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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2403274

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2403274

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2403274
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2 ème Chambre
Avocat requérantLEPEUC MARIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 août 2024, M. B A, représenté par Me Lepeuc, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de son renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", subsidiairement, de procéder à un nouvel examen de sa situation, le tout dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de sept jours à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- sa demande était recevable et le refus méconnaît les dispositions de l'article 1er du décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état civil étranger, les articles L. 811-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 47 du code civil ;

- la décision attaquée est entachée d'une motivation insuffisante ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle et familiale.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle et familiale.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est, en raison de l'illégalité de la décision lui portant obligation de quitter le territoire français, dépourvue de base légale ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 juillet 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code civil,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,

- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Esnol,

- et les observations de Me Lepeuc, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen né le 1er janvier 2005, est entré sur le territoire français le 14 juillet 2020 et a été placé à l'aide sociale à l'enfance par une ordonnance du 8 octobre 2020. Il a sollicité le 3 janvier 2023, la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 2 mai 2024, dont M. A demande l'annulation, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée vise les stipulations de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions des articles L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et celles de l'article 47 du code civil, dont le préfet de la Seine-Maritime a fait application. Elle mentionne que M. A ne fait pas état de son état civil ni d'une formation sérieuse. La décision fait également état de la situation personnelle, familiale et professionnelle de M. A, en mentionnant notamment qu'il est célibataire et sans enfant et que sa mère réside dans son pays d'origine. La décision de refus de titre de séjour comporte ainsi les considérations de fait et les dispositions de droit dont elle fait application. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit par suite être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. "

4. Pour fonder la décision attaquée, le préfet de la Seine-Maritime a retenu , d'une part, que M. A ne fait pas état d'une formation sérieuse et d'autre part, qu'il n'apporte pas la preuve de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans dès lors qu'il ne fait pas état d'un état civil probant.

5. D'une part, en l'espèce, M. A a poursuivi une formation dans le domaine de la logistique à compter de l'année 2021-2022 au cours de laquelle il était en première année de baccalauréat professionnel " technicien logistique ". Pour l'année 2022-2023, M. A était inscrit en certificat d'apprentissage professionnel (CAP) " opérateur logistique " dans le cadre duquel il a travaillé pour la société PFC LH Nord en contrat d'apprentissage. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que les appréciations du conseil de classe pour l'année 2022-2023 indiquent que le niveau de M. A est " trop juste " avec une moyenne générale de 9,69/20, qu'il doit être " plus impliqué " et que les stages poursuivis ne correspondent pas au niveau du diplôme. Le bulletin fait également état de 63h d'absences injustifiées, de 3h30 de retard et de 13h de départs anticipés. Enfin, il ressort des pièces du dossier qu'à compter du 1er novembre 2023, M. A a été embauché par la société PFC LH Nord dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée à temps complet sur un poste d'employé polyvalent si bien qu'il n'est pas établi qu'à la date de la décision attaquée le requérant poursuivait une formation. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas entaché la décision attaquée d'une erreur d'appréciation en retenant que M. A ne faisait pas état d'une formation réelle et sérieuse. Dans ces conditions, le premier motif de la décision attaquée n'est pas entaché d'illégalité. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

6. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; () " Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. " L'article 47 du code civil dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. " Aux termes de l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 susvisé : " Lorsque, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, l'autorité administrative saisie d'une demande d'établissement ou de délivrance d'un acte ou de titre procède ou fait procéder, en application de l'article 47 du code civil, aux vérifications utiles auprès de l'autorité étrangère compétente, le silence gardé pendant huit mois vaut décision de rejet. "

7. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur la véracité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation. En outre, la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, la force probante de celui-ci peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. Par suite, en cas de contestation de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il revient au juge administratif de former sa conviction en se fondant sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

8. Pour rejeter la demande de titre de séjour de M. A, le préfet de la Seine-Maritime a indiqué qu'il " subsiste un doute " quant à l'authenticité des documents d'identité de M. A en renvoyant aux rapports simplifiés d'analyse documentaire des services de la police aux frontières du 27 juin 2023. Selon ces rapports, le jugement supplétif du 28 février 2022, transcrit le 25 mars 2023 et l'extrait du registre de transcription n°1217 du 25 mars 2022 étaient " irréguliers " au regard de l'article 47 du code civil. Toutefois, il ressort de ces rapports que les services de la police aux frontières ont, pour conclure à une telle irrégularité, relevé que les deux actes produits comportaient des anomalies tirées du défaut d'alignement et d'impression des mentions préimprimées, du caractère illisible du timbre sec du ministère des affaires étrangères et que la double légalisation était manquante. Aucune des irrégularités ainsi relevées n'ont conduit à regarder ces actes comme étant contrefaits. Par ailleurs, si le préfet de la Seine-Maritime ajoute également en défense que l'ordonnance de placement du juge des enfants du 8 octobre 2020 a retenu des incohérences et erreur entre les mentions des documents produits et les déclarations du requérant relatives au décès de son père, il ressort de l'ordonnance du 8 octobre 2020 que celle-ci a retenu que " cette circonstance ne suffit pas à renverser la présomption de légalité du jugement supplétif présenté entant rappelé que la remise en cause d'un tel acte doit être effectuée dans le cadre d'une procédure légale de vérification avec les garanties qui s'y rattachent. En outre, il existe un faisceau d'indices concordants permettant de retenir la minorité B A ". Dans les circonstances de l'espèce, alors que le préfet fait seulement mention d'un " doute " quant à l'authenticité des documents d'état civil du requérant, le préfet de la Seine-Maritime n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, que l'identité de M. A et sa date de naissance ne seraient pas établies. Au demeurant, alors que les documents précités n'étaient pas manifestement frauduleux, falsifiés ou contrefaits, le préfet s'est abstenu de saisir les autorités guinéennes dans les conditions prévues par l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 précité. Le préfet n'établit ainsi pas que l'intéressé n'a pas présenté des documents justifiant de son état civil, au sens des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces circonstances, le motif de la décision attaquée tiré de l'absence de preuve de l'état civil de M. A est ainsi entaché d'erreur d'appréciation.

9. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que la décision attaquée de refus de titre de séjour est également fondée sur un premier motif tiré du défaut de caractère réel et sérieux de la formation de M. A et que ce motif n'est pas entaché d'illégalité. Il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision de refus de titre de séjour s'il s'était fondé exclusivement sur ce premier motif tiré du défaut de caractère réel et sérieux de la formation dès lors que cet élément constitue une condition mentionnée à l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

11. Si M. A fait état de sa présence en France depuis 2020 ainsi que de son intégration par le travail. Il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressé ne témoigne d'aucune relation susceptible d'établir l'existence ou l'intensité de sa vie personnelle et familiale en France. Il ne soutient pas être dépourvu de famille dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à ses 16 ans et où réside sa mère. Il ne conteste pas être célibataire et sans enfant. Par suite, la décision de refus de délivrance du titre de séjour litigieuse n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

12. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, compte tenu des conditions de séjour de M. A en France, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation.

13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 13 que M. A n'établit pas l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français en raison de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour doit être écarté.

15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposé au point 11, la décision litigieuse ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé et garanti par l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni n'est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

16. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

17. En premier lieu, la décision attaquée indique que M. A sera reconduit à destination du pays dont il a la nationalité, et précise la nationalité de l'intéressé. Elle mentionne l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que M. A n'établit pas qu'il serait être soumis à la torture ou à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision fixant le pays de renvoi. Il suit de là, que le moyen tiré d'une motivation insuffisante de cette décision doit être écarté.

18. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 14 à 16 que M. A n'établit pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français doit être écarté. Il en va de même du moyen tiré du défaut de base légale de la décision fixant le pays de destination.

19. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que les conclusions au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Lepeuc et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente,

M. Bellec, premier conseiller,

et Mme Esnol, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.

La rapporteure,

Signé

B. Esnol

La présidente,

Signé

C. Galle La greffière,

Signé

A. Hussein

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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