mercredi 31 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2400335 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 janvier 2024, M. D A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois années ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard.
M. A soutient que les décisions attaquées :
- ont été prises par une autorité incompétente ;
- ne sont pas suffisamment motivées ;
- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 26 janvier 2024, le préfet d'Indre-et-Loire a produit des pièces.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme B comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique du 31 janvier 2024, présenté son rapport et entendu les observations orales de Me Paraiso, représentant le requérant, assisté de Mme C, interprète, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que dans ses écritures, et fait valoir qu'il réside depuis février 2023 en Espagne, où vit son frère, et où il souhaite s'établir, et n'était de retour en France en décembre 2023 que pour récupérer des affaires, qu'il souhaite retourner en Espagne, et qu'il dispose de quelques attaches familiales et amicales en France.
Le préfet n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A, ressortissant algérien né le 5 juin 1995, est, selon ses dires, entré sur le territoire français le 28 décembre 2020. Par un arrêté du 28 décembre 2022, le préfet de l'Indre l'a obligé à quitter le territoire français en vertu du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour sur le territoire français durant une année. Le 23 janvier 2024, M. A a été interpelé et placé en garde à vue pour violation d'une interdiction judiciaire de paraître dans le tribunal d'Indre-et-Loire. Par un arrêté du 24 janvier 2024, dont il demande l'annulation, le préfet d'Indre-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français en vertu des dispositions des 1° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour sur le territoire français durant trois années. Par arrêté du même jour, il a été placé en rétention administrative.
2. En premier lieu, par arrêté du 27 décembre 2023, publié au recueil des actes de la préfecture d'Indre-et-Loire du 27 décembre 2023, le préfet d'Indre-et-Loire a donné à M. E F, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture d'Indre-et-Loire par intérim, délégation pour signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit donc être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait qui ont conduit à l'adoption des décisions attaquées. Le moyen tiré de leur insuffisante motivation doit donc être écarté comme manquant en fait.
4. En dernier lieu, il résulte des propres déclarations du requérant qu'il ne réside plus en France depuis le mois de février 2023 et n'y séjournait que brièvement en décembre 2023 afin de récupérer des affaires et qu'il souhaite s'établir en Espagne, où réside son frère. Il est constant qu'il a séjourné en France de manière irrégulière, a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement qu'il n'établit pas avoir effectivement exécutée, et a fait l'objet d'une condamnation pénale pour des faits de vol aggravé par jugement du tribunal correctionnel de Tours le 30 mars 2022. Il n'apporte aucune pièce de nature à établir qu'il justifierait d'une insertion sociale ou professionnelle en France ou y disposerait d'attaches familiales. Dès lors, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A, et au préfet d'Indre-et-Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2024.
La magistrate désignée,
C. B
Le greffier,
S. LECONTE
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026