jeudi 9 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2403061 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | NJEM EYOUM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2024 et un mémoire enregistré le 25 octobre 2024, M. C B, représenté par Me Njem Eyoum, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation aux fins de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " travail temporaire " d'une durée d'un an et de lui délivrer dans cette attente une attestation d'instruction de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- ces décisions sont entachées d'un vice de forme tiré de leur insuffisante motivation ;
- elle violent les principes généraux du droit de l'Union Européenne ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions de l'article 27 de la loi du 26 janvier 2024 et les dispositions de l'article L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant de la décision portant un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étranger et du droit d'asile et est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'un vice de forme tiré de l'insuffisance de motivation ;
- elle est illégale, par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'un vice de forme tiré de l'insuffisance de motivation. ;
- elle viole les principes généraux du droit de l'Union Européenne ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision du 3 juillet 2024 admettant M. B à l'aide juridictionnelle partielle (25%) ;
- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative à la circulation et au séjour des personnes entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République islamique de Mauritanie signé à Nouakchott le 1er octobre 1992 et publié par le décret n°95-1234 du 16 novembre 1995 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 1er avril 2021 modifié relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l'emploi, des autorisations de travail aux étrangers non ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les observations de Me Njem Eyoum, pour M. B.
Le préfet de de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant mauritanien né le 25 novembre 2000, déclare être entré en France en janvier 2020 muni d'un visa C de court séjour délivré par les autorités consulaires espagnoles en Mauritanie. Le 30 janvier 2020, il a sollicité l'asile. Sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), dont la décision a été confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 13 décembre 2021. Le requérant a sollicité, par un courrier du 16 février 2024, son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 414-13, L. 426-11, L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 27 de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration. Par l'arrêté attaqué du 28 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
Sur la décision portant refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, la décision de refus de séjour attaquée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet de la Seine-Maritime a fait application, ainsi que les article 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'autorité préfectorale, qui n'avait pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, y mentionne, notamment, sa vie privée et familiale, sa situation professionnelle et sa situation administrative. La décision de refus de séjour est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait, sans qu'y fasse obstacle la mention erronée de l'existence d'une épouse en Mauritanie. La décision portant obligation de quitter le territoire, qui a été prise en raison de l'existence d'un refus de séjour, n'a dès lors pas à faire l'objet d'une motivation distincte en vertu du 3° de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
3. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision d'éloignement, mette l'intéressé à même de présenter des observations écrites et lui permettre, sur sa demande, de faire valoir des observations orales de telles sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. En outre, selon la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne C-383/13 PPU du 10 septembre 2013, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
4. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'il peut se voir opposer un refus et qu'il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement assortie de la fixation d'un pays de renvoi. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous les éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français, le délai qui lui est laissé pour y procéder et la décision fixant le pays de destination qui sont prises concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.
5. En l'espèce, M. B ayant sollicité un titre de séjour, il a été mis à même de faire valoir, avant l'intervention de l'arrêté en litige, tous éléments d'information ou arguments de nature à influer sur le contenu de ces mesures. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait été empêché, avant que ne soit prise à son égard les décisions qu'il conteste, de porter à la connaissance de l'administration des éléments tenant à sa situation personnelle qui s'il avaient pu être communiqués à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de cette décision. Par suite, le moyen tiré de ce que l'intéressé aurait été privé du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B a déclaré être entré en France en 2020 alors qu'il était âgé de 20 ans. Le requérant fait valoir qu'il a fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Il se prévaut, notamment, d'une vie commune avec une ressortissante française depuis trois ans, de la présence de deux cousins et d'un oncle ayant la nationalité française, d'un emploi sur le territoire français, occupé de manière ininterrompue depuis trois ans et d'une intégration sociale à travers le sport. Toutefois, et bien qu'il allègue avoir noué une relation amoureuse avec une ressortissante française, il ressort des pièces du dossier qu'il est célibataire, n'a pas d'enfant à charge et ne justifie pas des liens affectifs et sociaux qu'il aurait noués en France, hormis ceux liés à son emploi exercé pour le compte de la société SARL RESDIDA. La seule attestation de Mme A, peu circonstanciée, ne suffit pas à établir l'existence d'une communauté de vie entre cette dernière et le requérant. La stabilité et l' intensité des liens personnels et familiaux qu'il entretiendrait avec ses cousins, son oncle et un ami, ne sauraient être regardées comme établies par la simple production d' attestations, au demeurant peu circonstanciées. En outre, il n'établit pas être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine où il a vécu la majorité de sa vie. Enfin, la circonstance qu'il dispose d'un contrat à durée indéterminé à temps partiel et les bulletins de salaire versés au dossier, ne suffissent pas à établir une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, pas plus que la circonstance qu'il dispose d'un logement à son nom, qu'il paierait toutes les charges liées à cette location, des cotisations sociales et une assurance maladie. Dans ces conditions, et en dépit d'une insertion professionnelle récente, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas méconnu les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en lui opposant une obligation de quitter le territoire français. Le moyen soulevé en ce sens doit être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, créé par l'article 27 de la loi n°2024-42 du 26 janvier 2024 : " A titre exceptionnel, et sans que les conditions définies au présent article soient opposables à l'autorité administrative, l'étranger qui a exercé une activité professionnelle salariée figurant dans la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement définie à l'article L. 414-13 durant au moins douze mois, consécutifs ou non, au cours des vingt-quatre derniers mois, qui occupe un emploi relevant de ces métiers et zones et qui justifie d'une période de résidence ininterrompue d'au moins trois années en France peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " ou " salarié " d'une durée d'un an () ".
9. D'une part, la situation personnelle et familiale de M. B, telle que décrite au point 7, ne caractérise pas l'existence de considération humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. S'il se prévaut de compétences sportives, la seule circonstance que son image ait été utilisée à des fins publicitaires ne saurait être suffisante pour caractériser l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels. D'autre part, les éléments dont il se prévaut ne permettent pas, à eux-seuls, de considérer que le requérant ferait état de motifs exceptionnels justifiant que le préfet mette en œuvre son pouvoir discrétionnaire de régularisation pour lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ". En outre, s'il justifie travailler depuis plus d'un an de manière consécutive en qualité de cuisinier, cette profession n'est pas un métier caractérisé en Normandie par des difficultés de recrutement au sens de l'article L 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est différente de la profession de " chef cuisinier " qui l'est, quand bien même l'une et l'autre s'inscrivent dans le secteur de la restauration. Dans ses conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Seine-Maritime a méconnu les dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou commis une erreur manifeste d'appréciation. Au demeurant, l'invocation des articles L 435-1 et L 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérante à l'appui de conclusions dirigées contre une décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision octroyant un délai de départ volontaire de trente jours :
10. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstance propre à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".
11. En premier lieu, d'une part il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait fait état devant le préfet de la Seine-Maritime, lors du dépôt de sa demande de délivrance de titre de séjour, ou, à tout le moins, avant l'édiction de l'arrêté litigieux, de circonstance particulière propres à justifier qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé. S'il soutient, dans sa requête, qu'il ne peut quitter la France dans un délai si court, il n'en justifie aucunement. D'autre part, si tout refus de délai de départ volontaire doit être motivé, la décision par laquelle le préfet accorde à un étranger un délai de départ volontaire de trente jours, délai de droit commun, ou un délai supérieur, n'a pas à faire l'objet d'une motivation particulière. M. B, qui ne justifie pas avoir demandé à bénéficier d'un délai supérieur ne peut donc utilement soutenir que la décision fixant son délai de départ volontaire à trente jours ne serait pas motivée. Par suite, les moyens tirés de la violation de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'erreur de droit et de l'insuffisance de motivation doivent être écartés.
12. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité de la décision attaquée par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
13. En premier lieu, en indiquant que M. B n'établissait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet de la Seine-Maritime a suffisamment motivé sa décision.
14. En deuxième lieu, à le supposer soulevé, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté comme dit aux points 3 à 5.
15. En dernier lieu, M B n'établit pas, en se bornant à énoncer des considérations générales relatives à la situation en Mauritanie, qu'il serait personnellement exposé à un risque pour sa vie ou sa liberté s'il y retournait, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, à le supposer soulevé, être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions du requérant à fin d'annulation doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction. De même, l'Etat n'étant pas la partie perdante, il y a lieu de rejeter les conclusions aux fins qu'une somme soit mise à sa charge sur le fondement des dispositions de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Njem Eyoum et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Anne Gaillard, présidente,
M. Colin Bouvet, premier conseiller,
M. Robin Mulot, premier conseiller,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2025.
La présidente-rapporteure,
signé
A. D
L'assesseur le plus ancien,
signé
C. BOUVETLe greffier,
signé
H. TOSTIVINT
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
S. Combes
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026