mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401008 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | SOUTY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 mars 2024, M. B D, représenté par Me Souty, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et, dans l'attente de ce réexamen et dans un délai de dix jours à compter de ce jugement, de le munir d'une autorisation provisoire de séjour, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à l'autorité préfectorale de supprimer son signalement au fichier des personnes recherchées, sans délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros, au profit de son avocat, en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, à titre subsidiaire, une somme de 1 400 euros, à son propre profit, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir préalablement recueilli l'avis de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'erreurs de fait et d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreurs de fait et d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreurs de fait et d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 7 mai 2024 et le 14 mai 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- la décision du 20 mars 2024 par laquelle M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
- les autres pièces du dossier, notamment celles produites par M. D, enregistrées le 28 mai 2024 et le 29 mai 2024.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Vaillant, conseiller,
- et les observations de Me Dantier, substituant Me Souty, pour M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant de la République du Congo né le 13 août 1979, déclare être entré en France le 1er octobre 2019, afin d'y solliciter l'asile. Sa demande de protection internationale a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 11 mars 2021. Le recours contre cette décision a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile le 3 mai 2022. Par un arrêté du 27 juin 2023, le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire français. Le 19 novembre 2023, M. D a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par l'arrêté attaqué du 14 décembre 2023, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise notamment les dispositions des articles L. 423-23, L. 435-1, L. 611-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il a été fait application à M. D. Il mentionne également les considérations de fait, propres à ce dernier, qui constituent le fondement des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de ces décisions doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, si le requérant soutient que l'autorité préfectorale se serait méprise sur la réalité de son pacte civil de solidarité conclu le 22 juillet 2021 avec Mme E, sur la quotité de travail effectuée par cette dernière et sur les liens qu'il a noués avec les enfants de celle-ci, d'une part, il ne conteste pas que le préfet a bien tenu compte de leur mariage célébré le 14 mai 2022, d'autre part, il admet lui-même ne pas avoir produit l'intégralité des bulletins de salaires de son épouse et, enfin, l'affirmation selon laquelle l'intéressé " déclare sans le prouver avoir noué des liens forts avec les enfants de son épouse " relève d'une appréciation des faits par l'autorité préfectorale et non pas de leur exactitude matérielle. En tout état de cause, M. D ne justifie pas des éléments qu'il aurait produits au soutien de l'instruction de sa demande. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait doivent être écartés.
4. En dernier lieu, il ressort de l'arrêté attaqué que l'autorité préfectorale, à qui il n'appartenait pas de faire état de l'intégralité des éléments propres à la situation personnelle de M. D, a procédé à un examen particulier et complet de cette situation. Par suite, les moyens tirés d'un défaut d'examen doivent être écartés.
Sur le refus de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. "
6. D'une part, M. D est marié depuis le 14 mai 2022 à Mme E, compatriote titulaire d'une carte de résident valable jusqu'en 2025. Il entre ainsi dans les catégories qui ouvrent droit au regroupement familial et ne peut, par suite, se prévaloir utilement de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. D'autre part, dès lors qu'ainsi qu'il vient d'être dit, M. D ne pouvait en tout état de cause pas prétendre à la délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que, par ailleurs, il n'établit ni n'allègue qu'il aurait rempli les conditions de délivrance d'un autre titre de séjour de plein droit, il n'appartenait pas à l'autorité préfectorale de recueillir l'avis de la commission du titre de séjour préalablement au refus qui lui a été opposé. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
8. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () " Aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () "
9. M. D, qui est présent sur le territoire français depuis la fin de l'année 2019, se prévaut de sa relation avec Mme E, compatriote en situation régulière, avec qui il a conclu un pacte civil de solidarité le 22 juillet 2021 et qu'il a épousée le 14 mai 2022. Il se prévaut également de la relation qu'il entretient avec les enfants de Mme E, nés respectivement en 2010, 2013 et 2016. Cependant, s'il justifie de la réalité et de l'ancienneté de sa relation avec son épouse et s'il produit plusieurs éléments, notamment des photographies et des attestations de proches, de nature à établir la réalité et l'intensité du lien qu'il entretient avec les enfants mineurs de celle-ci, M. D est, par ailleurs, père d'un enfant qui résidait, jusqu'à quelques mois avant la décision litigieuse, en République du Congo, ce qu'il a lui-même déclaré à l'occasion de sa demande d'asile. S'il justifie, par la production à l'instance de documents relatifs à la poursuite par cet enfant d'études universitaires en France depuis le mois de septembre 2023, la seule attestation de celui-ci, qui réside à Mulhouse, établie au mois de mai 2024, n'est pas de nature à établir la réalité et l'intensité des liens qu'il entretiendrait avec son père et sa belle-mère. Par ailleurs, le requérant ne justifie d'aucune insertion professionnelle ni d'aucune perspective particulière à cet égard. Enfin, eu égard à ce qui vient d'être dit, il ne justifie d'aucun obstacle particulier à ce qu'il se trouve séparé de son épouse et des enfants de celle-ci, le temps nécessaire à l'examen, s'il s'y croit fondé, d'une demande de regroupement familial. Dans ces conditions, en ayant refusé de délivrer à M. D un titre de séjour, le préfet de la Seine-Maritime n'a ni porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise, ni méconnu son obligation de faire de l'intérêt supérieur tant des enfants de Mme E que de celui de M. D, une considération primordiale. En outre, les éléments dont se prévaut le requérant ne sauraient être regardés comme des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations du 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant, doivent être écartés.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, dès lors qu'aucun des moyens soulevés par M. D à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour n'est de nature à justifier l'annulation de celle-ci, le moyen, dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, tiré de la méconnaissance du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et fondé exclusivement sur la circonstance que le préfet ne pouvait légalement lui refuser la délivrance d'un titre de séjour, doit être écarté.
11. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle du requérant, doivent être écartés.
Sur le pays de destination :
12. En premier lieu, si M. D soutient que la décision fixant le pays de destination porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels elle a été prise et porte atteinte à l'intérêt supérieur des enfants de son épouse, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, de telles atteintes ne résultent pas tant le cas échéant de cette décision, qui a pour seul objet de fixer le pays à destination duquel il pourra être éloigné en exécution de l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, mais de cette dernière décision, qui entraîne son éloignement du territoire. Le requérant n'apporte aucun élément relatif aux conséquences qu'auraient, en tant que telle, la décision fixant le pays de destination, tant sur sa vie privée et familiale que sur l'intérêt supérieur des enfants de son épouse. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces stipulations conventionnelles doivent en tout état de cause être écartés.
13. En second lieu, si M. D soutient que la décision fixant le pays de destination serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, il n'assortit ce moyen, en tant qu'il est dirigé contre cette décision, d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés à l'instance, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Vincent Souty et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
M. Deflinne, premier conseiller,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le rapporteur,
signé
A. LE VAILLANT
Le président,
signé
P. MINNELe greffier,
signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026