vendredi 9 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2300614 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SODALO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 février 2023, M. B, représenté par Me Sodalo, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 17 janvier 2023 prise par la préfecture de la Seine maritime refusant le regroupement familial ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine Maritime d'autoriser le regroupement familial dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de condamner l'Etat à verser à Maître SODALO la somme de 1200 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2023, le préfet de la Seine-Maritime a communiqué au tribunal la décision du 8 mars 2023 faisant droit à la demande du requérant et a conclu au non-lieu à statuer.
Par un mémoire enregistré le 28 novembre 2024 M. B déclare maintenir ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Baude, premier conseiller, en application de l'article R.222-1 du code de justice administrative pour statuer selon la procédure prévue par cet article.
Considérant ce qui suit :
M. B a été admis au séjour au titre de l'asile le 2 septembre 2015. Il a sollicité l'admission de son épouse en France au titre du regroupement familial le 26 janvier 2022. Cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet dont M. B a demandé au tribunal l'annulation. La demande de M. B a été acceptée par une décision du préfet intervenue le 8 mars 2023. Par suite les conclusions à fin d'annulation de la requête sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
M. B a obtenu l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55 % par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Rouen du 22 mai 2023. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante, le versement de la somme de 550 euros au bénéfice de Me Sodalo, sous réserve que Me Sodalo renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, et de la somme de 450 euros à M. B.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la requête de M. B.
Article 2 : L'État versera une somme de 550 euros à Me Sodalo en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Sodalo renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle, et une somme de 450 euros à M. B sur le même fondement.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au préfet de la Seine-Maritime et à Me Rosalie Sodalo.
Fait à Rouen, le 9 mai 2025.
Le magistrat désigné,
F.-E. Baude
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies d'exécution contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026