LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2402785

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2402785

vendredi 13 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2402785
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4 ème Chambre
Avocat requérantDESERT PAULINE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté municipal refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa lombalgie avec sciatique bilatérale. La juridiction a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que sa maladie, non inscrite aux tableaux de maladies professionnelles, était essentiellement et directement causée par son accident de service de 2016, considéré comme guéri le jour même. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique (article L. 822-20) et du code de la sécurité sociale relatives aux conditions de reconnaissance d'une maladie imputable au service.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces et un mémoire, enregistrés les 11 juillet 2024, 23 mai et 12 juin 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 24 avril 2024 par lequel la maire la commune de Petit-Quevilly a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie, ainsi que la décision du 27 juin 2024 rejetant son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre à la commune de Petit-Quevilly de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie.

Il soutient que l’arrêté attaqué est entaché d’une erreur d’appréciation.


Par un mémoire en défense et une pièce, enregistrés les 22 et 23 mai 2025, la commune de Petit-Quevilly, représentée par Me Désert, conclut au rejet de la requête et à ce qu’une somme de 800 euros soit mise à la charge de M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




Elle fait valoir :

- à titre principal, que la requête est irrecevable en ce qu’elle est dirigée contre une décision purement confirmative ;
- à titre subsidiaire, qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Par une ordonnance du 1er juillet 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 4 août 2025 à 12 heures.

M. A... a produit des pièces, enregistrées les 14 et 30 janvier 2026, postérieurement à la clôture de l’instruction, qui n’ont pas été communiquées.


Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Armand, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Aubert, rapporteure publique,
- et les observations de M. A..., et de Me Désert, représentant la commune de Petit-Quevilly.


Considérant ce qui suit :

M. A..., agent technique principal, exerce au sein de la commune de Petit-Quevilly depuis 1985. Le 4 février 2016, il a subi un accident dans l’exercice de ses fonctions. Cet accident a été qualifié d’accident de service par la commune par un arrêté du 10 mars 2016. L’état de santé de M. A... s’étant, par la suite, dégradé, il a été placé en arrêt de travail à plusieurs reprises en raison de lombalgies. Le 13 juin 2016, une expertise médicale a été réalisée afin de déterminer si ces lombalgies trouvaient leur origine dans l’accident de service du 4 février 2016. Le médecin expert a estimé que l’accident de service devait être regardé comme guéri le jour même et qu’en conséquence, les soins et arrêts de travail relevaient du congé maladie ordinaire au-delà du 4 février 2016. Le 8 septembre 2016, la commission de réforme a conclu à l’absence de lien entre le service et les lombalgies dont souffrait l’intéressé. Saisi à nouveau de cette question, la commission de réforme a, le 22 juin 2017, rendu un avis négatif à la reconnaissance de l’imputabilité des lombalgies au service, ce qui a conduit la maire de la commune de Petit-Quevilly à prendre, le 22 juin 2017, un arrêté plaçant M. A... en congé maladie ordinaire. Le 24 aout 2023, M. A... a présenté une nouvelle demande d’imputabilité au service d’une lombalgie avec sciatique bilatérale, trouvant son origine, selon lui, dans l’accident de service du 4 février 2016. Après avis du conseil médical du 13 mars 2024, la maire de la commune de Petit-Quevilly a refusé, par arrêté du 24 avril 2024, de reconnaître l’imputabilité au service de la lombalgie avec sciatique bilatérale comme imputable au service. Le requérant demande au tribunal d’annuler cet arrêté, ainsi que la décision du 27 juin 2024 de rejet de son recours gracieux.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 822-20 du code général de la fonction publique : « (…) / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu’elle est essentiellement et directement causée par l’exercice des fonctions et qu’elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d’Etat ». Aux termes de l’article 37-8 du décret du 30 juillet 1987 susvisé : « Le taux d’incapacité permanente servant de seuil pour l’application du troisième alinéa du même IV est celui prévu à l’article R. 461-8 du code de la sécurité sociale ». Ce taux est fixé par ce dernier article à 25 %.

Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l’exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu’un fait personnel de l’agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l’aggravation de la maladie du service.

D’une part, il ressort des pièces du dossier que l’accident subi par M. A... le 4 février 2016 lui a causé un léger traumatisme abdominal. Cet accident, dont l’imputabilité au service a été reconnu par un arrêté de la maire de la commune de Petit-Quevilly du 13 juin 2016, doit être regardé, ainsi que l’a considéré l’expertise médicale rendu le même jour, comme ayant été guéri le jour même.

D’autre part, il ressort des pièces du dossier, que la lombalgie avec sciatique bilatérale dont souffre M. A... ne figure pas parmi les maladies figurant aux tableaux des maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Le compte-rendu d’examen médical établit par le docteur C... préalablement à la réunion du conseil médical le 13 mars 2024, conclut que le lien entre l’accident de service et la pathologie de M. A... n’est pas établi, ce qui a conduit le conseil médical, réuni le 14 mars 2024, a rendre un avis défavorable à l’imputabilité au service de la pathologie de M. A.... Les pièces médicales produites par l’intéressé ne comportent aucun élément permettant d’établir que sa pathologie trouverait son origine dans l’exercice de ses fonctions. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d’injonction.



Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de M. A... la somme de 800 euros demandée par la commune de Petit-Quevilly au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Petit-Quevilly au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à la commune de Petit-Quevilly.


Délibéré après l’audience du 30 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Van Muylder, présidente,
M. Armand, premier conseiller ;
M. Cotraud, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 février 2026.


Le rapporteur,




G. Armand

La présidente,




C. Van MuylderLe greffier,




J.-B. Mialon

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

← Retour aux décisions

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026