lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2300816 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique 2 |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2023, M. D G, représenté par Me Inquimbert, associée de la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 22 février 2023 par lequel le préfet du Calvados lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Calvados de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision fixant le pays de renvoi :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er mars 2023, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. G a déposé une demande d'aide juridictionnelle enregistrée le 24 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Par décision du 1er septembre 2022, le président du tribunal a désigné M. B comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis et VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 29 mars 2023, après avoir présenté son rapport, le magistrat désigné a entendu les observations de Me Mary, représentant M. G, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête. Il a insisté sur le défaut d'examen de situation par le préfet, qui n'a pas mentionné les éléments relatifs à sa vie privée et familiale, ni ceux attestant de son intégration dans l'obligation de quitter le territoire français. Ont également été entendues les observations de M. G, assisté de Mme C, interprète en langue arabe, qui a précisé les raisons de son départ d'Algérie et ses perspectives professionnelles, ainsi que celles de Mme A E, sa compagne.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D G, ressortissant algérien né le 28 septembre 1984, déclare être entré en France au mois de mars 2019. Par suite de l'interpellation de l'intéressé, le 21 février 2023, à la gare routière de Honfleur, ayant conduit à la vérification de son droit au séjour, et par l'arrêté attaqué du 22 février 2023, le préfet du Calvados a fait obligation à M. G de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application des dispositions précitées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
4. Par arrêté du 19 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, M. F de Kergolay, chef du service de l'immigration, a reçu délégation du préfet du Calvados à l'effet de signer toutes les mesures d'éloignement du territoire national et décisions portant interdiction de retour prévues au livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en dehors d'exceptions dont ne relève pas l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, M. G a été entendu, le 22 février 2023, préalablement à l'intervention de la décision attaquée, sur l'irrégularité de son séjour en France et la perspective de son éloignement. Lors de son audition, il a pu préciser, comme il l'a d'ailleurs déclaré à l'audience, qu'il exerçait une activité professionnelle et nourrissait un projet de mariage avec sa compagne, de nationalité française. Par suite, le moyen tiré de ce que son droit à être entendu préalablement à l'intervention d'une décision qui l'affecterait défavorablement n'a pas été respecté doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et en particulier des termes mêmes de la décision attaquée, que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. G. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.
7. En troisième lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
8. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. G fait valoir qu'il est venu rejoindre des membres de sa famille résidant en France il y a environ quatre ans, notamment sa grand-mère, qui l'héberge et qu'il assiste au quotidien. Il indique également avoir exercé une activité professionnelle, en contrat à durée déterminée entre mai et août 2022, puis d'octobre à novembre 2022, en qualité d'employé polyvalent dans la restauration, pour un salaire mensuel moyen de 1300 euros, lequel contrat pourrait être reconduit pour six mois à compter du mois d'avril 2023. Il précise également entretenir une relation sentimentale avec une ressortissante française depuis le mois de mars 2022, avec laquelle il nourrit un projet de mariage. Toutefois, la présence en France de M. G demeure récente, de même que son activité professionnelle, dont il n'évoque aucun obstacle à sa poursuite en Algérie ou à un retour dans ce pays en vue d'y solliciter le visa de long séjour requis pour l'obtention d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant de l'exercer régulièrement en France. De plus, en dehors d'une attestation de sa compagne, et en dépit des déclarations à l'audience du couple, qui ont paru crédibles, aucune pièce du dossier ne permet d'établir l'ancienneté de leur relation, ni même la réalité du projet de mariage évoqué. Par ailleurs, aucune pièce du dossier ne permet de démontrer le caractère indispensable de la présence au quotidien de M. G aux côtés de sa grand-mère. Par ailleurs, l'intéressé dispose de nombreuses attaches familiales en Algérie. Par suite et en dépit des efforts d'insertion de ce dernier, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, le moyen tiré de ce que le droit de M. G à être entendu préalablement à l'intervention d'une décision qui l'affecterait défavorablement n'a pas été respecté doit en tout état de cause être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".
12. Si M. G soutient qu'il dispose de garanties de représentation, cette circonstance ne peut être utilement invoquée dès lors que le préfet a regardé le risque de fuite comme établi en raison du caractère irrégulier de son entrée en France et de l'absence de démarche en vue de la régularisation de son séjour. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 9, il ne ressort pas des pièces du dossier que la grand-mère de l'intéressé nécessite sa présence à ses côtés au quotidien. Ainsi, et alors au demeurant que M. G n'est pas en mesure de présenter de document d'identité ou de voyage, la décision attaquée ne méconnaît pas les dispositions citées au point précédent, et n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé. Ces deux moyens doivent par suite être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été aux points 4 à 9 que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi de la mesure d'éloignement doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de cette mesure doit être écarté.
14. En second lieu, la circonstance que M. G dispose d'attaches familiales en France, qu'il y a noué une relation sentimentale avec une ressortissante française et exercé une activité professionnelle sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. En outre, ainsi qu'il l'a déclaré lors de son audition et à l'audience, l'intéressé a quitté l'Algérie pour des raisons essentiellement économiques et n'allègue pas qu'il serait exposé à un risque pour sa vie ou sa liberté en cas de retour en Algérie, pays dont il a la nationalité et où d'autres membres de sa famille résident, en particulier ses parents et sa fratrie. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de M. G doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 12 que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
16. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, le moyen tiré de ce que le droit de M. G à être entendu préalablement à l'intervention d'une décision qui l'affecterait défavorablement n'a pas été respecté doit en tout état de cause être écarté.
17. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
18. Ainsi qu'il a été dit au point 9, la présence de M. G en France demeure récente, ainsi que son insertion professionnelle. En outre, il ne justifie pas d'une part, de l'ancienneté de sa relation avec sa compagne, ni de la réalité de leur projet de mariage, et d'autre part, du caractère indispensable de sa présence au quotidien aux côtés de sa grand-mère. Au demeurant, alors que M. G fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai, de telles considérations ne constituent pas des circonstances humanitaires au sens de l'article L. 612-6 précité. Eu égard à ces mêmes considérations, la durée d'un an de l'interdiction de retour prononcée ne présente pas un caractère disproportionné. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit être écarté. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 22 février 2023 du préfet du Calvados doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. G est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. G est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D G, à Me Inquimbert, et au préfet du Calvados.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 3 avril 2023.
Le magistrat désigné,
J. BLa greffière,
N. Drouilhet
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026