LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2301081

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2301081

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2301081
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4 ème Chambre
Avocat requérantDETTORI JULIEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 14 mars 2023 et 7 février 2024, Mme A B, représentée par la SCP Vallée-Languil, demande au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 10 janvier 2023 par lequel le maire de la commune d'Orival a fixé son complément indemnitaire annuel au titre de l'année 2022 ;

2°) d'enjoindre à la commune d'Orival de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Orival une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué n'est pas motivé ;

- il méconnaît les dispositions de la délibération du 18 février 2020 du conseil municipal de la commune d'Orival ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 4 du décret n° 2020-513 du 20 mai 2014 ;

- il constitue une mesure illégale à l'égard d'un lanceur d'alerte, au regard des dispositions des articles L. 135-1 et L. 135-2 du code général de la fonction publique ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 septembre 2023, la commune d'Orival, représentée par Me Dettori, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 modifié ;

- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Cotraud, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Delacour, rapporteure publique,

- et les observations de Me Languil, représentant Mme B.

La commune d'Orival n'était pas présente ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B a été recrutée à compter du 9 octobre 2018, par arrêté du même jour du maire de la commune d'Orival, en qualité d'adjointe administrative territoriale, pour exercer les fonctions de secrétaire de mairie. Par trois décisions, révélées respectivement par l'établissement d'une nouvelle fiche de poste les 7 janvier, 2 octobre et 22 décembre 2021, le maire de la commune d'Orival a modifié l'affectation de l'intéressée. Après avoir révisé, par un arrêté du 14 décembre 2022, l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise de l'intéressée, et par l'arrêté attaqué du 10 janvier 2023, le maire de la commune d'Orival a fixé, au titre de l'année 2022, le complément indemnitaire annuel attribué à celle-ci.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 714-4 du code général de la fonction publique : " Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics fixent les régimes indemnitaires de leurs agents, dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat ". Aux termes de l'article L. 714-5 du même code : " Les régimes indemnitaires peuvent tenir compte des conditions d'exercice des fonctions, de l'engagement professionnel et, le cas échéant, des résultats collectifs du service. / Lorsque les services de l'Etat servant de référence bénéficient d'une indemnité servie en deux parts, l'organe délibérant détermine les plafonds applicables à chacune de ces parts et en fixe les critères, sans que la somme des deux parts dépasse le plafond global des primes octroyées aux agents de l'Etat ". Aux termes de l'article 1er du décret du 6 septembre 1991 susvisé : " I.- Le régime indemnitaire fixé par les assemblées délibérantes des collectivités territoriales et les conseils d'administration de leurs établissements publics pour les différentes catégories de fonctionnaires territoriaux ne doit pas être plus favorable que celui dont bénéficient les fonctionnaires de l'Etat exerçant des fonctions équivalentes. / Le tableau joint en annexe 1 établit les équivalences avec la fonction publique de l'Etat des différents cadres d'emplois de la fonction publique territoriale dans le domaine de l'administration générale, dans le domaine technique, dans le domaine médico-social, dans le domaine culturel, dans le domaine sportif et dans le domaine de l'animation. () ". Ce tableau prévoit que le cadre d'emploi des adjoints administratifs territoriaux est équivalent à celui des adjoints administratifs des administrations de l'Etat (services déconcentrés).

3. Aux termes de l'article 4 du décret du 20 mai 2014 susvisé portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat : " Les fonctionnaires mentionnés à l'article 1er peuvent bénéficier d'un complément indemnitaire annuel qui tient compte de l'engagement professionnel et de la manière de servir, appréciée dans les conditions fixées en application de l'article 55 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. / Il est compris entre 0 et 100 % d'un montant maximal par groupe de fonctions fixé par arrêté du ministre chargé de la fonction publique et du ministre chargé du budget et, le cas échéant, du ministre intéressé. / Le complément indemnitaire fait l'objet d'un versement annuel, en une ou deux fractions, non reconductible automatiquement d'une année sur l'autre ". Les modalités d'application de ce décret sont prévues, en ce qui concerne le corps des adjoints administratifs des administrations de l'Etat, par l'arrêté du 20 mai 2014 du ministre de la décentralisation, de la réforme de l'Etat et de la fonction publique, dans sa rédaction applicable au litige.

4. Il ressort des pièces du dossier que le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel, institué au profit des agents de la commune d'Orival, a été défini, en dernier lieu, par une délibération du 30 novembre 2018 de son conseil municipal, modifié, en ses articles 2 et 3, par une délibération du 18 février 2020. Pour le cadre d'emploi des adjoints administratifs territoriaux, l'ensemble des emplois est classé dans le groupe 1, avec un plafond du complément indemnitaire annuel fixé à 2 000 euros.

5. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que, pour fixer le montant du complément indemnitaire annuel attribué à Mme B, le maire a estimé que les missions qu'elle exerce justifiaient le classement de son emploi dans le groupe de fonctions n° 2 de la catégorie C, avec un plafond annuel de 1 200 euros. Toutefois, et ainsi qu'il a été dit au point précédent, l'ensemble des emplois de la commune relevant du cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux, auquel appartient l'intéressée, ayant été classé dans un groupe unique, avec un plafond fixé à 2 000 euros, le maire n'a pu, sans méconnaître les délibérations des 30 novembre 2018 et 18 février 2020 précitées, fixer, sur cette base, le montant du complément indemnitaire annuel attribué à celle-ci. Ce moyen doit par suite être accueilli.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 10 janvier 2023 du maire de la commune d'Orival.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

7. L'annulation de l'arrêté attaqué implique que le montant du complément indemnitaire annuel de Mme B soit de nouveau fixé en tenant compte du motif qui la fonde ainsi que des annulations et de l'injonction subséquente prononcées par le tribunal dans son jugement n° 2101148-2103862-2203242 du 1er mars 2024, concernant la modification de l'affectation de l'intéressée. Il y a dès lors lieu d'enjoindre à la commune d'Orival d'y procéder, dans de telles conditions, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par la commune d'Orival et non compris dans les dépens. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Orival une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 10 janvier 2023 du maire de la commune d'Orival est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la commune d'Orival de statuer de nouveau sur le montant du complément indemnitaire annuel attribué à Mme B, dans les conditions prévues au point 7 du jugement, dans un délai de deux mois à compter de sa notification.

Article 3 : La commune d'Orival versera à Mme B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune d'Orival au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune d'Orival.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Van Muylder, présidente,

M. Armand, premier conseiller,

M. Cotraud, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 4 octobre 2024.

Le rapporteur,

Signé : J. Cotraud

La présidente,

Signé : C. Van MuylderLa greffière,

Signé : A. Hussein

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

A. Hussein

ah

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions