LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2302279

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2302279

lundi 19 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2302279
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique
Avocat requérantFRANCE TERRE D'ASILE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 juin 2023, M. A F A demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé son pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de procéder au réexamen de sa situation.

Il soutient que les décisions attaquées :

- ont été prises par une autorité incompétente ;

- ne sont pas motivées ;

- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaissent sa situation personnelle.

Par un mémoire enregistré le 12 juin 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers et des décisions relatives à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter, VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- les observations de Me Ripoll, représentant M. F A, qui reprend les conclusions et les moyens exposés dans la requête, et qui ajoute que le requérant contribue à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants,

- et les observations de M. F A, assisté de Mme D interprète en arabe, qui indique qu'il est arrivé en France en 2019, qu'il est séparé de sa femme depuis 2021 et qu'il maintient des liens avec ses enfants via le réseau social Facebook.

Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.

En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. F A, ressortissant égyptien né le 13 septembre 1986 à Dakhaliya, demande l'annulation de l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé son pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois.

2. Par un arrêté n° 23-033 du 30 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation à Mme B E, cheffe du bureau de l'éloignement, à l'effet de signer les décisions en litige. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit, par suite, être écarté.

3. L'arrêté attaqué comporte, eu égard à l'objet de chacune des décisions contestées, les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il est donc suffisamment motivé.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. F A, qui déclare résider en France depuis trois ans, a été condamné, par un jugement du 6 septembre 2021 de la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny, à une peine de huit mois d'emprisonnement pour des faits de violence sur la personne de sa compagne, en présence de ses enfants, âgés de huit ans et d'un an et demi. Ces faits ont justifié, avant même le prononcé de cette condamnation, qu'une ordonnance de protection soit délivrée le 2 avril 2021 par le juge aux affaires familiales en faveur de sa compagne qui, notamment, en vertu de cette décision, exerce depuis lors, eu égard à l'impact psychologique des violences sur les enfants, l'autorité parentale à titre exclusif, ces mesures ayant été confirmées par une ordonnance du 14 décembre 2021 du même tribunal judiciaire. Il est en outre constant que M. F A n'est pas isolé dans son pays d'origine, ainsi qu'il résulte du procès-verbal d'audition. Enfin, et quand bien même il verserait le montant de la contribution aux frais d'entretien et d'éducation de ses enfants, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant, qui notamment ne dispose pas de droits de visite, entretiendrait des liens particuliers avec ses enfants. Dès lors, en prenant l'arrêté litigieux, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. F A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. F A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A F A et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2023.

Le magistrat désigné,

S. C La greffière,

A. LENFANT

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions