mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401069 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique 4 |
| Avocat requérant | LANGUIL |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2403411 du 13 mars 2024, le premier vice-président du tribunal administratif de Montreuil a transmis au tribunal administratif de Rouen la requête de M. C D, enregistrée le 11 mars 2024.
Par cette requête, enregistrée sous le n° 2400948, et un mémoire enregistré le 2 avril 2024, M. D, représenté par Me Languil, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 10 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature ;
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- est fondée sur des faits matériellement inexacts dès lors qu'il est entré en France sous couvert d'un visa, qu'il a déposé une demande de titre de séjour et ne présente pas une menace pour l'ordre public ;
- méconnaît les dispositions des 1° et 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'erreurs substantielles dès lors qu'il ne présente pas une menace pour l'ordre public, qu'il dispose de garanties de représentation et de liens familiaux en France.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 avril 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Une copie ce mémoire a été remise en main propre, à l'audience, avant l'appel de l'affaire, au conseil de M. D, qui a disposé du temps nécessaire pour en prendre utilement connaissance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 ;
- l'arrêté du 9 mars 1995 susvisé relatif à la déclaration d'entrée sur le territoire ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 2 avril 2024, le président du tribunal a désigné M. A comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter et VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 3 avril 2024, après avoir présenté son rapport, le magistrat désigné a entendu les observations de Me Languil, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête. Elle a souligné le défaut d'examen de la situation de M. D dont est entaché l'arrêté attaqué ainsi que l'absence de caractérisation du risque de trouble à l'ordre public que son comportement constituerait.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était pas présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, à 11 h 33, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D, ressortissant algérien né le 21 octobre 1994, est entré en France le 18 décembre 2021. Par un arrêté du 8 décembre 2021, le préfet de l'Essonne lui a fait l'obligation de quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de trois ans. Par suite de l'interpellation de l'intéressé ayant donné lieu à la vérification de son droit au séjour, et par l'arrêté attaqué du 10 mars 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, en application des dispositions précitées.
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
4. Par arrêté du 12 février 2024, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture du 14 février, librement consultable en ligne par les parties, Mme B E, adjointe au chef du bureau du séjour, a reçu délégation du préfet de la Seine-Saint-Denis à l'effet de signer, dans le cadre des astreintes éloignement de fins de semaine, les obligations de quitter le territoire français et les décisions d'interdictions de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, la décision attaquée, qui n'a pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, vise les dispositions dont elle fait application et relève que M. D ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français et n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Elle fait également état de sa situation personnelle et familiale, à la fois en France et dans son pays d'origine, et indique qu'il n'y est pas exposé, en cas de retour, à un risque de subir des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Il comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort de ses termes mêmes que l'obligation de quitter le territoire français est fondée sur la circonstance que M. D ne justifie pas de son entrée régulière en France et s'y est maintenu sans disposer d'un titre de séjour. A le supposer même avéré, le fait que son comportement ne présenterait pas une menace pour l'ordre public est dès lors sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Ce moyen doit par suite être écarté comme inopérant.
7. En troisième lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour entrer en France, tout étranger doit être muni : / 1° Sauf s'il est exempté de cette obligation, des visas exigés par les conventions internationales et par l'article 6, paragraphe 1, points a et b, du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) ; () ".
8. D'autre part, aux termes de l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen susvisée : " 1. Les étrangers entrés régulièrement sur le territoire d'une des Parties contractantes sont tenus de se déclarer, dans les conditions fixées par chaque Partie contractante, aux autorités compétentes de la Partie contractante sur le territoire de laquelle ils pénètrent. () ". Aux termes de l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger en provenance directe du territoire d'un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 peut se voir appliquer les dispositions de l'article L. 621-2 lorsqu'il est entré ou a séjourné sur le territoire français sans se conformer aux stipulations des paragraphes 1 et 2 de l'article 19, du paragraphe 1 de l'article 20, et des paragraphes 1 et 2 de l'article 21, de cette convention, relatifs aux conditions de circulation des étrangers sur les territoires des parties contractantes, ou sans souscrire, au moment de l'entrée sur ce territoire, la déclaration obligatoire prévue par l'article 22 de la même convention, alors qu'il était astreint à cette formalité ". Aux termes de l'article R. 621-2 du même code : " Sous réserve des dispositions de l'article R. 621-4, l'étranger souscrit la déclaration d'entrée sur le territoire français mentionnée à l'article L. 621-3 auprès des services de la police nationale ou, en l'absence de tels services, des services des douanes ou des unités de la gendarmerie nationale. () ". L'arrêté du 9 mars 1995 susvisé relatif à la déclaration d'entrée sur le territoire prévoit les informations qu'elle comporte et en fixe le modèle.
9. Il résulte de ces stipulations et dispositions que l'obligation de souscrire la déclaration prévue par l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen susvisée, reprise à l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est une condition de la régularité de l'entrée en France de l'étranger soumis à l'obligation de visa et en provenance directe d'un Etat partie à cette convention qui l'a admis à entrer ou à séjourner sur son territoire.
10. Enfin, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
11. M. D est entré en France muni d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour, valable du 13 décembre 2021 au 11 janvier 2022, délivré par les autorités consulaires espagnoles. Ainsi, l'intéressé, soumis à l'obligation de visa pour pénétrer en France et admis à entrer dans l'espace Schengen, était tenu de déclarer son entrée sur le territoire français en application des stipulations et dispositions citées au point 8, alors même qu'il disposait d'un visa de court séjour Schengen, dont la possession ne dispense pas de ladite obligation. M. D n'allègue pas avoir effectué ladite déclaration. Son entrée en France ne peut dès lors être regardée comme régulière. Au demeurant, s'il justifie avoir déposé une demande de titre de séjour, il ne dispose pas d'un tel titre. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Il en va de même du moyen tiré de ce que la décision attaquée est fondée sur des faits matériellement inexacts quant à son entrée et son séjour en France.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () ".
13. Ainsi qu'il a été dit au point 6, la décision attaquée est fondée, au regard des dispositions citées au point 10, sur la circonstance que M. D ne justifie de son entrée régulière en France et s'y est maintenu sans disposer d'un titre de séjour. Il ne peut dès lors utilement invoquer la méconnaissance des dispositions précitées. En tout état de cause, l'intéressé s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour. Ce moyen doit par suite être écarté comme inopérant.
14. En dernier lieu et contrairement à ce que soutient M. D, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet a relevé, non qu'il soit entré en France sans disposer d'un visa, mais qu'il ne pouvait justifier de son entrée régulière. En outre, si l'intéressé a déposé une demande de titre de séjour, il n'est pas titulaire d'un tel titre. Sa situation personnelle a dès lors fait l'objet d'un examen particulier. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
16. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
17. M. D ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire justifiant qu'aucune interdiction de retour ne soit édictée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, présent en France depuis un peu plus de deux ans, s'est marié le 18 mars 2023 avec une ressortissante française. En outre, si le préfet relève, sans caractériser les faits en cause, ni même préciser les suites qui leur ont été données, qu'il a été interpelé pour des faits de vol en réunion sans violence, une telle circonstance, au demeurant isolée, ne saurait permettre de regarder son comportement comme présentant une menace pour l'ordre public. Enfin, M. D n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Dans ces conditions et alors même qu'il n'allègue pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, le préfet a, en fixant à douze mois la durée de l'interdiction de retour, méconnu les dispositions précitées. Par suite et dans cette mesure, le moyen tiré de leur méconnaissance doit être accueilli.
18. Il résulte de ce qui précède que M. D est fondé à demander l'annulation de la décision du 10 mars 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français en tant que la durée de cette interdiction est fixée à douze mois.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 10 mars 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis seulement en tant qu'il fixe à douze mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre.
Sur les conséquences de l'annulation :
20. Aux termes de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement ".
21. L'exécution du présent jugement implique, en application des dispositions citées au point précédent, la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dans les conditions prévues à l'article 7 du décret du 28 mai 2010 susvisé.
Sur les conclusions au titre des frais exposés et non compris dans les dépens :
22. M. D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. Ces dispositions font toutefois obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, au titre des frais exposés par M. D et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La décision du 10 mars 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français est annulée en tant que la durée de cette interdiction est fixée à douze mois.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Me Languil et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 16 avril 2024.
Le magistrat désigné,
Signé :
J. ALe greffier,
Signé :
J.-B. Mialon
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026