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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2400933

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2400933

mercredi 13 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2400933
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique
Avocat requérantSEYREK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 mars 2024, M. D B C, représenté par Me Seyrek, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de six mois ;

3°) d'annuler la décision du 7 mars 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

4°) d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros à verser à Me Seyrek au titre de l'alinéa 2 de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, valant renonciation de l'avocat à la part contributive de l'Etat.

M. B C soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français :

o est entachée d'un vice d'incompétence ;

o est insuffisamment motivée ;

o a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;

o méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

o méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;

- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

o est insuffisamment motivée ;

o a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;

o est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

o méconnaît la directive " retour " en raison de sa mauvaise transposition ;

o méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

o méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

o est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle ;

- la décision fixant le pays de destination :

o est insuffisamment motivée ;

o a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;

o est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire :

o est entachée d'un vice d'incompétence ;

o est insuffisamment motivée ;

o méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Favre comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 11 mars 2024 en présence de Mme His, greffière d'audience, Mme Favre, magistrate désignée, a lu son rapport, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B C, ressortissant tunisien, déclare être entré sur le territoire français en juillet 2022 muni d'un visa délivré par les autorités espagnoles, valable du 30 juin 2022 au 27 septembre 2022. Par l'arrêté attaqué du 7 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant la durée de six mois. Par l'arrêté attaqué du même jour, le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence. M. B C demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.

Sur l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, de prononcer l'admission provisoire de M. B C à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté contesté a été pris par Mme F E qui bénéficiait, en qualité d'adjointe à la cheffe du bureau de l'éloignement, d'une délégation de signature du préfet de la Seine-Maritime par arrêté n° 23-109 du 18 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 76-2023-191 du 22 décembre 2023, à l'effet notamment de signer les décisions contenues dans l'arrêté en litige. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour obliger M. B C à quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Maritime s'est fondé sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a retenu que l'intéressé ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français, ni être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. En outre, pour prendre cette décision, le préfet de la Seine-Maritime a retenu que, compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce, il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, l'arrêté litigieux mentionne les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi à l'intéressé d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

5. En troisième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment de son arrêt C-383/13 M. A, N. R./Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie du 10 septembre 2013, que toute irrégularité dans l'exercice des droits de la défense lors d'une procédure administrative concernant un ressortissant d'un pays tiers en vue de son éloignement ne saurait constituer une violation de ces droits et, en conséquence, que tout manquement, notamment, au droit d'être entendu n'est pas de nature à entacher systématiquement d'illégalité la décision prise. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent.

6. En l'espèce, il ressort du procès-verbal dressé le 7 mars 2024 par l'officier de police judiciaire ayant procédé à l'audition de M. B C, que celui-ci a été informé de ce qu'il était susceptible d'être renvoyé dans son pays d'origine, perspective que l'intéressé a d'ailleurs rejetée. En outre, il ne ressort d'aucune autre pièce du dossier et n'est pas même soutenu que M. B C aurait été empêché de présenter des observations qui auraient été de nature à ce que la procédure administrative aboutisse à un résultat différent. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il aurait été privé de son droit à être entendu ne peut qu'être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. Pour contester la décision attaquée, M. B C soutient qu'il vit sur le territoire depuis le mois de juillet 2022 avec son épouse, une compatriote, et leurs trois enfants, dont le dernier est né le 14 juillet 2023 en France. Les deux enfants aînés sont scolarisés. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B C, qui n'établit pas être entré régulièrement sur le territoire français, ne justifie pas de la réalité et de l'intensité des liens qu'il entretient avec sa femme, également en situation irrégulière, et ses trois enfants, dont le domicile est distinct de l'adresse à laquelle il se déclare. Par ailleurs, il n'est fait état d'aucun obstacle à la reconstitution de la cellule familiale dans le pays d'origine du couple, qui n'allègue pas disposer par ailleurs d'attache familiale en France. Enfin, si le requérant fait état de son recrutement par un contrat à durée indéterminée, à temps partiel, à compter du 1er juillet 2023 en tant qu'agent d'entretien chez la société MB Trans, cette circonstance ne permet pas d'attester d'une insertion sociale et professionnelle particulière sur le territoire français. En outre, l'intéressé ne justifie pas être dépourvu d'attache dans son pays d'origine. Compte tenu des conditions de son arrivée récente et de son maintien sur le territoire français, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale en l'obligeant à quitter le territoire français et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

9. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B C.

10. En dernier lieu, M. B C ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il n'a pas demandé le bénéfice aux services de la préfecture et dont le préfet n'a pas fait application dans l'arrêté contesté.

11. Il résulte de ce qui précède que M. B C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

Concernant la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

12. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour refuser d'accorder à M. B C un délai de départ volontaire, le préfet de la Seine-Maritime s'est fondé sur les dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, le préfet a relevé notamment que M. B C ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, et a ainsi retenu qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à la mesure d'éloignement. Dès lors, l'arrêté litigieux mentionne les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi à l'intéressé d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

13. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 5 à 6, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu ne peut qu'être écarté.

14. En troisième lieu, faute pour M. B C d'avoir démontré l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire par voie de conséquence de la décision d'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

15. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce que le II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile procéderait à une transposition erronée de la directive 2008/115/CE dite " retour " est inopérant dès lors que les dispositions de l'article L. 511-1 ont trait à la reconnaissance de la qualité de réfugié et n'ont pas vocation à régir la situation du requérant. En tout état de cause, les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui a repris à compter du 1er mai 2021 les dispositions du II de l'article L. 511-1 du même code, abrogées à cette même date, prévoient, par exception au délai de départ volontaire de trente jours institué par les dispositions de l'article L. 612-1 du même code, les hypothèses dans lesquelles un étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français peut se voir opposer une décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire. L'hypothèse prévue au 3° de l'article L. 612-2 constitue la transposition des dispositions du 4° de l'article 7 de la directive du 16 décembre 2008. Les dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile définissent les critères objectifs de détermination du risque de fuite. Par ailleurs, en prévoyant que des circonstances particulières peuvent faire obstacle à ce que le risque de fuite soit considéré comme établi dans l'hypothèse où un étranger entrerait dans l'un des cas ainsi définis, le législateur a imposé à l'administration un examen de la situation particulière de chaque étranger de nature à assurer le respect du principe de proportionnalité entre les moyens et les objectifs poursuivis lorsqu'il est recouru à des mesures coercitives, en conformité avec l'article 3 de la directive. Par suite, il n'est pas établi que les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 seraient incompatibles avec les garanties prévues la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008.

16. En cinquième lieu, en se bornant à reprendre les éléments de sa situation personnelle exposés au soutien de ses moyens, dirigés contre la mesure d'éloignement, tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation, le requérant n'assortit ces mêmes moyens, dirigés contre la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire pour l'exécution de cette mesure d'éloignement, d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.

17. Il résulte de ce qui précède que M. B C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.

Concernant la décision fixant le pays de destination :

18. En premier lieu, il ressort des mentions de la décision attaquée que celle-ci vise la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que M. B C ne prouve pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Elle comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constitue le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

19. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 5 et 6, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu ne peut qu'être écarté.

20. En troisième lieu, en se bornant à affirmer que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée en raison d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, le requérant n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, il ressort de l'arrêté du 7 mars 2024 que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant quant à la possibilité, en particulier, de fixer le pays dont il est originaire comme pays de destination.

21. Il résulte de ce qui précède que M. B C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.

Concernant la décision portant interdiction de retour sur le territoire :

22. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 3, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte ne peut qu'être écarté.

23. En deuxième lieu, la décision prononçant à l'encontre de M. B C une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois, qui vise les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne notamment que l'intéressé est présent en France depuis 2022, travaille sans autorisation et ne présente pas une menace pour l'ordre public. Ainsi, cette décision, dont les motifs attestent de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressé, des quatre critères énoncés par l'article L. 612-10 précité, est suffisamment motivée.

24. Dans la mesure où M. B C ne s'est vu accorder aucun délai de départ volontaire en vue de se conformer à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Maritime était fondé à assortir cette mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois, sans qu'y fassent obstacle les circonstances alléguées par l'intéressé selon lesquelles il travaille sans autorisation, il n'a jamais fait l'objet de précédente mesure d'éloignement et il ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Par suite, compte tenu de la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation et de l'atteinte disproportionnée au droit à une vie privée et familiale normal protégé par l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

25. Il résulte de ce qui précède que M. B C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

26. Il résulte de tout ce qui précède que M. B C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées ainsi que celles formulées au titre des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : M. B C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B C, Me Seyrek, et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2024.

La magistrate désignée,

Signé :

L. FAVRE

La greffière,

Signé :

P.HIS

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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