vendredi 3 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2300504 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique 3 |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2023, Mme A D, représentée par la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat et au bénéfice de son conseil la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
L'obligation de quitter le territoire français :
- a été adoptée en méconnaissance de son droit d'être entendue ;
- méconnaît l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est insuffisamment motivée ;
- est contraire aux articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision incluant la Géorgie dans la liste des pays d'origine sûrs ;
- méconnaît les points 25 in fine, 29 et les articles 24 et 46 de la directive 2013/32/UE ;
- méconnaît l'article 33 de la convention de Genève, ainsi que les articles 18 et 19 de la charte des droits de l'Union européenne ;
- méconnaît l'article 47 de la charte des droits de l'Union européenne, ainsi que les articles 6 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur de droit tirée de l'automaticité de la décision et de l'étendue du pouvoir du préfet, ainsi que d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur de droit tirée de l'étendue de la protection internationale, ainsi que d'une erreur d'appréciation des risques encourus en cas de retour dans son pays ;
- méconnaît les articles L. 542-4 et L. 611-1 (3° et 4°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision fixant son pays de destination :
- a été adoptée en méconnaissance de son droit d'être entendue ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la suspension de la mesure d'éloignement :
- il est nécessaire de contester la violation du point 29 et des articles 24 et 37 de la directive 2013/32/UE et du droit à un recours spécifique en matière d'asile ;
- elle justifie d'éléments sérieux relatifs à un risque de persécution dans son pays d'origine.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B comme juge du contentieux des décisions relatives à l'éloignement et à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter et VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- les observations de Me Vercoustre substituant Me Mary, représentant Mme D, qui reprend et développe les moyens soulevés dans la requête.
- les observations de Mme D, assistée de Mme C, interprète en géorgien.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante géorgienne née le 24 février 1973, déclare être entrée en France le 11 mars 2022 pour y demander l'asile. Le 17 août suivant, sa demande a été rejetée par l'OFPRA. Le 23 novembre 2022, l'intéressée a formé un recours contre cette décision devant la CNDA. Par un arrêté du 16 janvier 2023, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligée à quitter le territoire français sous trente jours et a fixé son pays de renvoi. Mme D demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, d'admettre Mme D au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les moyens communs aux décisions contestées :
3. En premier lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre les intéressés lorsque ceux-ci ont déjà eu la possibilité de présenter leur point de vue de manière utile et effective.
4. En l'espèce, la requérante a pu faire valoir ses observations de manière utile et effective dans le cadre de l'instruction de sa demande d'asile. Le droit de l'intéressé à être préalablement entendue ainsi satisfait n'imposait par conséquent pas à l'administration de la mettre à même de réitérer ses observations ou d'en présenter de nouvelles, préalablement à l'intervention de l'arrêté attaqué, pris en application du rejet de sa demande d'asile. Dès lors, faute de justifier d'un élément qui aurait été de nature à influencer le sens de la décision contestée, et qu'elle n'aurait pas été en mesure de faire valoir en temps utile, Mme D n'est pas fondée à soutenir que les actes contestés ont été édictés en méconnaissance de son droit à être préalablement entendue. Le moyen soulevé en ce sens doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué mentionne les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles se fondent les décisions qui le composent, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'arrêté fait état d'éléments concernant la situation personnelle de la requérante, tant en France que dans son pays d'origine et indique que celle-ci n'établit pas être exposée au risque d'être exposée à des traitements inhumains ou dégradants en Géorgie. Au regard de ces éléments, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait.
6. En troisième lieu, Mme D ne peut utilement invoquer la méconnaissance des stipulations de la directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, qui a fait l'objet d'une transposition complète en droit interne.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, si Mme D soutient que la mesure d'éloignement prononcée à son encontre est fondée sur la décision illégale de l'OFPRA portant inscription de la Géorgie sur la liste des pays d'origine sûrs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le conseil d'administration de l'Office aurait, en procédant à cette inscription, commis une erreur de droit ou inexactement apprécié, au regard des exigences résultant de l'article L. 121-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la situation de ce pays. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que la délibération du conseil d'administration de l'OFPRA serait devenue illégale à raison d'un changement de circonstances. En tout état de cause, la décision par laquelle un préfet oblige un étranger à quitter le territoire français à la suite du rejet de sa demande d'asile n'est pas prise pour l'application de la décision du conseil d'administration de l'OFPRA fixant la liste des pays d'origine sûrs, en application de l'article L. 531-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision ne constitue pas davantage la base légale de la mesure d'éloignement prononcée par le préfet de la Seine-Maritime. Par suite, Mme D ne peut utilement invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision par laquelle le conseil d'administration de l'OFPRA a placé la Géorgie sur la liste des pays d'origine sûrs au soutien de ses conclusions dirigées contre la mesure d'éloignement dont elle fait l'objet.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme D a été informée, le 18 mars 2022, des modalités de demande d'admission au séjour à un autre titre que l'asile. Elle n'a pas sollicité une telle admission. Le moyen tiré de ce que l'administration a méconnu son obligation d'information, fondée sur les dispositions de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, manque en fait.
9. En troisième lieu, Mme D, dont la qualité de réfugié n'a pas été reconnue, ne peut utilement soutenir que la mesure d'éloignement dont elle fait l'objet constitue un refoulement au sens de l'article 33 de la convention du 28 juillet 1951, ni qu'elle méconnaît les stipulations des articles 18 et 19 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Ces moyens doivent être écartés comme inopérants.
10. En quatrième lieu, la requérante ne peut utilement se prévaloir, pour contester l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français avant que la CNDA ne statue sur son recours, d'une méconnaissance de son droit à un procès équitable garanti par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que ces stipulations ne sont applicables qu'aux procédures contentieuses suivies devant les juridictions lorsqu'elles statuent sur des droits ou des obligations de caractère civil ou sur des accusations en matière pénale. Par ailleurs, des ressortissants étrangers issus d'un pays sûr dont la demande d'asile a été rejetée selon la procédure accélérée, s'ils ne bénéficient pas du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que la Cour ait statué sur leur recours, peuvent contester l'obligation de quitter le territoire français prise à leur encontre. Ce recours présente un caractère suspensif et le juge saisi a la possibilité, le cas échéant, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile ait statué sur leur recours.
11. Par ailleurs, le droit à un recours effectif tel que protégé notamment par l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'implique pas que les étrangers, dont la demande d'asile a fait l'objet d'un examen en procédure accélérée, puissent se maintenir sur le territoire français jusqu'à l'issue de leur recours devant la CNDA et ce alors qu'ils peuvent se faire représenter devant cette juridiction. Le moyen tiré de ce que l'administration ne permet pas aux requérants de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que la CNDA statue sur son recours l'aurait privé d'un droit au recours effectif doit donc être écarté. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté pour les mêmes motifs.
12. En cinquième lieu, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas omis de procéder à un examen particulier de la situation personnelle de Mme D, pas plus qu'il ne s'est cru en situation de compétence liée, pour édicter, à la suite du rejet de sa demande d'asile, l'obligation de quitter le territoire français contestée, sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il suit de là que les moyens tirés de l'erreur de droit, en ses diverses branches, et du défaut d'examen particulier de la situation personnelle de la requérante doivent être écartés. Le préfet n'a pas plus commis d'erreur de droit en ne fondant pas la mesure d'éloignement contestée sur les articles L. 511-1 et L. 512-1 du code précité, celle-ci n'ayant pas pour objet de se prononcer sur le bien-fondé de la demande d'asile.
13. En sixième lieu, Mme D est isolée sur le territoire français, où elle n'est entrée que très récemment et où elle ne justifie d'aucune attache particulière. L'intéressée n'établit pas être dépourvue de toute attache dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de quarante-neuf ans. Par suite, la mesure d'éloignement litigieuse n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
Sur la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été exposé précédemment que l'obligation faite à Mme D de quitter le territoire français n'est pas illégale. Par suite, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays à destination duquel l'intéressée pourra être éloignée, ne peut qu'être écartée.
15. En second lieu, en vertu de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
16. Mme D allègue craindre pour sa sécurité en cas de retour dans son pays d'origine. Toutefois, elle ne produit aucun élément actuel et circonstancié de nature à établir qu'en cas de retour en Géorgie, elle serait effectivement exposée au risque de subir des traitements contraires à l'article 3 de la convention précitée, éléments nouveaux qui seraient de nature à remettre en cause la décision de l'OFPRA du 17 août 2022. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'erreur de droit dans la fixation du pays de destination et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés. Par ailleurs, et eu égard à ce précède, l'acte attaqué ne révèle nullement que le préfet, qui s'est livré à une analyse de la situation de la requérante, se serait cru en situation de compétence liée à la suite de l'intervention de la décision de l'OFPRA.
Sur les conclusions aux fins de suspension de la mesure d'éloignement :
17. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ".
18. Il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet ou d'irrecevabilité opposée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides à la demande de protection, au regard des risques de persécutions allégués ou des autres motifs retenus par l'Office. Les moyens tirés des vices propres entachant la décision de l'Office ne peuvent utilement être invoqués à l'appui des conclusions au fin de suspension de la mesure d'éloignement, à l'exception de ceux ayant trait à l'absence, par l'Office, d'examen individuel de la demande ou d'entretien personnel en dehors des cas prévus par la loi ou de défaut d'interprétariat imputable à l'Office.
19. D'une part, Mme D ne peut utilement exciper de l'inconventionnalité de la procédure suivie devant l'OFPRA à l'appui de ses conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la décision d'éloignement, ni se plaindre des conditions dans lesquelles elle dit avoir été entendue par l'officier de protection de l'Office.
20. D'autre part, et compte tenu de tout ce qui précède, la requérante, qui n'a pas même fait état, à l'audience, de risques ou menaces pesant sur sa sécurité personnelle qu'elle dit encourir en Géorgie, n'apporte aucun élément de nature à caractériser l'existence d'un doute sérieux quant au bien-fondé du rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA.
21. Il résulte de ce qui a été exposé aux points n°19 et 20 que la requérant n'apporte aucun élément de nature à justifier la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement contestée durant l'examen de son recours par la CNDA.
22. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué ni la suspension de l'exécution de la décision d'éloignement. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées par son avocat sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Mme D est admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à la SELARL Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
C. B
La greffière,
Signé
C. DUPONT
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
C. DUPONT
No 2300504
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026