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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2300639

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2300639

vendredi 7 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2300639
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantELATRASSI-DIOME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 février 2023 et deux mémoires complémentaires enregistrés respectivement les 27 avril et 16 mai 2023, Mme B D, représentée par Me Elatrassi-Diome, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être renvoyée à l'expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale ", ou à défaut, une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, ou, à titre subsidiaire, la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

La décision de refus de séjour :

- est insuffisamment motivée ;

- a été signée par une autorité incompétente ;

- n'a pas été précédée d'une saisine pour avis de la commission du titre de séjour ;

- méconnaît le b) de l'article 7bis de l'accord franco-algérien ;

- méconnaît l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, éclairées par les énonciations de la circulaire du 28 novembre 2012 ;

- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

L'obligation de quitter le territoire français :

- est insuffisamment motivée ;

- a été signée par une autorité incompétente ;

- a été adoptée en méconnaissance de son droit d'être entendue, protégé par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

La décision fixant le pays de renvoi :

- est insuffisamment motivée ;

- a été signée par une autorité incompétente ;

- méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

L'interdiction de retour sur le territoire français :

- est insuffisamment motivée ;

- a été signée par une autorité incompétente ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

Par un mémoire en défense enregistré le 12 avril 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête, en soutenant qu'elle n'est pas fondée.

Vu :

- la décision du 18 janvier 2023 accordant à Mme D le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bouvet,

- les observations de Me Elatrassi-Diome, représentant Mme D.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, ressortissante algérienne née le 11 septembre 1976, déclarant être entrée en France au cours de l'été 2014, conteste l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 novembre 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant son pays de destination et l'interdisant de retour en France pour une durée de deux ans.

Sur les moyens communs aux décisions contestées :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. E C, directeur des migrations et de l'intégration, en vertu de la délégation de signature que lui a accordée le préfet de la Seine-Maritime par l'arrêté n° 22-052 du 29 août 2022. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque donc en fait.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué énonce l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles se fondent les décisions qui le composent. Il est donc suffisamment motivé.

4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, ainsi que des motifs de l'arrêté litigieux, que l'adoption des décisions qu'il comporte a été précédée d'un examen particulier de la situation personnelle de la requérante. A cet égard, il n'est nullement établi que les éléments relatifs à l'état de santé de sa fille, dont se prévaut Mme D, ont été portés à la connaissance de l'administration antérieurement à l'adoption de la décision en litige.

Sur le refus de séjour :

5. En premier lieu, aux termes du b) de l'article 7bis de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour : () b) À l'enfant algérien d'un ressortissant français si cet enfant a moins de vingt et un ans ou s'il est à la charge de ses parents, ainsi qu'aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge ; () ".

6. Au cas d'espèce, Mme D étant en séjour irrégulier, elle ne saurait valablement se prévaloir de ces dispositions. Le moyen doit être écarté comme infondé.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit () 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

8. Mme D ne peut valablement se prévaloir de sa durée de séjour sur le territoire national, celle-ci résultant, notamment, de ce qu'elle ne s'est pas conformée aux trois précédentes obligations de quitter le territoire français prononcées à son encontre en février 2015, octobre 2017 et septembre 2020. S'il ressort des pièces du dossier que son père, titulaire d'une carte de résident, souffre de problèmes de santé, il n'est pas démontré que la présence de sa fille à ses côtés serait impérieusement requise, dès lors, notamment, que d'autres membres de sa famille séjournent de façon régulière en France et peuvent, le cas échéant, lui porter assistance. S'il est constant que les deux plus jeunes enfants de la requérante, Sarra et Mohammed Yannis, sont scolarisés, il ne peut être tenu pour établi qu'ils ne pourront suivre une scolarité normale dans leur pays d'origine de sorte que le refus de séjour litigieux, qui n'a, au demeurant, ni pour objet, ni pour effet, de séparer ces enfants de leur mère, ne saurait être regardé comme préjudiciant à leur intérêt supérieur. En outre, son fils A, aujourd'hui majeur, fait également l'objet d'une mesure d'éloignement dont la légalité a été confirmée par une ordonnance de la Cour administrative d'appel de Douai du 23 août 2022. Mme D, qui réside sur le territoire national depuis l'été 2014, selon ses dires, ne justifie d'aucune insertion professionnelle actuelle ou passée, la succincte promesse d'embauche en contrat à durée déterminée datée du 18 juillet 2021 qu'elle verse aux débats, ne pouvant en tenir lieu. Enfin, il ne peut être tenu pour établi que la requérante est dépourvue d'attaches personnelles ou familiales dans son pays d'origine où elle a vécu au moins jusqu'à l'âge de trente-et-un ans. Dans ces conditions, en ayant refusé de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme D une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise, pas plus qu'il n'a lésé l'intérêt supérieur de ses deux enfants. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, doivent être écartés.

9. En troisième lieu, portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France à titre exceptionnel, soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Dès lors que ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national.

10. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

11. La double circonstance que sa fille est atteinte de diabète et que son père, invalide, souffre de problèmes de santé, ne suffit pas, dans les circonstances particulières de l'espèce, à démontrer que Mme D justifie de circonstances humanitaires ou d'un motif exceptionnel, justifiant que le préfet de la Seine-Maritime fasse usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. En outre, la requérante ne peut utilement se prévaloir des énonciations de la circulaire du 28 novembre 2012, qui ne sont pas opposables à l'administration.

12. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du cas des seuls ressortissants étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par les articles auxquels renvoie l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions.

13. Eu égard à ce qui a été exposé aux points précédents, dès lors que Mme D ne remplissait pas les conditions lui permettant de bénéficier de plein droit de la délivrance d'un titre de séjour temporaire, le préfet de la Seine-Maritime n'était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour.

14. En dernier lieu, au regard de l'ensemble des motifs précédemment exposés, l'erreur manifeste d'appréciation invoquée par la requérante n'est pas établie.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, le refus de séjour opposé à Mme D n'étant pas illégal, la requérante n'est pas fondée à exciper de son illégalité à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français qui lui est faite.

16. En deuxième lieu, Mme D, qui a déposé une demande de titre de séjour, ne pouvait ignorer qu'un refus pris sur sa demande l'exposerait à une mesure d'éloignement. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est d'ailleurs allégué que la requérante aurait été privée de la possibilité d'apporter à l'administration, pendant l'instruction de sa demande, toutes les précisions qu'elle jugeait utiles tant au regard de son droit au séjour qu'au regard des conséquences d'un éventuel éloignement du territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, tel que garanti par le principe général du droit de l'Union européenne, doit être écarté.

17. En troisième lieu, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, doivent être écartés pour les motifs exposés aux points n°8 et n°11.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

18. En premier lieu, l'obligation faite à Mme D de quitter le territoire national n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondée à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement.

19. En deuxième lieu, Mme D ne fournit aucune précision quant à la nature même des menaces susceptibles de peser sur sa personne en Algérie. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut donc qu'être écarté.

20. En troisième lieu, pour les motifs exposés au point n°8, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit, en tout état de cause, être écarté.

21. En dernier lieu, l'erreur manifeste d'appréciation invoquée par la requérante ne ressort pas des pièces du dossier.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

22. En premier lieu, l'obligation faite à Mme D de quitter le territoire national n'étant pas illégale, la requérante n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

23. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, Mme D ne s'est pas conformée aux trois précédentes mesures d'éloignement prononcées à son encontre, malgré le rejet du recours en annulation introduit contre ces décisions. Dès lors, et eu égard aux caractéristiques de sa vie privée et familiale telles qu'analysées au point n°8, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas méconnu les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lui opposant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans, nonobstant la circonstance qu'elle ne représente pas une menace pour l'ordre public.

24. En troisième lieu, pour les motifs exposés au point n°8, la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pas plus qu'elle ne procède d'une erreur manifeste d'appréciation.

25. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme D doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D, à Me Djehanne Elatrassi-Diome et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Gaillard, présidente,

M. Bouvet, premier conseiller,

M. Mulot, premier conseiller,

Assistés de M. Tostivint, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.

Le rapporteur,

C. BOUVET

La présidente,

A. GAILLARD

Le greffier,

H. TOSTIVINT

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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