LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2400545

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2400545

mercredi 6 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2400545
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique 3
Avocat requérantMARY-INQUIMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 février 2024, M. D F, représenté par la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 février 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation sans délai et de le munir, dans l'attente de ce réexamen, d'une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

L'obligation de quitter le territoire français :

- a été adoptée en méconnaissance de son droit d'être entendu ;

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;

La décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- a été adoptée en méconnaissance de son droit d'être entendu ;

- méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;

La décision fixant son pays de destination :

- a été adoptée en méconnaissance de son droit d'être entendu ;

- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;

- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;

L'interdiction de retour sur le territoire français :

- a été adoptée en méconnaissance de son droit d'être entendu ;

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- procède d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 février 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir que les moyens soulevés sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bouvet comme juge du contentieux des décisions relatives à l'éloignement et à la rétention des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter et VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bouvet, magistrat désigné ;

- les observations de Me Inquimbert, représentant M. F qui reprend et développe les conclusions et moyens soulevés dans la requête et fait valoir, en outre, que la compétence du signataire de l'acte attaqué, n'est pas justifiée ; que l'ex-compagne de M. F, Mme B, bénéficie de la protection subsidiaire, laquelle s'étend à leur fille mineure, I.

Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.

En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. D F, ressortissant congolais (République Démocratique du Congo) né le 28 mai 1980, également connu sous l'alias, D F, de nationalité rwandaise, est entré en France le 12 février 2014, selon ses déclarations, pour y demander l'asile. Déposée le 24 avril 2014, sa demande a été rejetée par l'OFPRA, le 30 novembre 2015, décision confirmée par la CNDA, le 13 avril 2019. L'intéressé a fait l'objet d'un contrôle d'identité, le 7 février 2024, puis a été placé en retenue administrative. Par un arrêté du même jour, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Le requérant demande l'annulation de cet arrêté.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Dans les circonstances de l'espèce, eu égard à l'urgence, il y a lieu d'admettre M. F, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées :

3. En premier lieu, Mme H E bénéficiait, en sa qualité d'adjointe à la cheffe du bureau de l'éloignement, d'une délégation du préfet de la Seine-Maritime aux fins de signer les décisions en litige, consentie par arrêté n° 23-109 du 18 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 76-2023-191 du 22 décembre 2023, visé dans l'arrêté litigieux et accessible tant au juge qu'aux parties. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué manque donc en fait.

4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition du 7 février 2024 établi par les services de la police aux frontières du Havre, que M. F a été entendu, préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué, sur les raisons pour lesquelles il avait quitté son pays d'origine, son parcours depuis son départ de ce pays, les démarches effectuées en France ainsi que sa situation au regard de son droit au séjour, sa situation privée et familiale et la perspective d'un retour dans son pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu, doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.

6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime aurait manqué à son obligation de procéder à un examen particulier de la situation personnelle de M. F avant d'édicter la mesure d'éloignement en litige.

7. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". En application de ces stipulations, il appartient à l'autorité administrative qui envisage de procéder à l'éloignement d'un ressortissant étranger en situation irrégulière d'apprécier si, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour en France, ainsi qu'à la nature et à l'ancienneté de ses liens familiaux sur le territoire français, l'atteinte que cette mesure porterait à sa vie familiale serait disproportionnée au regard des buts en vue desquels cette décision serait prise.

8. D'autre part, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

9. Au cas d'espèce, si M. F se prévaut, par la voix de son conseil, à l'audience, de ce que son ex-compagne, Mme C B, de nationalité congolaise, bénéficie de la protection subsidiaire, laquelle s'étend à leur fille mineure, I, née le 19 mars 2016 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), cette circonstance alléguée n'est démontrée par aucun commencement de preuve. En outre, si M. F établit procéder à des versements de sommes d'argent au profit de son ex-compagne, depuis le mois de décembre 2022, au moins, ces preuves de virements ne suffisent pas, par elles-mêmes, à démontrer l'existence de liens effectifs entretenus par l'intéressé avec sa fille, pas plus qu'elles ne permettent d'établir un quelconque investissement du requérant dans sa parentalité et ce, alors que l'enfant était âgée de sept ans, à la date d'adoption de la décision en litige. Il en va de même des factures d'achat d'articles pour enfant versées aux débats. La succincte attestation rédigée par Mme B le 29 novembre 2023 ne saurait, de la même manière, établir la réalité de tels liens.

10. Par ailleurs, M. F qui soutient résider en France depuis près de dix ans, ne justifie d'aucune démarche visant à régulariser sa situation administrative, depuis le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA, le 13 avril 2019. Si l'intéressé, fait valoir qu'il vit au Havre, chez sa compagne, Mme G, de nationalité congolaise, cette relation n'est pas démontrée et il n'est pas soutenu que le couple ainsi formé aurait donné naissance à un ou des enfants. M. F n'est pas dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, où résident plusieurs membres de sa famille, selon les indications non contestées portées dans le procès-verbal d'audition du 7 février 2024 précité. Enfin, le requérant, qui ne justifie d'aucune activité professionnelle actuelle ou passée, ne fait état d'aucune perspective d'insertion particulière.

11. Il résulte de ce qui a été exposé aux points n°8 et 9 que la décision contestée n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. F, pas plus qu'elle n'a lésé l'intérêt supérieur de la jeune A. Pour les mêmes motifs, l'erreur manifeste d'appréciation invoquée par le requérant, n'est pas établie.

En ce qui concerne le refus d'octroi de délai de départ volontaire :

12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

13. Au cas d'espèce, il n'est pas contesté que M. F est dépourvu de tout document d'identité ou de voyage en cours de validité. Le préfet de la Seine-Maritime était ainsi fondé à tenir le risque de soustraction à la mesure d'éloignement pour établi et à refuser, pour ce motif, d'octroyer un délai de départ volontaire à l'intéressé. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit, par conséquent, être écarté.

14. En second lieu, au regard des motifs précédemment exposés, et alors que ni les liens entretenus avec la jeune A, ni la relation de couple alléguée avec Mme G ne sont démontrés, l'erreur manifeste d'appréciation, invoquée de façon générale par le requérant, n'est pas établie.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

15. En premier lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, M. F n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement.

16. En second lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

17. En premier lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, M. F n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, à son encontre.

18. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".

19. Au cas d'espèce, alors que le refus d'octroyer un délai de départ volontaire à M. F, permettait au préfet de la Seine-Maritime d'assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, le requérant, dont les conditions de séjour en France ont été rappelées aux points n°8 et n°9, ne justifie d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle à l'édiction d'une telle mesure. Par suite, nonobstant la circonstance que M. F ne représente pas une menace pour l'ordre public, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

20. En troisième lieu, pour les motifs exposés aux points n°8 et n°9, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, doivent être écartés.

21. En dernier lieu, au regard de l'ensemble des éléments précédemment exposés, l'erreur manifeste d'appréciation invoquée par le requérant, n'est pas établie.

D É C I D E :

Article 1er : M. F est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D F, à la SELARL Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2024.

Le magistrat désigné,

signé

C. BOUVET

Le greffier,

signé

H. TOSTIVINTLa République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

S. Combes

No 2400545

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions