances particulières qui justifierait que le préfet lui accorde, à titre exceptionnel, en application de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
20. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
21. En premier lieu, la décision attaquée énonce les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
22. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 16 que le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
23. En troisième lieu, en admettant même que M. C ne soit pas retourné au Burundi depuis sa naissance, ce qui est contredit par les visas apposés sur son passeport, il n'établit pas, par cette seule circonstance, être exposé à des traitements inhumains ou dégradants contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
24. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en fixant le Burundi comme pays de destination.
25. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
26. En premier lieu, la décision attaquée énonce les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
27. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 16 que le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
28. En dernier lieu, eu égard à la situation personnelle du requérant qui s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement et à la condamnation pénale dont il a fait l'objet, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas fait une inexacte application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fixant à six mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.
29. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles relatives aux frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Jacques et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.
Le magistrat désigné,
S. B
Le greffier,
J.-L. MICHELLa République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026