mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402338 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | EDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 juin 2024, M. A B, représenté par Me Mahieu de la SELARL Eden Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 3 février 2024 par laquelle le préfet de l'Eure a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de ses enfants, et la décision du 17 avril 2024 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de l'Eure de lui accorder le regroupement familial sollicité, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, en toute hypothèse dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, ladite condamnation valant renonciation de la SELARL au versement de l'aide juridictionnelle, ou, en cas de non admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat la même somme à verser à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les décisions litigieuses :
- sont insuffisamment motivées
- sont entachées d'un défaut d'examen sérieux ;
- méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ;
- méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaissent les dispositions de l'article R. 434-4 du Code de l'entrée et du séjours des étrangers et du droit d'asile ;
- sont entachées d'erreur de droit en ce que le préfet s'est considéré en situation de compétence liée ;
- sont entachées d'erreur de fait ;
- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses ressources, à sa situation et celle de ses enfants.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2024, le préfet de l'Eure conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que le regroupement familial sollicité lui a été accordé par une décision du 12 août 2024.
Par une décision du 26 septembre 2024, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par un courrier du 23 août 2024, M. B a été invité, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, dans le délai d'un mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de son état, la demande prévue par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative a été transmise le 23 août 2024 au conseil du requérant au moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative, dite " Télérecours ", qui en a accusé réception le jour même. Ce courrier l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté d'office. Le délai d'un mois imparti au requérant pour confirmer expressément le maintien de sa requête est venu à expiration sans qu'une telle confirmation soit intervenue. Dans ces conditions, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A B est réputé s'être désisté de sa requête. Ce désistement devant être regardé comme étant pur et simple, il convient dès lors d'en donner acte sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la SELARL Eden Avocats et au préfet de l'Eure.
Fait à Rouen, le 15 octobre 2024.
La présidente de la 4ème chambre
Signé : C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON
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