jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402867 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juillet 2024, M. C A, représenté par Me Sow, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le préfet du Finistère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation ;
3°) d'enjoindre au préfet de supprimer le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- est insuffisamment motivée ;
- est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- méconnaît les dispositions des articles L. 435-3 et R. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision portant refus de délai de départ volontaire :
- a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature régulière ;
- est insuffisamment motivée ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision fixant le pays de renvoi :
- a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature régulière ;
- est insuffisamment motivée ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- est insuffisamment motivée ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de celle refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Une copie de ce mémoire a été remise en main propre, à l'audience, avant l'appel de l'affaire, au conseil de M. A, qui a disposé du temps nécessaire pour en prendre utilement connaissance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 ;
- la décision n° 425972 du 1er juillet 2020 du Conseil d'Etat ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 15 juillet 2024, le président du tribunal a désigné M. E comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers sur lesquelles il est statué selon les procédures visées au chapitre Ier du titre II du livre IX du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 25 juillet 2024, après avoir présenté son rapport, le magistrat désigné a entendu les observations de Me Sow, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête et a produit des pièces à l'audience. Il a ajouté conclure à ce qu'il soit enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", au titre de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou à défaut le réexamen de sa situation, et en toute hypothèse, de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Il a également demandé qu'une somme de 1 200 euros soit mise à la charge de l'Etat en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, après admission de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a ajouté que le préfet n'avait à aucun moment examiné le droit au séjour de celui-ci avant d'édicter l'obligation de quitter le territoire en litige, alors qu'il peut se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ayant été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance entre seize et dix-huit ans. Il a de surcroît précisé que M. A ne pouvait être regardé en situation irrégulière au regard de son droit au séjour, au sens du 1° de l'article L. 611-1 du code précité, dès lors que le délai de deux mois suivant son dix-huitième anniversaire, dont il dispose pour souscrire une demande de titre de séjour, n'était pas expiré à la date de l'arrêté attaqué. Il a en outre relevé que le préfet, qui n'a produit ni décision de justice, ni fiche pénale, ne justifiait pas de la menace que l'intéressé pourrait présenter pour l'ordre public. Il a de plus souligné l'implication de M. A dans son suivi éducatif, en particulier dans sa formation, qui en a justifié le prolongement. Par ailleurs, pour inexcusables qu'ils soient, il a relevé l'absence d'incapacité consécutive aux violences commises le 18 juillet 2024 par M. A, et le contexte très particulier de leur commission, à l'hôpital, après son agression au couteau et sous l'emprise conjuguée de l'alcool et de produits anesthésiques. Ont également été entendues les observations de M. A, assisté de M. D, interprète en langue arabe, qui a apporté des précisions concernant son projet professionnel, sa relation avec sa compagne, les faits ayant justifié son interpellation, impliquant des violences commises contre celle-ci, qu'il a déclaré regretter sincèrement, ainsi que sur ses attaches familiales en France et en Tunisie. Ont enfin été entendues les observations de Mme B F, sa compagne, qui a apporté des précisions sur les circonstances de l'interpellation de M. A.
Le préfet du Finistère n'était pas présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, à 14 h 29, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant tunisien né le 16 juin 2006, déclare être entré en France au cours de l'année 2022. Par suite de son interpellation et de son placement en garde à vue, le 18 juillet 2024, et par l'arrêté attaqué du même jour, le préfet du Finistère a fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application des dispositions précitées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
5. En premier lieu, il résulte de la combinaison des dispositions des articles L. 411-1, R. 431-5, L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'un étranger résidant habituellement en France avant sa majorité doit, pour se conformer à l'obligation de possession d'un titre de séjour qui pèse sur lui à compter du jour où il devient majeur, solliciter un tel titre dans les deux mois qui suivent son dix-huitième anniversaire. Il ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que s'il s'est abstenu de solliciter un titre pendant cette période.
6. Il est constant que M. A, né le 16 juin 2006, est arrivé en France alors qu'il était mineur, et qu'il y réside habituellement depuis. Il n'avait dès lors pas à souscrire une demande de titre de séjour pour la période précédant sa majorité et il disposait d'un délai de deux mois suivant celle-ci pour se conformer à l'obligation de possession d'un titre de séjour. Ainsi, l'obligation de quitter le territoire français en litige ayant été édictée avant l'expiration de ce délai de deux mois, rappelé au point précédent, elle ne pouvait être fondée sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par suite, le moyen tiré de leur méconnaissance doit être accueilli.
7. En second lieu, pour estimer que le comportement de M. A présente une menace pour l'ordre public, le préfet du Finistère s'est fondé d'une part, sur les faits ayant justifié son placement en garde à vue le 18 juillet 2024, et d'autre part, sur la circonstance qu'il est " défavorablement connu des services de police " pour des faits de recel, de violence, de détention de stupéfiants, ainsi que de vol et tentative de vol, commis entre le 4 décembre 2022 et le 25 janvier 2024. Toutefois, le préfet n'indique pas, parmi lesdits faits, lesquels ont donné lieu à une condamnation et n'apporte aucune précision quant aux circonstances de leur commission. Il ressort des pièces du dossier que tout ou partie de ces faits ont justifié la prise en charge de M. A par les services de la protection judiciaire de la jeunesse depuis le 16 octobre 2023 et dont le prolongement a été ordonné, le 26 juin 2024, par le juge des enfants du tribunal judiciaire de Bobigny, jusqu'à ses vingt et un ans. Pendant ce suivi, M. A a suivi des cours d'apprentissage de la langue française du 27 novembre 2023 au 27 juin 2024, ainsi qu'une formation en coiffure du 4 mars au 19 avril 2024, au terme de laquelle il a obtenu un certificat afin d'exercer dans ce domaine. Dans ce cadre, les éducateurs assurant son suivi ont relevé que, après avoir auparavant connu une grande précarité, M. A, qui a fait l'objet d'évaluations positives, a prouvé ses qualités personnelles ainsi que sa motivation et son investissement pour se former et s'insérer professionnellement, en dépit de ses difficultés familiales et sociales. Ils indiquent que, pour ce motif, lui apporter son soutien en vue d'obtenir un contrat " jeune majeur ". Son professeur G langue étrangère a en outre souligné que " le choix de vie qu'il prend l'écarte d'amis qui pourraient l'influencer vers une voie plus hasardeuse ". De telles circonstances témoignent de la part de M. A d'une réelle volonté de s'amender. Il ne présente dès lors plus le même caractère de dangerosité qu'a pu constater le juge des enfants antérieurement à l'instauration de son suivi éducatif. Par ailleurs, par ses déclarations à l'audience, M. A a indiqué à plusieurs reprises et de manière non feinte regretter les faits ayant justifié son placement en garde à vue, préalable à la décision attaquée. Il ressort de ses déclarations à l'audience, qui n'ont pas semblé inspirées par la crainte, que la compagne de l'intéressé ne met pas en doute, au regard de son comportement depuis le début de leur relation et du contexte dans lequel ces faits ont été commis, la sincérité de ces regrets. Dans ces conditions, et en particulier, en dernier lieu, du fait des conditions de l'interpellation de M. A, telles qu'elles sont relatées, sans contradiction, dans son audition du 18 juillet 2024, le comportement de celui-ci ne peut être regardé comme constituant une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers doit être accueilli.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens invoqués au soutien des conclusions dirigées contre la décision attaquée, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 18 juillet 2024 par laquelle le préfet du Finistère lui a fait obligation de quitter le territoire français, de même que, par voie de conséquence, des décisions du même jour refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi de la mesure d'éloignement et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'injonctions et d'astreinte :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
10. L'exécution du présent jugement implique seulement, en application des dispositions précitées, que M. A se voit délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit de nouveau statué sur sa situation. Il y a dès lors lieu d'enjoindre au préfet compétent de procéder au réexamen de la situation de l'intéressé, au regard , au regard des motifs exposés aux points 6 et 7, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours à compter de cette même date. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
11. En second lieu, aux termes de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement ".
12. L'exécution du présent jugement implique également, en application des dispositions citées au point précédent, la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dans les conditions prévues à l'article 7 du décret du 28 mai 2010 susvisé, en tant qu'il découle de l'arrêté annulé. Il y a dès lors lieu d'enjoindre au préfet compétent de procéder à cette suppression dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
13. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Sow, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Sow d'une somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1 : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 18 juillet 2024 du préfet du Finistère est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet compétent de procéder au réexamen de la situation de M. A, dans les conditions fixées au point 10, dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours à compter de cette même date.
Article 4 : Il est enjoint au préfet compétent de procéder à la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dont fait l'objet M. A, en tant qu'il découle de l'arrêté annulé, dans les conditions fixées au point 12, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.
Article 5 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Sow renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Sow, avocat de M. A, une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Sow et au préfet du Finistère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 25 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
Signé :
J. ELa greffière,
Signé :
S. Leconte
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026