jeudi 20 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2302784 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 juillet 2023, M. C A, représenté par Me Inquimbert, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 29 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a décidé de son transfert aux autorités espagnoles ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de prendre en charge sa demande d'asile sans délai à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros hors taxes à verser à la Selarl Mary et Inquimbert en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le préfet ne rapporte pas la preuve qu'il a été identifié en Espagne et que l'autorité centrale a été saisie dans le délai de 72 heures suivant sa demande, conformément à l'article 9 du règlement (UE) n° 603/2013 ;
- le préfet ne démontre pas que les droits garantis par l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 auraient été respectés ;
- il n'établit pas que les autorités espagnoles, croates et françaises aient collecté ses empreintes avec son accord et aient diligenté un expert pour les vérifier ;
- il appartient au préfet de justifier de l'existence de la demande adressée aux autorités espagnoles ainsi que de la réponse qui aurait été faite par ces mêmes autorités ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- il méconnaît l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- il méconnaît le principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu préalablement à toute décision défavorable ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure, d'un défaut d'examen et méconnaît l'article 13-1 du règlement (UE) n° 2013/604 dès lors que le préfet ne pouvait décider d'un transfert aux autorités espagnoles, après avoir recueilli un accord explicite le 28 octobre 2021 des autorités croates ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la directive n° 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme D comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les observations de Me Mary, substituant Me Inquimbert, représentant M. A, assisté de Mme B, interprète en peul, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens et précise, en outre, que les autorités françaises n'ont pas respecté l'obligation d'information dès lors qu'elles ont communiqué les brochures A et B sur les règlements communautaires en langue française, langue que M. A ne comprend pas et ajoute qu'il n'a pas franchi irrégulièrement la frontière dès lors qu'il a été secouru en mer par les autorités espagnoles.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais né le 11 février 1991 à Nguidjlone, s'est présenté le 22 mai 2023 à la préfecture des Yvelines pour y déposer une demande d'asile. Le 2 juin 2023, les autorités espagnoles ont été saisies d'une demande de prise en charge sur le fondement des dispositions de l'article 13-1 du règlement (UE) n° 604/2013. Les autorités espagnoles ont donné leur accord explicite le 8 juin 2023. Par l'arrêté attaqué du 29 juin 2023, le préfet de la Seine-Maritime a décidé du transfert de l'intéressé aux autorités espagnoles.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président / () ". En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, il résulte du second alinéa de l'article 9-1 du règlement (UE) n° 603/2013 que le non-respect du délai de 72 heures n'exonère pas les États membres de l'obligation de relever et de transmettre les empreintes digitales au système central, de sorte que la circonstance que les empreintes du requérant auraient été relevées au-delà du délai de 72 heures à partir de la date à laquelle il a sollicité l'asile est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la recherche Eurodac a été effectuée à partir d'un relevé décadactylaire le 22 mai 2023, soit le jour même de la demande d'asile de M. A auprès de l'autorité préfectorale. Par suite, ce moyen doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'article 21 de l'exposé des motifs du règlement (UE) n° 603/2013 atteste que le recours à un expert en empreintes digitales a pour objet de permettre que les résultats positifs obtenus dans Eurodac soient vérifiés de manière à garantir la détermination exacte de la responsabilité au titre du règlement (UE) n° 604/2013. Selon les articles 2 et 25 de ce règlement, cette vérification constitue pour les États membres une obligation. Toutefois, cette obligation, dont les articles 9 et 29 sont le corollaire, a pour seul objet de garantir la fiabilité des résultats de la comparaison, de sorte que sa méconnaissance ne saurait affecter la régularité de la procédure suivie lorsque la fiabilité des informations issues de la comparaison n'est pas sérieusement critiquée.
5. En l'espèce, si M. A soutient que les autorités qui ont collecté ses empreintes ne lui ont pas demandé son accord et n'ont pas diligenté, pour les vérifier, un expert en empreintes digitales, il ne conteste toutefois aucune des informations issues de la comparaison de ses empreintes digitales avec les données contenues dans cette base de données ni ne conteste davantage avoir transité par l'Espagne. En outre, l'obligation d'information prévue par les dispositions de l'article 29, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 603/2013 a uniquement pour objet et pour effet de permettre d'assurer la protection effective des données personnelles des demandeurs d'asile concernés, laquelle est garantie par l'ensemble des États membres relevant du régime européen d'asile commun. Le droit d'information des demandeurs d'asile contribue, au même titre que le droit de communication, le droit de rectification et le droit d'effacement de ces données, à cette protection. Ainsi, cette information, pour essentielle qu'elle soit, est sans incidence sur la légalité de la décision par laquelle un État membre décide du transfert d'un étranger vers l'État responsable du traitement de sa demande d'asile. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'obtention de l'accord de l'intéressé avant la collecte de ses empreintes digitales et de l'absence de vérification de ces empreintes par un expert et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 doivent être écartés.
6. En troisième lieu, il ressort des pièces produites en défense que les autorités espagnoles ont été saisies le 2 juin 2023 d'une demande de prise en charge, et que celles-ci ont explicitement accepté cette requête le 8 juin 2023 sur le fondement de l'article 13-1 du règlement (UE) n° 603/2013. En revanche, alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A aurait transité par la Croatie, les autorités croates n'ont pas relevé les empreintes du requérant, ni été saisies d'une demande de prise en charge par les autorités françaises. Par suite, ce moyen doit être écarté.
7. En quatrième lieu, il résulte de l'article 4 du règlement (UE) n° 603/2013 que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application des dispositions du règlement (UE) n° 603/2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et, en tout cas, avant la décision par laquelle l'autorité administrative décide de le remettre aux autorités responsables de l'examen de sa demande d'asile, une information complète sur ses droits et les modalités d'application du règlement, par écrit et dans une langue qu'il comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Cette information doit comporter l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de ce même article 4 et constitue une garantie pour le demandeur d'asile.
8. Il ressort des pièces du dossier que le requérant s'est vu remettre, le 22 mai 2023, les brochures A et B, en langue française, contenant les éléments d'information exigés par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013. Ces livrets lui ont été remis au plus tard lors de l'entretien, puisque l'intéressé a attesté en signant le compte-rendu d'entretien avoir reçu l'information sur les règlements communautaires. Alors que l'attestation Dublin mentionne qu'il a déclaré comprendre le français, M. A soutient qu'il ne comprend pas cette langue. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que lors de l'entretien individuel, M. A a été assisté d'un interprète en peul, qui a assuré la traduction, non de l'intégralité des brochures, mais des informations délivrées sur leur base par l'agent de la préfecture assurant cet entretien. Il en ressort également que, en signant le résumé de l'entretien individuel, l'intéressé a certifié avoir reçu " l'information sur les règlements communautaires " et " avoir compris la procédure engagée à son encontre ". M. A n'a d'ailleurs pas fait état, lors ou après cet entretien et comme il en avait la possibilité, de carences dans l'information reçue ou de difficultés de compréhension quant à la procédure mise en œuvre à son égard. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas reçu les informations prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
9. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A a bénéficié d'un entretien individuel et confidentiel le 22 mai 2023 qui s'est tenu en peul, langue qu'il a déclaré comprendre. A l'occasion de cet entretien, le requérant a pu formuler des observations personnalisées relatives notamment à sa situation personnelle, à sa famille ainsi qu'à son parcours migratoire depuis son départ du Sénégal. Il n'est pas contesté que M. A a bien été reçu, lors de cet entretien, par un agent de la préfecture, lequel doit être regardé, en l'absence, notamment, de tout élément permettant de supposer un défaut de formation ou d'accès à une information suffisante, comme une personne qualifiée en vertu du droit national ayant reçu la formation nécessaire et disposant des connaissances appropriées pour remplir ses obligations. Enfin, si le requérant soutient que le résumé de l'entretien ne lui a pas été remis, il n'est ni établi ni même allégué que l'intéressé ou son conseil ait sollicité la communication de ce résumé, aucune disposition du règlement (UE) n° 604/2013 n'imposant que ce document, qui, en l'espèce, a été communiqué par le préfet à l'appui de son mémoire en défense, soit remis spontanément par l'administration au demandeur d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 doit, dès lors, être écarté dans toutes ses branches.
10. En sixième lieu, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'entraîner l'annulation de la décision faisant grief que si la procédure administrative en cause aurait pu, compte tenu des circonstances de fait et de droit propres au cas d'espèce, aboutir à un résultat différent du fait des observations et éléments que l'étranger a été privé de faire valoir. En l'espèce, le requérant a bénéficié de l'entretien individuel précité auprès des services de la préfecture des Yvelines. Il a eu, durant cet entretien, la possibilité de faire valoir tous éléments relatifs à son parcours ou à sa situation personnelle et de présenter toutes observations utiles. Dans ces conditions, il n'est pas établi que M. A aurait été empêché de présenter des éléments ou observations propres à amener le préfet à prendre une décision autre que l'arrêté ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général du droit à être entendu, qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne, ne peut qu'être écarté.
11. En septième lieu, M. A soutient que le préfet ne pouvait prendre à son encontre une décision de transfert aux autorités espagnoles, alors qu'il a bénéficié d'un accord explicite des autorités croates de prise en charge. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le préfet a saisi les seules autorités espagnoles le 2 juin 2023 et que ces dernières ont accepté expressément la prise en charge de M. A le 8 juin 2023, sur le fondement de l'article 13-1 du règlement (UE) n° 604/2013. Si la décision mentionne à tort que les autorités croates ont accepté explicitement la prise en charge le 28 octobre 2021, cette erreur de plume, aussi regrettable soit-elle, est sans incidence sur la légalité de la décision, M. A n'alléguant au demeurant pas avoir transité, lors de son parcours migratoire, par la Croatie, de sorte que les autorités n'avaient dès lors pas lieu d'être saisies. Enfin, M. A fait valoir qu'aucun élément du dossier ne permet de démontrer qu'il serait entré irrégulièrement en Espagne, ayant été secouru en mer et été débarqué dans ce pays indépendamment de sa volonté. Toutefois, à défaut pour le requérant d'apporter des éléments de nature à contredire l'appréciation des autorités quant au franchissement irrégulier des frontières espagnoles, qui pouvait être fondée sur de simples indices, la seule circonstance de son entrée par voie maritime en Espagne en qualité de naufragé secouru en mer, à la supposer établie, n'est pas par elle-même de nature à la faire regarder comme régulière. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure, du défaut d'examen et de la méconnaissance de l'article 13-1 du règlement (UE) n°604/2013 doivent être écartés.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
13. M. A se prévaut de la présence en France de son frère qui réside au Havre avec son épouse et ses enfants. Toutefois, le requérant est célibataire et sans charge de famille, et ne justifie pas de la réalité et de l'intensité des liens qu'il entretiendrait avec son frère, ni même de la réalité de leur lien de parenté. Ainsi, le requérant, qui n'établit nullement avoir créé des liens particuliers sur le territoire national, n'est pas fondé à sa prévaloir de l'atteinte disproportionnée portée au droit au respect de sa vie privée et familiale par l'autorité préfectorale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit dès lors être écarté. Par ailleurs, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrête du 29 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a décidé de son transfert aux autorités espagnoles. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la Selarl Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2023.
La magistrate désignée,
Signé
H. D
La greffière,
Signé
C. DUPONT
La République mande et ordonne au préfet au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
C. DUPONT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026