LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2300909

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2300909

jeudi 21 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2300909
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantLEROY Magali

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 1er mars 2023, le 13 juin 2023 et le 26 juin 2023, M. C A, représenté par Me Magali Leroy, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans le délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer son admission au séjour dans le délai de deux mois, suivant la notification de la décision à intervenir ;

4°) en tout état de cause, d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui remettre au plus tard dans les 8 jours une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

5°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros hors taxe au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 ; ladite condamnation valant renonciation expresse de celui-ci au versement de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

La décision portant refus de séjour :

- méconnaît le droit à une bonne administration et les droits de la défense, incluant le principe du contradictoire, le droit d'accès aux informations, le droit d'être entendu, l'examen sérieux et complet des demandes, l'obligation de motivation ; l'administration aurait dû lui faire compléter sa demande ;

- est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- méconnaît le droit à une bonne administration et les droits de la défense, incluant le principe du contradictoire, le droit d'accès aux informations, le droit d'être entendu, l'examen sérieux et complet des demandes, l'obligation de motivation ;

- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- méconnaît " la jurisprudence Diaby " et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 14 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 juin 2023 à 10 heures.

Un mémoire a été produit par le préfet de la Seine-Maritime le 12 juillet 2023 postérieurement à la clôture de l'instruction.

Des pièces ont été produites pour M. A le 29 août 2023 et le 4 septembre 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 janvier 2023.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les observations de Me Leroy, représentant M. C A.

Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1.M. C A, ressortissant guinéen né le 9 mai 2002, déclare être entré en France le 2 novembre 2018. Le 10 juillet 2020, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement des article L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 21 novembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

2.Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1° Les documents justifiants de son état civil () ". Aux termes du premier alinéa de l'article 47 du code civil, auquel renvoient les dispositions de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".

3.Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. En outre, lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur la véracité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation.

4.A l'appui de sa demande, M. A a produit un jugement supplétif d'acte de naissance du 23 août 2019 et un extrait du registre d'état civil de la République de Guinée délivré le 4 septembre 2019. Le préfet de la Seine-Maritime a soumis ces documents aux services de la police aux frontières qui ont relevé, s'agissant du jugement supplétif, que le timbre sec était partiellement illisible, ce qui " n'est pas conforme " et que le timbre humide était falsifié car il comporte la mention " chef du greffé " au lieu de " chef du greffe " et, s'agissant du registre d'état civil, que les mentions pré-imprimées ne sont pas parfaitement alignées et centrées, ce qui n'est pas conforme. Le préfet s'est fondé sur ces éléments pour estimer que M. A ne justifiait pas de son état civil et rejeter la demande dont il était saisi en tant qu'elle est fondée sur l'article L 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5.Le caractère partiellement lisible du timbre sec figurant sur le jugement supplétif et le défaut d'alignement et de centrage des mentions du registre d'état civil ne permettent pas, à eux seuls, de renverser la présomption de valeur probante qui est attachée à ces documents. En outre, l'un et l'autre documents ont été légalisés ce qui ne permet plus de remettre en cause la régularité formelle du timbre humide figurant sur le jugement supplétif. Il résulte des mentions convergentes du jugement supplétif, du registre d'état civil, ainsi d'ailleurs que de la carte d'identité consulaire établie le 13 mai 2022 que le requérant répond à l'identité C A et est né le 9 mai 2002.

6. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance () entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil () sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".

7. Il résulte des pièces du dossier que M. A a déposé sa demande de titre de séjour le 10 juillet 2020 dans l'année suivant son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance à partir du 7 février 2019 soit après l'âge de seize ans et avant celui de dix-huit ans, que le 10 juillet 2020 il était inscrit depuis plus de six mois dans la formation de certificat d'aptitudes professionnelles (CAP) " couvreur ". Il n'est par ailleurs ni établi ni allégué que M. A constitue une menace pour l'ordre public. M. A a obtenu ce CAP le 1er juillet 2021 et a été embauché en contrat à durée indéterminée à temps plein par la société dans laquelle il avait effectué son apprentissage, société dans laquelle il exerce toujours. L'intéressé, qualifié d'" exemplaire " par le directeur des Compagnons du Devoir de Mont-Saint-Aignan, dispose de son propre logement à Rouen et vit en concubinage avec une compatriote mère d'une fille dont elle indique qu'elle aurait le statut de réfugiée. Enfin, il n'est pas établi qu'il entretiendrait encore des liens avec sa famille présente en Guinée, ayant toujours soutenu être né hors mariage dans une famille musulmane et de ce fait " rejeté de toutes parts, par sa famille maternelle puis paternelle " selon les termes repris dans le jugement de placement du 7 février 2019. Compte tenu de l'ensemble des éléments qui viennent d'être rappelés, le préfet de la Seine-Maritime a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer à M. A un titre de séjour sur le fondement des dispositions citées au point 6. L'intéressé est, par suite, fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et, par voie de conséquence, celle des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi, qui sont privées de base légale.

8. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard au motif sur lequel il se fonde, que le préfet de la Seine-Maritime ou tout préfet territorialement compétent au regard du lieu de résidence de M. A, délivre à l'intéressé une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ". Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, ou au préfet compétent au regard du lieu de résidence actuel de l'intéressé, de délivrer à l'intéressé, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, ledit titre et, dans l'attente de cette délivrance et dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, de le munir d'un récépissé l'autorisant à travailler.

9.M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Leroy avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Leroy d'une somme de 1 000 euros.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 21 novembre 2022 est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Maritime, ou au préfet compétent au regard du domicile actuel de l'intéressé, de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et, dans cette attente, de le munir dans un délai de quinze jours d'un récépissé l'autorisant à travailler.

Article 3: L'Etat versera à Me Leroy une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Leroy renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 4 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Magali Leroy et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Anne Gaillard, présidente,

M. Colin Bouvet, premier conseiller,

M. Robin Mulot, premier conseiller,

Assistés de M. Tostivint, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2023.

La présidente- rapporteure,

signé

A. B

L'assesseur le plus ancien,

signé

C. BOUVETLe greffier,

signé

H. TOSTIVINT

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

signé

S. Combes

N°2300909

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions