jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2303835 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | BARHOUM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 septembre et 4 octobre 2023, M. B A, retenu au centre de rétention de Oissel, représenté par Me Barhoum, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 29 septembre 2023 par lequel le préfet du Calvados l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa situation, laquelle devra intervenir dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir ;
3) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros hors taxes sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été signée par un auteur ne justifiant pas de sa compétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les dispositions du 1° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est mineur ;
- elle méconnait les dispositions du 5° du même article ;
- elle est entachée à cet égard d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle a été signée par un auteur ne justifiant pas de sa compétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle repose sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle méconnait le 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle a été signée par un auteur ne justifiant pas de sa compétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle repose sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle a été signée par un auteur ne justifiant pas de sa compétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée à cet égard d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 et 5 octobre 2023, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil, notamment son article 388 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n°2004-374 du 29 avril 2004 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Mulot, premier conseiller, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement des étrangers.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique du 5 octobre 2023 à 13h15, présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Barhoum, avocate désignée d'office pour M. A, qui reprend et complète les conclusions et moyens de la requête ; elle revient plus précisément sur la question de la minorité alléguée du requérant ; elle soutient en outre que l'interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée tant dans son principe que dans sa durée ;
- et les observations de M. A, assisté de M. C, interprète en langue arabe.
Le préfet du Calvados n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui se présente comme M. B A, ressortissant marocain qui serait né le 1er juillet 2007 à Tanger, a été interpellé le 29 septembre 2023 par des fonctionnaires de police pour des faits de vol en réunion commis sur le territoire de la commune de Caen. Au cours de la mesure de garde à vue dont il a fait l'objet, il s'est vu notifier un arrêté du 29 septembre 2023 du préfet du Calvados prononçant à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une décision fixant le pays à destination duquel il doit être éloigné ainsi qu'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par la présente requête, M. A, qui a fait l'objet d'un placement en rétention, demande à titre principal au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur le moyen commun, tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 43 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements : " Le préfet de département peut donner délégation de signature () 7° Aux agents en fonction dans les préfectures, pour les matières relevant des attributions du ministre de l'intérieur ". L'arrêté attaqué a été signé par le chef du bureau de l'asile et de l'éloignement qui bénéficiait, par un arrêté du 15 septembre 2023 publié le 18 septembre suivant au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation de signature du préfet du Calvados, à l'effet de signer notamment chacune des décisions contenues dans l'arrêté. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français comporte l'exposé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée pour respecter les exigences de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. En deuxième lieu, il résulte des termes de l'article L. 611-3 dudit code que ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le mineur de dix-huit ans.
5. A cet égard, il ressort des pièces du dossier et notamment du procès-verbal d'audition du 29 septembre 2023 que le requérant, s'il a indiqué être né le 1er juillet 2007, a également déclaré être dépourvu de tout titre d'identité ou de voyage, de sorte qu'il peut être regardé comme dissimilant, ou à tout le moins ne dévoilant pas aux autorités son véritable état civil. En outre, le préfet du Calvados justifie que l'examen du fichier automatisé des empreintes digitales a fait ressortir une correspondance du requérant sous pas moins de cinq alias différents, sous lesquels il est systématiquement majeur sauf sous celui allégué dans la présente instance. Compte-tenu de l'ensemble des éléments du dossier, et au-delà de tout doute qui serait le cas échéant appelé à lui bénéficier en application de l'article 388 du code civil, il n'apparait pas que le requérant soit mineur de dix-huit ans. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 1° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
7. Contrairement à ce que fait valoir le préfet du Calvados, l'arrêté attaqué est explicitement fondé sur cette disposition, de sorte que M. A peut utilement contester le bien-fondé du motif qui lui a été opposé. Toutefois, il ressort des pièces produites en défense que M. A, qui avait été mis en cause le 19 mars 2020 à Mantes-la-Jolie (Yvelines) pour des faits de vol aggravé par deux circonstances, a été de nouveau interpellé le 29 septembre 2023 pour des faits de même nature en réunion, qu'il a reconnus lors de sa garde à vue. Par suite, sa présence en France, au demeurant très récente, constituait une menace suffisamment grave à l'ordre public que le préfet du Calvados puisse édicter légalement une obligation de quitter le territoire français à son encontre.
8. Enfin, compte-tenu de ce qui vient d'être exposé précédemment, M. A qui est dépourvu de toute attache sur le territoire et ne justifie d'aucune intégration ne saurait sérieusement soutenir que la décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
Sur la décision de refus de délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, la décision refusant d'accorder à M. A un délai de départ volontaire comporte l'exposé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement ; elle est, par suite, suffisamment motivée.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ", risque qui en application des dispositions de l'article L. 612-3 du même code peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, lorsque " 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".
11. Outre la menace à l'ordre public que constitue le comportement de M. A, il est constant qu'il est entré en France dépourvu de toute autorisation à cet effet et qu'il n'a pas sollicité de titre de séjour, il a déclaré lors de la mesure de garde à vue dont il a fait l'objet qu'il refuserait d'exécuter l'obligation de quitter le territoire français dont il était susceptible de faire l'objet, et il est dépourvu de toute document d'identité ou de voyage. Par suite, il se trouvait dans quatre cas dans lesquels l'autorité administrative pouvait refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. Il s'ensuit que le préfet du Calvados n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en refusant d'accorder à M. A un délai de départ volontaire.
12. En troisième lieu, l'illégalité de la décision obligeant M. A à quitter le territoire français n'est pas établie, les moyens dirigés contre elle ayant tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le délai à l'issue duquel M. A pourra être éloigné, ne peut qu'être écartée.
13. Enfin, la décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de son destinataire.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
14. En premier lieu, en indiquant que M. A n'établissait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet du Calvados a suffisamment motivé sa décision.
15. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision obligeant M. A à quitter le territoire français n'est pas établie, les moyens dirigés contre elle ayant tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de ces décisions soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays à destination duquel M. A pourra être éloigné, ne peut qu'être écartée.
16. En dernier lieu, la décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de son destinataire.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ", et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
18. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
19. En premier lieu, il ressort de la lecture de l'arrêté que, pour édicter la mesure en litige, l'autorité administrative a explicitement examiné et fait état des quatre critères qui sont énoncés par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est, par suite, suffisamment motivée.
20. En second lieu, ainsi qu'il a été exposé précédemment, M. A est présent depuis très peu de temps sur le territoire français, il y est dépourvu de toute attache personnelle ou familiale et il est connu sous de multiples identités et à deux reprises au moins pour des faits de vol aggravé. Dans ces conditions, tant le principe de l'interdiction de retour sur le territoire français, qu'aucune circonstance humanitaire ne dispensait l'autorité administrative de prononcer, ni la durée d'un an qui a été décidée, ne méconnaissent les dispositions des articles citées précédemment. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de son destinataire.
21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence. Les conclusions de son avocat tendant à l'octroi de frais d'instance doivent également être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Barhoum et au préfet du Calvados.
Prononcé en audience publique le 5 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
Signé :
R. Mulot
La greffière,
Signé :
P. His
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2303835
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026