jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2303726 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | MONTREUIL |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée sous le n°2303726 le 19 septembre 2023, M. B A, représenté en dernier lieu par Me Montreuil, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour du 7 février 2023 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de le munir d'un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et durant tout le temps du réexamen, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 8 mai 2024 sous le n°2401794, M. A, représenté en dernier lieu par Me Montreuil, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté notifié le 7 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire et a fixé le pays de destination de cette mesure ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui remettre une autorisation provisoire de séjour, de réexaminer sa situation, et d'effacer sa fiche du système d'information Schengen et du fichier des personnes recherchées, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros HT en application des dispositions de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, cette condamnation valant renonciation de son conseil au versement de l'aide juridictionnelle, ou à défaut de lui verser directement cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'une insuffisance de motivation ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3, paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par courrier du 11 septembre 2024, les parties ont été informées en application de l'article R. 611-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les conclusions de la requête dirigées contre les décisions par lesquelles le préfet l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire et a fixé le pays de destination de cette mesure sont dirigés contre des décisions inexistantes, l'arrêté attaqué du 29 avril 2024 ayant pour seul objet de refuser la délivrance du titre de séjour sollicité par M. A.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 septembre 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant,
- l'accord franco-marocain en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987,
- le code civil,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol,
- et les observations de Me Montreuil, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant marocain né le 12 juillet 1977, est entré au cours de l'année 1986 sur le territoire français. Il s'est vu délivrer une carte de résident valable du 27 novembre 1995 au 26 novembre 2005. Alors qu'il était en détention, l'intéressé a sollicité, le 7 février 2023, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Une décision implicite de rejet de sa demande est intervenue le 7 juin 2023 en l'absence de réponse. Par un arrêté du 29 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté explicitement cette demande.
2. Par sa requête n°2303726, M. A demande l'annulation de la décision du 7 juin 2023 par laquelle le préfet a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour.
3. Par sa requête n°2401794, M. A demande l'annulation de l'arrêté du 29 avril 2024, notifié le 7 mai 2024, portant refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de refus de délai de départ volontaire et fixant le pays de destination.
4. Les requêtes n° 2303726 et n° 2401794 présentées par M. A présentent ainsi toutes deux des conclusions aux fins d'annulation de la décision de refus de titre de séjour opposée à l'intéressé et ont, par suite, le même objet. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'étendue du litige :
5. Si le silence gardé par l'administration sur un recours gracieux ou administratif fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
6. Les conclusions aux fins d'annulation de la décision implicite née le 7 juin 2023 présentées dans le cadre de la requête n° 2303726 doivent être regardées comme dirigées contre la décision explicite du 29 avril 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a explicitement rejeté la demande de titre de séjour de M. A.
Sur la recevabilité des conclusions :
7. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué du 29 avril 2024 a pour seul objet de refuser la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, les conclusions de la requête n°2401794 dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire et fixant le pays de destination ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables dès lors qu'elles sont dirigées contre des décisions inexistantes. Au demeurant, si par des décisions du 7 mai 2024, postérieures à la décision attaquée, le préfet de la Seine-Maritime a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai et a fixé son pays de destination, le tribunal administratif de Rouen a, par un jugement n°2402028 du 17 juin 2024, rejeté les conclusions tendant à l'annulation de ces décisions.
Sur la décision du 29 avril 2024 portant refus de titre de séjour :
8. En premier lieu, la décision attaquée vise les stipulations de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions des articles L. 423-23 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont le préfet de la Seine-Maritime a fait application. Elle mentionne que M. A a fait l'objet de plusieurs condamnations pénales, qu'il est incarcéré depuis 2022, que la relation entre l'intéressé et une ressortissante française n'est pas établie, non plus que le lien de filiation entre M. A et les deux enfants de cette personne. La décision fait également état de la situation personnelle, familiale et professionnelle de M. A, en mentionnant notamment que ses frères et sœurs, français ou en situation régulière, sont présents en France, et qu'il a travaillé en détention. La décision de refus de titre de séjour comporte ainsi les considérations de fait et les dispositions de droit dont elle fait application. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit par suite être écarté.
9. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de décision attaquée qui mentionne que M. A soutient avoir deux enfants et être en concubinage avec une ressortissante française, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de la Seine-Maritime n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. "
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () "
12. Il est constant que M. A vit en France depuis qu'il y est arrivé régulièrement au cours de l'année 1986, alors qu'il était âgé de neuf ans. Il a bénéficié d'une carte de résident valable du 27 novembre 1995 au 26 novembre 2005. Il est également constant que sa mère, titulaire d'une carte de résident permanent, vit en France, ainsi que les six membres de sa fratrie, dont cinq sont de nationalité française et le sixième est pourvu d'une carte de résident. M. A soutient par ailleurs vivre en concubinage avec une ressortissante française et être père de deux enfants nés de son union avec cette dernière en 2010 et 2019. Toutefois, l'intéressé ne démontre pas, en produisant uniquement un extrait d'acte de naissance du deuxième enfant, qui ne mentionne pas M. A comme étant le père, qu'il aurait un lien de filiation avec ces deux enfants de nationalité française. Il n'établit pas, au demeurant, contribuer à l'entretien et à l'éducation de ces deux enfants par la seule production de versement de sommes d'argent comprises en 50 et 100 euros ponctuellement en 2019 et 2021.
13. En outre, il ressort des pièces du dossier que, entre 2002 et 2008, M. A a fait l'objet de quatre condamnations pénales. Il a ainsi été notamment condamné à une peine de douze ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté de huit ans, par un arrêt du 17 septembre 2004 de la cour d'assises de la Meurthe-et-Moselle pour des faits de tentative de meurtre puis à une peine de quinze ans de réclusion criminelle pour des faits d'assassinat, par un arrêt du 7 novembre 2008 de la cour d'assises de la Seine-Maritime. M. A se prévaut de son comportement en détention, où il a occupé plusieurs emplois et poursuivi plusieurs formations. A cet égard, il ressort de la fiche pénale versée à l'instance par le préfet que, si M. A a bénéficié de plusieurs réductions de peine entre les mois de juin 2019 et mars 2024, il s'est également vu, sur cette même période, retirer des crédits de réduction de peine par le juge d'application des peines, lors de l'examen des périodes du 2 mai 2020 au 2 mai 2023. Dans ces conditions, en raison de la gravité des faits pour lesquelles M. A a été condamné, et en dépit du soutien marqué de sa famille et des efforts entrepris en vue de sa réinsertion, le comportement de M. A, doit être regardé constituant une menace pour l'ordre public. Compte tenu de cette circonstance et de la nature de ses liens familiaux et des conditions de son séjour en France, où il a été incarcéré entre 2002 et 2024, le préfet a dès lors pu, sans porter une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, refuser de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3, paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
14. En quatrième lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen, qui ne peut être invoqué utilement qu'à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, doit ainsi être écarté comme inopérant.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que ses conclusions au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. A présentées sous les n°2303726 et 2401794 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Bellec, premier conseiller,
et Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
La rapporteure,
B. Esnol
La présidente,
C. Galle La greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au le préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s2303726 et 2401794
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026